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Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de Mme A qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Côte-d'Or. Le préfet avait fondé sa décision sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, faute pour la requérante d'avoir produit les pièces complémentaires demandées. Le tribunal a estimé que le moyen soulevé par Mme A, qui invoquait des dysfonctionnements techniques sans les préciser, n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant n’avait pas joint la décision attaquée à son recours pour excès de pouvoir, malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe. En application des articles R. 412-1, R. 612-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, l’absence de production de l’acte contesté dans le délai imparti entraîne le rejet de la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de France Travail lui réclamant le remboursement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal rappelle que cette allocation relève du régime d’assurance chômage et que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs à ces prestations relèvent de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, il rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A C contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés, se déclare incompétent. Il constate que, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi qu’à l’article L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Par ordonnance, il transmet l’affaire au tribunal judiciaire de Dijon.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D, qui a subi une chirurgie vasculaire au CHU de Dijon en mars 2024 et présente des complications graves (paraplégie, syndrome des loges). La mesure d’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, sans opposition des parties. En revanche, la demande de provision de 7 000 euros a été rejetée, le juge des référés des expertises n’étant pas compétent pour statuer sur une telle demande.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A, ressortissante serbe, visant à obtenir la rectification de son prénom sur son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car l'attestation litigieuse, bien qu'erronée, justifie déjà de la régularité de son séjour et que le silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, en méconnaissance des conditions posées par l'article L. 521-3. La décision applique les articles R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et non disproportionnée, considérant que l'obligation de résider dans son arrondissement et de se présenter quotidiennement au commissariat était adaptée. La délivrance postérieure d’une attestation de demande d’asile n’a pas été retenue comme élément pertinent pour apprécier la légalité de l’arrêté. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait la décision du maire de Saint-Denis-de-Vaux l'admettant à la retraite pour invalidité. Le juge a estimé que le requérant, en se bornant à signaler des manquements de la commune et à poser des questions, n'avait formulé aucune conclusion relevant de sa compétence (annulation d'une décision ou condamnation pécuniaire). L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rappelle qu'il n'appartient pas au juge de faire œuvre d'administrateur ou de conseil juridique.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral d’expulsion présentée par M. A. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas joint la copie de son recours au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté la requête sans audience, faute de respect de cette condition de recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe (compétence et motivation) et a jugé que l'article L. 435-1 du CESEDA ne s'applique pas aux Algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968. Il a estimé que la durée de séjour et l'activité professionnelle de l'intéressé ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des circonstances humanitaires justifiant une régularisation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire d'avertissement qui lui avait été infligée. Le requérant soulevait plusieurs vices de procédure, notamment l'absence de délégation de l'autorité de poursuite et la composition irrégulière de la commission de discipline. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la délégation de signature était régulièrement publiée et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, en particulier les articles R. 234-1 et R. 234-14.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A B, qui demandait au préfet de l'Yonne un nouvel examen de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au juge administratif, hors cas législatifs particuliers, de se prononcer sur des conclusions autres que l'annulation d'une décision ou la condamnation pécuniaire d'une personne publique. En l'espèce, la demande de Mme B tendait à ce que le tribunal fasse œuvre d'administrateur, ce qui excède son office. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, technicien supérieur, qui contestait le montant de son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020, fixé avec un coefficient de modulation de 0,95. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une violation du principe d'égalité de traitement. La juridiction a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, s'appuyant notamment sur le décret n°2003-799 du 25 août 2003 et le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatifs à la modulation individuelle de l'ISS.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, technicienne supérieure en chef du développement durable, contestant le montant de son indemnité dans le cadre de la bascule vers le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) pour l'année 2021. La juridiction a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'arrêté du 5 novembre 2021, en fixant l'indemnité à 8 615,18 euros, incluant un gain minimum de 200 euros. La décision attaquée n'est donc pas entachée d'erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société Entreprise Lapied d’un litige l’opposant à la commune de Saint-Père suite à la résiliation du lot n°2 « gros œuvre » d’un marché de construction d’une boucherie. La société requérante demandait, à titre principal, la reprise des relations contractuelles et une indemnisation, et à titre subsidiaire, une indemnité pour résiliation injustifiée. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que la résiliation à ses torts était justifiée en raison de son refus non fondé d’exécuter les travaux. Par ailleurs, il a fait droit à la demande reconventionnelle de la commune en la condamnant à lui verser une somme de 103 469,84 euros au titre des préjudices subis, sur le fondement des principes régissant la responsabilité contractuelle et des stipulations du CCAG-TB.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. D, technicien supérieur, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) de 320 euros pour 2022. Le requérant soutenait que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a annulé la décision du directeur départemental des territoires de la Nièvre, estimant que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en qualifiant sa manière de servir de "à développer/à consolider", alors que son évaluation professionnelle pour 2021 était "très bon". La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et la note de gestion ministérielle du 26 juillet 2022, qui lient le montant du CIA à l'évaluation professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, professeur certifié, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de douze mois avec sursis de neuf mois infligée par le ministre de l'éducation nationale pour avoir exercé une activité accessoire rémunérée sans autorisation et pendant des congés de maladie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la partialité du conseil de discipline, jugeant la procédure disciplinaire hors du champ de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également rejeté le moyen fondé sur le défaut d'information du droit de se taire, en application du principe découlant de l'article 9 de la Déclaration de 1789, considérant que la procédure était régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Dijon annule le compte-rendu d’entretien professionnel d’une secrétaire générale de l’éducation nationale pour l’année 2021-2022, ainsi que le refus du recteur de le réviser. La juridiction a jugé que l’évaluatrice, en poste depuis seulement quelques semaines sur la période concernée, n’avait pas respecté les règles du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 en ne sollicitant pas d’éléments auprès du précédent supérieur hiérarchique pour apprécier objectivement la valeur professionnelle de l’agent. Le tribunal a enjoint à l’administration de procéder à un nouvel entretien dans un délai de trois mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme D, agent du ministère de l’éducation nationale, contre le refus du ministre de l’agriculture de lui accorder la protection fonctionnelle. Elle invoquait des faits de harcèlement moral et des propos diffamatoires de la part de sa supérieure hiérarchique. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis, notamment des attestations de collègues, ne permettaient pas de présumer l’existence d’agissements répétés de harcèlement moral dirigés personnellement contre elle. La décision s’appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme C, infirmière au centre hospitalier de Nevers, qui contestait le refus implicite de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome d'épuisement professionnel pour plusieurs périodes entre 2016 et 2019. La requérante demandait l'annulation de cette décision, des injonctions de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service, et une indemnisation de 200 500 euros pour préjudices. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient irrecevables, car elles constituaient en réalité une demande d'exécution d'un précédent jugement du même tribunal rendu le 15 novembre 2022. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision s'inscrit dans le cadre de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.