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Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte du désistement de l’association CCDH-France, qui avait demandé l’annulation du refus implicite de communication du rapport annuel sur l’usage de l’isolement et de la contention par l’Établissement public de santé mentale de Saône-et-Loire pour 2023. En cours d’instance, l’établissement ayant communiqué le document demandé, l’association s’est désistée purement et simplement. L’ordonnance donne acte de ce désistement, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond. Cette décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par l'association Transparence citoyenne d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Dijon de communiquer ses notes de frais. En cours d'instance, la commune a transmis les documents demandés via un service de transfert de fichiers, ce que l'association a téléchargé sans contester leur exhaustivité ou la légalité des occultations. Le tribunal a constaté que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction, rendant sans objet ses conclusions en annulation, injonction et astreinte, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la SAS CE Solaire 2 d’un recours de plein contentieux visant à obtenir l’annulation du rejet de sa demande de remboursement d’un crédit de TVA de 683 236 euros. En cours d’instance, la société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 26 mai 2025, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir du préfet de la Côte-d’Or la levée de son inscription aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du préfet tendant à la condamnation de M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et non disproportionnée, considérant que l'obligation de résider dans son arrondissement et de se présenter quotidiennement au commissariat était adaptée. La délivrance postérieure d’une attestation de demande d’asile n’a pas été retenue comme élément pertinent pour apprécier la légalité de l’arrêté. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A, ressortissante serbe, visant à obtenir la rectification de son prénom sur son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car l'attestation litigieuse, bien qu'erronée, justifie déjà de la régularité de son séjour et que le silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, en méconnaissance des conditions posées par l'article L. 521-3. La décision applique les articles R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D, qui a subi une chirurgie vasculaire au CHU de Dijon en mars 2024 et présente des complications graves (paraplégie, syndrome des loges). La mesure d’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, sans opposition des parties. En revanche, la demande de provision de 7 000 euros a été rejetée, le juge des référés des expertises n’étant pas compétent pour statuer sur une telle demande.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C B contestant la décision "48 SI" du 14 novembre 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points liés à 17 infractions. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant dix de ces infractions, car les points correspondants avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Pour les infractions restantes, notamment celle du 23 mars 2015, le tribunal a appliqué les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, exigeant que l'administration prouve la délivrance d'une information préalable au conducteur. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur la base de ces textes et du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de la commune de Mâcon à l’indemniser pour les dommages causés à son véhicule par une borne escamotable. La juridiction a estimé que le lien de causalité entre le préjudice et l’ouvrage public n’était pas établi, et qu’en tout état de cause, la commune rapportait la preuve d’un entretien normal de l’ouvrage. Le tribunal a également retenu une faute de la victime, qui s’est engagée sur une voie interdite à la circulation sans vigilance suffisante, exonérant la commune de toute responsabilité. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître de l’ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a examiné le moyen tiré du manquement de l'employeur à son obligation de reclassement, en application de l'article L. 1226-2 du code du travail. Il a jugé que l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) avait satisfait à cette obligation en recherchant loyalement des postes de reclassement compatibles avec les restrictions médicales, et que l'inspecteur du travail n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. Par conséquent, la décision attaquée a été validée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Transports Saint Meleuc, qui demandait la condamnation du département de la Côte-d'Or pour défaut d'entretien normal de la voirie suite à un accident survenu le 13 juillet 2021 sur la RD30B. Le tribunal a estimé que la matérialité du défaut d'entretien n'était pas établie, l'accident résultant de l'empiétement du véhicule sur l'accotement, un espace non destiné à la circulation. Il a également retenu une faute du conducteur, qui a circulé sur l'accotement en méconnaissance de l'article R. 412-7 du code de la route, sans justifier d'une nécessité impérieuse liée au croisement d'un autre véhicule. En conséquence, la responsabilité du département a été écartée, et les conclusions indemnitaires de la société ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet de la Côte-d'Or. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la sanction disciplinaire du blâme infligée le 15 mai 2023 par le directeur du centre hospitalier spécialisé de Sevrey à M. C, aide-soignant. Le tribunal a jugé que le fait, pour l'agent, d'avoir pris un résident par l'épaule pour le raccompagner dans sa chambre, sans qu'aucune violence ne soit démontrée, ne constitue pas une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, le juge ayant exercé son contrôle de proportionnalité. En conséquence, l'établissement est condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société MMA Iard et son assurée, la société Adaj Bruchon, pour obtenir réparation des dommages subis lors de l'effondrement d'une dalle sur le parvis d'une école communale à Rully, survenu pendant une intervention de curage. Le tribunal a jugé que la commune de Rully avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, en s'abstenant de signaler l'incapacité de l'ouvrage à supporter un véhicule lourd et en laissant un agent communal guider le conducteur. La solution retenue est la condamnation de la commune à indemniser les requérantes, sans retenir de faute de la victime. Cette décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute applicable aux participants à des travaux publics, en application du code civil et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Setim qui demandait la condamnation de l'Office public de l'habitat "Mâcon habitat" à lui verser 18 914,74 euros TTC pour des prestations réalisées dans le cadre d'un accord-cadre de travaux d'entretien de chauffage. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par Mâcon habitat, estimant que le courrier du 13 juillet 2022 ne constituait pas un mémoire en réclamation conforme aux stipulations de l'article 50.1.1 du CCAG-T. En l'absence de respect de cette procédure contractuelle préalable obligatoire, la société Setim n'était pas recevable à saisir le juge du contrat. Les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont donc été rejetées.
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Dijon, concerne le refus implicite du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville d'exécuter une décision de transfert de M. B vers le centre de détention de Meaux. Le tribunal a jugé que les décisions de changement d'affectation des détenus constituent des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours pour excès de pouvoir, sauf si des libertés ou droits fondamentaux sont en cause. En l'espèce, le requérant n'a pas soulevé de moyen relatif à une atteinte à ses droits fondamentaux, rendant sa requête irrecevable. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte de résident "longue durée-UE" et le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le requérant invoquait notamment une erreur d'appréciation sur ses ressources, estimant remplir les conditions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que, sur la période de référence de cinq ans, les ressources de M. C étaient stables, régulières et supérieures au SMIC, contrairement à l'appréciation du préfet. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné les requêtes de M. L H contestant la décision du préfet de la Côte-d'Or du 26 mars 2024 de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation, jugeant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, et que la signature de l'acte par une agente bénéficiant d'une délégation régulière écartait le moyen d'incompétence. La solution retenue s'appuie sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet le classement sans suite d'une demande si le requérant ne produit pas les pièces complémentaires demandées, ce qui était le cas en l'espèce (bulletins de salaire manquants).
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné les requêtes de M. B A, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale n'était entachée d'aucune illégalité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui contestait son placement en régime fermé de détention. Le tribunal a jugé que la décision du 5 mars 2024 était compétente, le chef d'établissement ayant délégué son pouvoir de signature. Il a également estimé que les faits reprochés au requérant, notamment des sanctions disciplinaires pour possession de substances prohibées, étaient matériellement établis. La solution retenue est fondée sur les articles L. 211-4 et D. 211-36 du code pénitentiaire, qui permettent un régime différencié non disciplinaire.