12 920 décisions disponibles — page 167/646
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant albanais. La juridiction a retenu que la condition d'urgence était présumée pour un refus de renouvellement et que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision, en l'absence de réponse à une demande fondée sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. Le tribunal a enjoint au préfet de la Côte-d'Or de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. A B d’une question relative à la compétence territoriale du tribunal judiciaire de Nevers dans un litige l’opposant à une compagnie d’assurances. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de connaître du fonctionnement du service public de la justice judiciaire. La solution retenue est donc l’incompétence de l’ordre administratif pour statuer sur cette demande.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société BFC Promotion Habitat, qui demandait l'annulation d'un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Dijon le 11 avril 2023 pour un projet de 80 logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en validant la délégation de signature régulièrement accordée à l'adjoint à l'urbanisme. Il a également jugé que le motif du refus, fondé sur l'incompatibilité du projet avec les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) du plan local d'urbanisme, était légal au regard des articles L. 410-1 et R. 410-13 du code de l'urbanisme. La demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a donné acte du désistement des requérants, Mme C et autres, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Perrigny-lès-Dijon pour l'extension d'un bâtiment. Ce désistement est intervenu après que le juge des référés a rejeté leur demande de suspension, faute de moyen sérieux, et que les requérants n'ont pas confirmé le maintien de leur requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement d'office, sans condamnation aux frais de justice pour la commune.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B dirigée contre la commune de Nevers. La requête ne comportait ni conclusions ni mention d’une décision administrative attaquée, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables non régularisées.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 6 décembre 2022 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a classé sans suite la demande de naturalisation de M. A B. Le tribunal constate que le préfet, mis en demeure, n'a pas produit de mémoire et est réputé avoir acquiescé aux faits. Il juge que l'administration ne pouvait classer la demande sans suite sur le fondement de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, dès lors que M. B avait déjà transmis les pièces demandées, ce qui n'est pas contredit. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de M. B, agent public, qui sollicitait la condamnation de l’établissement public de coopération culturelle RESO Nièvre pour manquement à son obligation de reclassement suite à la suppression de son poste. Le tribunal a estimé que la faute de l’administration n’était pas établie pour la période litigieuse, l’établissement ayant proposé plusieurs offres de reclassement que l’agent avait refusées. Il a également jugé que les préjudices matériel et moral invoqués n’étaient pas en lien direct avec la faute alléguée, l’agent n’ayant pas démontré de perte de chance sérieuse ni de préjudice distinct de ses propres choix professionnels. La décision s’appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 10 janvier 2023 par laquelle la maire de Chablis a refusé d’accorder la protection fonctionnelle à Mme A, agent territorial. La requérante soutenait que ce refus était insuffisamment motivé et entaché d’erreurs de droit et d’appréciation, en raison de faits de harcèlement moral qu’elle dénonçait. Le tribunal a substitué d’office le fondement juridique de la décision, initialement basé sur l’article 20 de la loi du 20 avril 2016, par les dispositions de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique, applicables depuis le 1er mars 2022. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, adjointe technique à la commune de Chablis, qui demandait l’annulation du refus de la maire de lui accorder la protection fonctionnelle pour harcèlement moral. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les faits dénoncés, caractérisés par des difficultés relationnelles et des tensions hiérarchiques, ne constituaient pas des agissements répétés de harcèlement moral au sens de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Le tribunal a également substitué d’office ce texte à l’article 20 de la loi du 20 avril 2016, abrogé, sans que cela ne change l’issue du litige. La requête a donc été rejetée sur le fond, sans qu’il soit besoin d’examiner sa recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de l'Yonne de lui accorder le bénéfice du regroupement familial pour son épouse et sa fille. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l'existence d'impayés de factures d'électricité remettant en cause la capacité à subvenir aux besoins de la famille, était suffisamment motivée. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en ne se fondant pas sur le motif du logement pour refuser la demande. Enfin, le tribunal a considéré que les conclusions de M. A tendant à ce qu'il accorde lui-même le regroupement familial étaient irrecevables, le juge administratif ne pouvant se substituer à l'administration. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) concerne le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant marocain, contre le refus implicite du préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal constate que le préfet, mis en demeure, n'a pas produit de mémoire et est réputé avoir acquiescé aux faits non contredits. Il retient que la décision implicite de rejet est née le 17 juin 2021, date à laquelle le fils de M. A était encore mineur. Le tribunal annule cette décision au motif qu'elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A justifiant contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis sa naissance.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 25 octobre 2023 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a classé sans suite la demande de naturalisation de M. A. Le tribunal constate que le préfet, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est réputé avoir acquiescé au fait que M. A n'avait pas reçu la mise en demeure de produire des pièces complémentaires. En application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, l'absence de mise en demeure préalable rend illégale la décision de classement sans suite.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte du désistement de M. et Mme B, qui contestaient le refus implicite du maire de Bourgvilain d’entretenir un mur de soutènement sur un chemin rural. Après l’échec d’une médiation ayant abouti à un protocole d’accord transactionnel, les requérants n’ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions malgré une demande expresse. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’être désistés de l’ensemble de leurs conclusions. L’ordonnance donne acte de ce désistement sans autre mesure.
Le Tribunal administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 20 mai 2025, du désistement pur et simple de la société Granulats Vicat de son recours pour excès de pouvoir. La société contestait la résiliation d’une convention d’occupation du domaine public fluvial par le président de la chambre de commerce et d’industrie métropole de Bourgogne. Aucune contestation n’ayant été soulevée, le juge a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 25 novembre 2024 infligeant à la société lituanienne UAB Autokaravanas une interdiction de cabotage en France pour un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'apportant pas d'élément suffisant pour démontrer un préjudice grave et immédiat, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 14 avril 2025 excluant définitivement Mme A de l'institut de formation des soins infirmiers du centre hospitalier d'Auxerre. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la composition de la section disciplinaire et à la violation du droit de se taire, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur le code de la santé publique et l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux instituts de formation paramédicaux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte, par une ordonnance du 20 mai 2025, du désistement pur et simple de la société Blue green de son recours pour excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la décision de la commune de Quétigny de déclarer sans suite la procédure de passation d’un contrat de concession pour la gestion du golf municipal. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société Blue Green d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester une décision de la commune de Quétigny relative à la poursuite d’un ensemble contractuel (convention d’affermage et bail à construction). La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 20 mai 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée, et les dépens n’ont pas été mis à la charge des parties.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un litige l’opposant à la CAF de la Côte-d’Or concernant des indus de prime d’activité, de prestations familiales et d’aide au logement. En cours d’instance, la CAF a accordé une remise partielle de dette de 3 038,07 euros. Faute pour M. B d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le tribunal, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, a constaté son désistement d’office et lui en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A et du syndicat CFDT Santé sociaux de Saône-et-Loire. Cette requête demandait l'annulation d'une décision du directeur de la résidence départementale d'accueil et de soins (RDAS) refusant le versement d'une indemnité forfaitaire pour travail des dimanches et jours fériés, ainsi que la condamnation de l'établissement à verser cette somme. Le tribunal a jugé que les conclusions du syndicat étaient manifestement irrecevables, car un syndicat ne peut agir en lieu et place d'un agent pour réclamer des sommes dues à titre individuel, en application de l'article L. 113-2 du code général de la fonction publique.