12 920 décisions disponibles — page 191/646
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait d'ordonner au préfet d'instruire en priorité sa demande de regroupement familial. Le juge a constaté que le délai d'instruction de six mois prévu à l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait expiré le 9 janvier 2025, faisant naître une décision implicite de refus. Ordonner au préfet de statuer expressément reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut autoriser. La solution retenue est donc le rejet de la demande.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière et publiée. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, annule la décision du 17 mars 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. A C, ressortissant soudanais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'OFII a commis une erreur de droit en se plaçant en situation de compétence liée, sans procéder à un examen individuel de la vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est donc illégale et annulée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le refus implicite de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de lui délivrer un permis de conduire et demandait des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le courrier du 4 novembre 2024, sans preuve d'envoi ni destinataire, ne pouvait faire naître une décision implicite de refus, rendant les conclusions en annulation irrecevables. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées faute pour M. B d'avoir produit la décision de l'administration sur sa réclamation préalable, malgré une demande de régularisation. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon, ordonnance du 4 avril 2025. La requête de Mme A, contestant une décision de la CAF de l'Yonne, a été rejetée pour irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas présenté de conclusions ni de moyens conformément à l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas régularisé sa requête malgré une invitation fondée sur l'article R. 772-6. La solution retenue est le rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A B d'une requête visant à contester un retrait de points consécutif à une infraction routière du 6 février 2023. Le tribunal a d'abord donné acte du désistement de M. B concernant l'annulation de la décision "48 SI" du 24 février 2024. Sur le fond, le juge a annulé la décision de retrait de 4 points, estimant que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, formalité substantielle conditionnant la légalité du retrait. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la commune de Belleneuve, qui demandait l'annulation de la délibération du 2 mars 2023 par laquelle la communauté de communes Mirebellois et Fontenois avait refusé de retirer un terrain de football de la liste des équipements sportifs d'intérêt communautaire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'illégalité des délibérations de 2018 et 2019 ayant initialement inclus ce terrain, car ces actes ne constituaient ni la base légale ni le fondement de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant l'exception d'illégalité en droit administratif.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 21 juin 2023 par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale de l'Yonne a refusé la demande de dérogation scolaire de M. B pour sa fille, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle ne précisait pas les motifs de fait et de droit du refus. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait le régime de fouilles intégrales systématiques auquel il estimait être soumis lors des parloirs familiaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle était dirigée contre une décision administrative inexistante, l'administration pénitentiaire n'ayant pas formalisé une telle décision. À titre subsidiaire, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 225-1 du code pénitentiaire et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 10 septembre 2024, a constaté que l'établissement FranceAgriMer avait pris une nouvelle décision le 8 novembre 2024 accordant à la SAS Domaine Armand Rousseau l'aide complémentaire de 19 212,50 euros pour un monte-charge, comme l'y enjoignait le jugement. La société bénéficiaire ayant reconnu cette exécution satisfaisante, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution et a levé l'astreinte. La solution retenue est fondée sur les articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative relatifs à l'exécution des jugements.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée par le préfet de la Côte-d'Or à M. B, ressortissant marocain. La juridiction a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" jusqu'à ce qu'il soit statué au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B contestant une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Yonne relative à son orientation professionnelle. Le juge a constaté que M. B n'avait pas justifié avoir formé le recours préalable obligatoire devant la CDAPH, comme l'exigent les articles L. 241-6 et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, le requérant n'a pas produit cette preuve dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par M. B d’un recours contre les décisions de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Yonne lui refusant la carte mobilité inclusion (mentions "invalidité" ou "priorité") et l’allocation aux adultes handicapés, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que ces litiges relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 142-1, L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 241-3, L. 241-6, L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Par ordonnance du 3 avril 2025, il a transmis l’affaire au tribunal judiciaire d’Auxerre (pôle social).
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet de la Côte-d'Or afin de poursuivre l'instruction de sa demande de titre de séjour, interrompue pour un problème technique. Le juge a rappelé qu'il ne peut, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, adresser des injonctions à l'administration à titre principal ni se substituer à elle. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était contenté de transmettre des documents et courriels échangés entre des salariés de la société Orange, sans formuler de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation de l'administration au paiement d'une somme d'argent. La juridiction a rappelé que, selon les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, une requête doit contenir un exposé des faits et moyens ainsi que des conclusions précises. En l'absence de ces éléments, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 3 avril 2025, du désistement pur et simple de la SASU Vinexport vins fins dans le litige l’opposant à FranceAgriMer. La société contestait une décision de la directrice générale de FranceAgriMer fixant le montant final d’une aide aux investissements vitivinicoles à 215 968,04 euros et demandait le versement d’une somme complémentaire de 5 936,10 euros. Le désistement ayant été accepté, le tribunal a prononcé la clôture de l’instance sans examiner le fond du litige, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B. Ce dernier avait saisi le tribunal d’un recours gracieux adressé au préfet de l’Yonne pour contester un refus d’agrément, sans formuler de conclusions relevant de l’office du juge administratif (annulation ou indemnisation). La juridiction a rappelé qu’il ne lui appartient pas de se substituer à l’administration. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée par le tribunal, Mme B n’a pas produit cette justification dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B contestant le refus de délivrance d’une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas justifié avoir formé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, le requérant n’a pas produit la preuve de cette formalité dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi d’une demande d’exécution forcée de son précédent jugement du 6 février 2024, a constaté l’inertie prolongée du préfet de la Côte-d’Or, qui n’a pas repris l’instruction du dossier de demande d’acquisition de la nationalité française de Mme B malgré l’injonction prononcée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 1 000 euros par jour à l’encontre de l’État, faute d’exécution dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente décision. Le surplus des conclusions de Mme B, notamment sa demande de frais irrépétibles, a été rejeté.