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Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 5 278 euros en réparation des dommages causés à son appartement lors d'une interpellation par les forces de l'ordre. Le tribunal a jugé que cette action, fondée sur une opération de police judiciaire, relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire et non de l'ordre administratif. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Référé précontractuel. Tribunal Administratif de Dijon. La société HPL s'est désistée de sa requête en annulation de la procédure de passation d'un marché public de fourniture d'écrans numériques interactifs lancé par le lycée Catherine et Raymond Janot de Sens. Le juge des référés donne acte de ce désistement pur et simple, sans tenir d'audience, sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, qui contestait un titre de perception émis par le ministre de l'éducation nationale pour un trop-perçu de salaire de 4 076,83 euros. Le tribunal a jugé irrecevables les moyens de légalité externe (défaut de motivation et de signature) soulevés après l'expiration du délai de recours, car ils relevaient d'une cause juridique distincte des moyens de légalité interne initialement invoqués. Il a également écarté le moyen d'incompétence du signataire, le jugeant infondé en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l'association "Observatoire européen du plurilinguisme" qui demandait l'annulation des refus implicites du président de l'université de Bourgogne de mettre huit formations entièrement dispensées en anglais en conformité avec le code de l'éducation. Le tribunal a jugé que l'université peut être regardée comme un "établissement dispensant un enseignement à caractère international" au sens du dernier alinéa de l'article L. 121-3 du code de l'éducation, ce qui lui permet de déroger au principe de l'enseignement en français. Par conséquent, les décisions de refus ne sont pas entachées d'erreur de droit. La solution retenue est fondée sur l'article L. 121-3 du code de l'éducation et l'article 2 de la Constitution.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’affichage tardif sur le terrain était inopérant, car il n’affecte que le délai de recours et non la légalité de la décision. Il a également jugé que les arguments relatifs aux nuisances et aux atteintes au droit de propriété (article 544 du code civil) étaient inopérants, une autorisation d’urbanisme ne contrôlant que la conformité aux règles d’urbanisme. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, ne contenant que des moyens inopérants, a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D qui demandait la suspension d’un jugement en assistance éducative rendu par le tribunal pour enfants de Dijon. Le juge a constaté que cette contestation relève de la seule compétence de la juridiction judiciaire, et non de l’ordre administratif, rendant la demande manifestement irrecevable. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme A contestant la décision "48 SI" du 13 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 20 avril 2023 et à la décision "48 SI", ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions concernant l'infraction du 22 mai 2023, le point retiré ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 janvier 2023 du préfet de la Nièvre lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d'en détenir. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette décision, en application des articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison de la condamnation de M. A pour des infractions relatives aux armes inscrites au bulletin n°2 de son casier judiciaire. La circonstance que cette condamnation ait été ultérieurement exclue du bulletin n°2 par une ordonnance du 17 mai 2023 est sans incidence sur la légalité de l'arrêté à la date de son édiction.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme tardive la requête de M. B, qui contestait son arrêté de transfert vers l’Allemagne et son assignation à résidence. Le juge a constaté que les décisions, notifiées le 18 avril 2025 avec mention des voies et délais de recours, n’avaient été contestées que le 26 avril, soit au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 572-4, L. 732-8 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de l’article R. 922-17 du même code, le recours a été rejeté pour irrecevabilité manifeste, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 4 mars 2025 plaçant M. A à l'isolement pour trois mois à la maison d'arrêt de Dijon. La juridiction a reconnu l'urgence, présumée pour une telle mesure privative de liberté, et a estimé que le moyen tiré de l'absence de consultation préalable du dossier contradictoire, en méconnaissance de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a également accordé à titre provisoire le bénéfice de l'aide juridictionnelle au requérant.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de l'Yonne du 29 novembre 2024 invalidant l'épreuve théorique générale de son permis de conduire pour fraude. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait aucun commencement de preuve de sa présence effective à l'examen, organisé à plus de 150 km de son domicile, et a relevé que le centre d'examen concerné faisait l'objet de signalements pour suspicion de fraude. La solution retenue confirme la légalité de l'invalidation sur le fondement de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012, qui sanctionne les épreuves passées par tricherie ou avec l'aide frauduleuse d'un tiers.
Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de supprimer le retrait de trois points consécutif à une infraction du 19 octobre 2021 et de créditer quatre points pour un stage de juin 2021. La requête est jugée irrecevable car la décision de retrait de points, récapitulée dans un relevé "48 SI" notifié le 4 novembre 2022, était devenue définitive avant l'introduction du recours. À titre subsidiaire, le tribunal estime que M. B n'établit pas l'inexactitude des mentions du relevé, son opposition tardive à l'ordonnance pénale n'ayant pas d'effet rétroactif sur la condamnation devenue définitive. La solution se fonde sur les articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, ainsi que sur l'arrêté du 29 juin 1992.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Loiret suspendant son permis de conduire pour deux mois suite à un excès de vitesse de 44 km/h. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la procédure contradictoire préalable n'était pas requise en raison de l'urgence, en application du 1° de l'article L. 121-2 du même code. Enfin, les autres moyens, relatifs aux examens médicaux et à l'homologation du cinémomètre, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. H, ressortissant géorgien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Côte-d'Or du 6 avril 2025 lui refusant l'autorisation de résider au titre de l'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'erreur de droit et la méconnaissance des articles L. 542-2, L. 611-1, L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et des conclusions accessoires de M. H.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A contestant le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions relatives aux infractions des 11 mars 2020, 3 mars 2023 et 11 août 2023 étaient irrecevables, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de force probante du relevé d'information intégral, faute d'éléments contestant son exactitude. Il a également jugé que la décision de retrait de points du 8 mars 2017 était suffisamment motivée, et que M. A n'apportait pas la preuve du défaut d'information préalable pour les autres infractions, cette formalité étant présumée remplie par la signature du procès-verbal. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant polonais, qui contestait un arrêté du préfet de l'Yonne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur la menace à l'ordre public, conformément à l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'irrégularité de la procédure, n'étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Nièvre du 6 février 2024 retirant son permis de conduire. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire préalable avait été régulièrement respectée, le préfet ayant invité M. A à présenter ses observations par un courrier du 24 mai 2023. Il a également jugé que la motivation de l'arrêté, bien qu'imprécise sur les faits, était suffisante au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration, car l'intéressé avait été informé des motifs par un courrier antérieur. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de Saône-et-Loire suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un contrôle d’alcoolémie. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut de procédure contradictoire, en relevant que la décision était régulièrement signée par délégation et suffisamment motivée. Il a également jugé que la suspension, prise en urgence sur le fondement du 1° du I de l’article L. 224-2 du code de la route, pouvait légalement déroger à la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration.
Annulation partielle de l'élection municipale de Thenissey (Côte-d'Or) par le Tribunal Administratif de Dijon. Le préfet contestait la régularité du scrutin du 7 février 2025, en raison de la prise en compte d'un pouvoir écrit de Mme M, absent le jour du vote et reçu en mairie seulement le 10 février. Le tribunal a jugé ce vote irrégulier, mais a validé les élections de M. J (maire) et M. F (1er adjoint), qui conservaient la majorité absolue après retrait du suffrage litigieux. En revanche, l'élection de Mme D (2ème adjointe) a été annulée, car après ce retrait, elle se trouvait à égalité de voix avec un concurrent plus âgé, sans qu'il soit possible de proclamer ce dernier élu. La décision applique les articles L. 2122-1, L. 2122-7, L. 2122-7-1 et L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait son transfert aux autorités italiennes et son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), l’existence de défaillances systémiques en Italie, et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, retenant que l’administration avait respecté la procédure et que les risques allégués n’étaient pas suffisamment établis. La solution s’appuie sur le règlement Dublin III et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.