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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de la société Sobeca visant à l'annulation d'un titre exécutoire émis par le département de la Côte-d'Or pour le remboursement de travaux de réparation de la chaussée. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier, car il mentionnait les nom, prénom et qualité de son auteur et que le bordereau dématérialisé comportait une signature électronique valide, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et D. 1617-23 du même code. Il a également estimé que les bases de la liquidation de la créance étaient suffisamment indiquées par la référence aux courriers de réclamation préalablement adressés à la société, satisfaisant ainsi aux exigences de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du préfet de la Côte-d'Or du 19 avril 2024 refusant de délivrer un certificat de résidence de dix ans à Mme C, ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que la requérante remplissait les conditions posées par le h) de l'article 7bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, justifiant de cinq années de résidence régulière ininterrompue en France avec un titre "vie privée et familiale". Le préfet a ainsi commis une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence de dix ans dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé le titre exécutoire de 1 082,74 euros émis par le centre hospitalier de Semur-en-Auxois à l’encontre de Mme F, agent contractuel victime d’un accident du travail. La juridiction a retenu que le bordereau de titre de recettes n’était pas signé par l’auteur mentionné, en méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a également jugé que la créance n’était pas fondée, car Mme F avait droit au plein traitement pendant un mois après son accident, conformément à l’article 12 du décret n° 91-155 du 6 février 1991. En conséquence, Mme F a été déchargée de l’obligation de payer la somme réclamée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de Mme A dirigées contre un permis de construire et son modificatif, délivrés par le maire de Dijon à Mme C pour l'extension d'une maison et sa division en quatre logements. La juridiction a d'abord jugé que Mme A, voisine immédiate du projet, justifiait d'un intérêt à agir, rejetant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par la commune. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, estimant notamment que la fraude n'était pas établie, que le coefficient de biotope était respecté, et que le projet ne méconnaissait pas la servitude d'alignement ni les règles de sécurité publique. En conséquence, les demandes d'annulation ont été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 mars 2023 par lequel le maire de Salornay-sur-Guye a délivré à M. B une non-opposition à déclaration préalable pour la construction d'une piscine, d'une terrasse et d'un local technique. Le tribunal a jugé que le dossier de déclaration préalable était suffisant pour apprécier l'insertion du projet dans son environnement, et que le projet, considéré comme un ensemble unique, respectait les règles d'implantation de l'article 7-U du plan local d'urbanisme. Il a également estimé que le projet n'était pas de nature à entraîner des nuisances incompatibles avec le voisinage, écartant ainsi les moyens tirés de la méconnaissance des articles 1-U du PLU et R. 111-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge de M. C des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Nièvre refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de séjour était fondé sur le défaut d'entrée régulière de l'intéressé, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 5 août 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment un vice d'incompétence, une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif aux étrangers malades. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. La décision s'appuie sur le CESEDA, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 lui refusant l'autorisation de résider en France au titre de l'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de la situation du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, sur le fondement des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi de mémoires de M. A contestant un jugement du 8 avril 2025 ayant rejeté sa demande d'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Couchey, a requalifié ces écritures en requête d'appel. En application des articles R. 811-1, R. 322-1 et R. 221-7 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son incompétence matérielle pour connaître d'un appel. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à la cour administrative d'appel de Lyon, seule juridiction compétente pour statuer sur cette affaire.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par le syndicat CGT du groupe hospitalier de la Haute-Saône d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 19 février 2025 instaurant de nouveaux cycles de travail, s’est déclaré incompétent territorialement. Appliquant les articles R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, relatif à une législation régissant les activités professionnelles et pris par une autorité ayant son siège en Haute-Saône, relevait du ressort du Tribunal administratif de Besançon. Par ordonnance du 15 mai 2025, le dossier a été transmis à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le paiement d’un droit de visa de régularisation de 180 euros réclamé par le préfet de la Côte-d'Or, ainsi que d’une demande indemnitaire de 10 000 euros. Le juge a constaté que ce droit constitue un droit de timbre au sens de l’article L. 199 du livre des procédures fiscales. En application de cet article, les litiges relatifs à ce type de taxe relèvent de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision du 23 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à l'enfant mineure E B. Le tribunal a considéré que l'OFII avait commis une erreur de droit en qualifiant à tort la demande d'asile de l'enfant comme une demande de réexamen, alors qu'il s'agissait d'une première demande pour la mineure. En conséquence, le juge a enjoint à l'OFII de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de sept jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 551-9 et L. 551-15.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. B avait déposé sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le délai de 90 jours courait à compter de l'entrée sur le territoire, et non de l'expiration du visa.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la sanction d'exclusion temporaire de six mois avec sursis de trois mois infligée à Mme B, cadre de santé au centre hospitalier du Clunysois. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'absence de matérialité des faits et de la disproportion de la sanction, n'étaient pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des témoignages et de l'avis unanime du conseil de discipline. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyens sérieux.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 28 février 2025 plaçant Mme B, aide-soignante en EHPAD, en disponibilité d'office. La condition d'urgence a été reconnue, la décision privant l'agent de toute rémunération. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit, Mme B soutenant que ses arrêts de travail étaient en lien avec le service et qu'elle aurait dû bénéficier de congés imputables au service, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a constaté le désistement d'office de M. B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite du préfet de la Côte-d'Or d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant n'ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, ainsi que sur les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la commune de Senozan et son maire, M. A, d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du 3 mars 2023 par laquelle la commission permanente du conseil départemental de Saône-et-Loire a accordé une subvention de 250 000 euros à la commune de Charnay-lès-Mâcon pour la rénovation de l’espace de la Verchère. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des règles de convocation et de transmission d’une note de synthèse (articles L. 3121-18-1 et L. 3121-19 du code général des collectivités territoriales), une prise illégale d’intérêts de la maire de Charnay-lès-Mâcon ayant participé au vote, ainsi qu’une erreur d’appréciation sur le caractère structurant du projet au regard des critères départementaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a condamné solidairement les requérants à verser 3 000 euros au département au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’une lettre transmettant un recours gracieux contre une décision du préfet de Saône-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour « entrepreneur / profession libérale ». Le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, au motif que la lettre ne constituait pas une requête au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d’exposé des faits et moyens. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion d’occupants sans droit ni titre de l’ancienne maison de gardien du Port nord de Chalon-sur-Saône, dépendance du domaine public portuaire non déclassée. La mesure a été jugée urgente et utile, la démolition du bâtiment étant nécessaire avant septembre 2025 pour permettre à Voies navigables de France de construire un poste de commande centralisé des écluses. Les occupants, entrés par effraction, ne justifiant d’aucun titre, la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Les conclusions de la CCI Métropole de Bourgogne au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception et une décision de suspension de sa pension de retraite pour dépassement du plafond de cumul emploi-retraite, s’est déclaré incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-13 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu d’assignation du paiement de la pension, soit le centre des finances publiques d’Indre-et-Loire. Par ordonnance du 13 mai 2025, le dossier a été transmis au Tribunal administratif d’Orléans.