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Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 10 avril 2025 par lequel le préfet de Saône-et-Loire obligeait M. E, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de cinq ans. La solution retenue est fondée sur la violation de l'article 467 du code civil, qui impose, à peine de nullité, que toute signification faite à une personne sous curatelle soit également adressée à son curateur. En l'espèce, l'arrêté n'ayant pas été notifié au curateur de M. E, la procédure est entachée d'irrégularité. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation sans examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion de MM. B et C A de l'aire d'accueil des gens du voyage d'Avallon. Cette mesure fait suite à leur condamnation pour vol en réunion commis dans le bureau du régisseur de l'aire, ayant conduit à leur exclusion définitive par la communauté de communes gestionnaire. Le juge retient que leur maintien sans droit ni titre ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que l'expulsion, nécessaire pour garantir l'égal accès à l'aire et le respect de son règlement, revêt un caractère d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Yonne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté et de l'intensité de ses attaches en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la promesse d'embauche et à la future naissance de son enfant, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Yonne de renouveler sa carte de résident. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de son action. Par ordonnance du 30 avril 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la communauté de communes Mirebellois et Fontenois d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Belleneuve du 12 juillet 2024, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable de travaux. Par un mémoire du 28 avril 2025, la communauté de communes s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Belleneuve présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière 2022 pour un bien dont il est propriétaire en indivision suite au décès de son père. Le requérant invoquait son ignorance de l'héritage et sa volonté d'y renoncer, mais le tribunal a rappelé que, faute de renonciation formalisée dans les conditions prévues par le code civil, il reste propriétaire et donc redevable de l'impôt. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1400 et 1403 du code général des impôts, qui imposent la taxe au nom du propriétaire actuel, ainsi que sur les articles 804 et 805 du code civil concernant la renonciation à succession.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, de nationalité congolaise, contre la décision implicite de rejet du préfet de la Côte-d'Or refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est ainsi réputé avoir acquiescé aux faits. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 232-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la commune de Leuglay d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du directeur du Parc national de forêts d’autoriser une plantation en forêt communale située dans le cœur du parc. En cours d’instance, les parties ont conclu un protocole d’accord, conduisant la commune à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 30 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un accord amiable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A pour contester une décision du ministre de l'intérieur du 15 août 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire et des retraits de points. Le requérant demandait notamment l'annulation de ces décisions, la prise en compte d'un stage de récupération de points, et la restitution de son permis. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions, M. A n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'apportait pas la preuve d'un défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions relatives à l'interprète. Enfin, la décision fixant le pays de destination a été validée, le tribunal considérant que M. A n'établissait pas de risques personnels et actuels en cas de retour au Mali.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui avait saisi la maire de Montceau-les-Mines d’un recours gracieux pour obtenir l’annulation d’un permis de construire. Le juge a estimé que la requérante ne formulait aucune conclusion relevant de l’office du juge administratif (annulation d’une décision ou condamnation pécuniaire), mais sollicitait une action d’administration. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B. Le juge a estimé que l'ordonnance du 12 février 2025, qui avait suspendu sa révocation et ordonné sa réintégration, n'impliquait pas son retour dans ses fonctions antérieures, le maire disposant du pouvoir de l'affecter à un autre emploi correspondant à son grade. La contestation de ce changement d'affectation comme sanction déguisée constitue un litige distinct. En conséquence, les conclusions relatives à la réintégration et au versement des salaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C contestant le refus du président du conseil départemental de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment les douleurs à la jambe droite et l'utilisation d'une canne, ne démontraient pas que le périmètre de marche de l'intéressé était limité et inférieur à 200 mètres, ni qu'il avait systématiquement recours à une aide humaine ou technique pour tous ses déplacements extérieurs, comme l'exigent l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est donc le rejet de la demande.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’une dette de prime d’activité de 3 532,09 euros. La requête a été jugée irrecevable pour défaut de motivation, la requérante n’ayant pas fourni les précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La décision a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après mise en œuvre de la procédure prévue à l’article R. 772-6 du même code.
Le Tribunal administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 29 avril 2025, du désistement pur et simple de l’intersyndicale nationale des internes (ISNI) et autres, qui contestaient le refus implicite du CHU de Dijon-Bourgogne de mettre en place un dispositif de décompte des heures de travail des internes. Ce désistement fait suite à la conclusion d’un protocole d’accord transactionnel entre les parties, issu d’une médiation ordonnée par le tribunal. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions du CHU tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’économie réduisant de moitié son traitement à compter du 4 octobre 2023. En cours d’instance, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 29 avril 2025, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. D et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de suppression de leur revenu de solidarité active (RSA) et une demande de remboursement de 4 264,09 euros. En défense, le département de la Côte-d’Or a informé le tribunal que les requérants avaient été rétablis dans leurs droits et leur dette supprimée, concluant au non-lieu à statuer. Faute pour les requérants d’avoir confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois suivant une demande en ce sens, ils sont réputés s’être désistés en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Obligation de quitter le territoire français – Tribunal Administratif de Dijon – Incompétence territoriale – Transmission au Tribunal Administratif de Versailles. Le tribunal constate que le requérant réside dans l’Essonne et non dans le ressort de Dijon. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 5 278 euros en réparation des dommages causés à son appartement lors d'une interpellation par les forces de l'ordre. Le tribunal a jugé que cette action, fondée sur une opération de police judiciaire, relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire et non de l'ordre administratif. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’affichage tardif sur le terrain était inopérant, car il n’affecte que le délai de recours et non la légalité de la décision. Il a également jugé que les arguments relatifs aux nuisances et aux atteintes au droit de propriété (article 544 du code civil) étaient inopérants, une autorisation d’urbanisme ne contrôlant que la conformité aux règles d’urbanisme. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, ne contenant que des moyens inopérants, a été rejetée.