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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante russe, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'autorité signataire disposait d'une délégation de signature valable. Sur le fond, il a estimé que Mme D, ayant été déclarée en fuite en 2020 pour non-respect d'une assignation à résidence, ne justifiait pas de raisons suffisantes pour obtenir le rétablissement des conditions matérielles d'accueil en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision implicite de rejet du préfet de l'Yonne refusant de délivrer un premier certificat de résidence algérien à M. B. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la délibération du 24 janvier 2024 par laquelle le conseil municipal de Sampigny-lès-Maranges avait autorisé l’exercice du droit de préemption urbain sur un bien immobilier. La juridiction a jugé que la commune ne justifiait pas, à la date de la décision, de la réalité d’un projet d’aménagement répondant aux objectifs de l’article L. 300-1 du code de l’urbanisme, et que la mise en œuvre du droit de préemption ne répondait pas à un intérêt général suffisant au regard des caractéristiques du bien et du coût prévisible. Les textes appliqués sont les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or avait retiré la carte de résident de Mme A E épouse F, ressortissante marocaine. L'annulation est fondée sur un vice d'incompétence : la signataire de l'arrêté, Mme D, ne disposait pas d'une délégation de signature régulière à la date de la décision, celle-ci n'ayant été publiée que le 29 octobre 2024. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois. Les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a jugé que M. B, marié à une ressortissante marocaine titulaire d'un titre de résident, relevait des catégories ouvrant droit au regroupement familial, ce qui excluait l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la saisine de la commission du titre de séjour n'était pas obligatoire, et le refus de séjour n'a pas violé l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 432-13 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination prononcées par le préfet de la Côte-d'Or le 25 novembre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée. Il a également estimé que les arguments tirés d’une erreur de droit ou d’appréciation au regard de la convention de Genève, de la Convention européenne des droits de l’homme et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’étaient pas suffisamment étayés. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais, a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D, ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de M. D ne nécessitait plus une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. F B, ressortissant angolais, contestant l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile, abrogeant son attestation de demande d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments établissant des liens personnels ou familiaux stables en France. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi a été validée, le requérant n'apportant pas la preuve de risques réels de persécution au sens de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le préfet de Saône-et-Loire d’un déféré visant à annuler le certificat de permis de construire tacite délivré le 14 novembre 2023 par le maire de Chalon-sur-Saône à la SCI NEXT IV pour une maison d’habitation. Le préfet soutenait qu’aucun permis tacite n’avait pu naître, la construction étant située dans le champ de visibilité d’un monument historique, ce qui imposait l’accord préalable de l’architecte des Bâtiments de France en application des articles R. 424-3 et R. 425-1 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré, estimant que le délai de recours avait commencé à courir le 16 avril 2024, date à laquelle la commune a indiqué ne pas détenir le dossier complet de demande. Sur le fond, le tribunal a annulé le certificat de permis de construire tacite, considérant que l’absence de consultation de l’architecte des Bâtiments de France, requise en raison de la proximité du projet avec un monument historique classé, entachait la décision d’illégalité.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B F, ressortissant angolais, contestant l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile, abrogeant son attestation de demande d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens anciens et stables en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le préfet de Saône-et-Loire d’un déféré tendant à l’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Tournus pour la création de 16 lots à usage d’habitation. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées, estimant que la notification du déféré au seul bénéficiaire désigné dans l’arrêté attaqué était régulière au regard de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de l’atteinte à un espace boisé classé et de l’absence de sursis à statuer en raison d’un projet de PLUi, sans que la solution définitive ne soit explicitée dans l’extrait fourni. La décision applique les dispositions du code de l’urbanisme, notamment l’article R. 600-1.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a refusé de délivrer un titre de séjour "membre de famille de réfugié" à M. A, ressortissant centrafricain. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois, sans toutefois prononcer d'astreinte.
Le Tribunal administratif de Dijon a constaté le désistement d'office de Mme C, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de l'Yonne du 30 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a appliqué les articles L. 611-3 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 47 du code civil, pour évaluer la minorité alléguée par M. A. Après analyse des actes d'état civil produits (extrait de registre et jugement supplétif), la juridiction a estimé que le préfet n'avait pas suffisamment démontré leur irrégularité ou inexactitude, et que le doute devait profiter à la qualité de mineur. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, jugeant que la mesure d'éloignement était illégale en raison de la minorité de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, contestant la décision du préfet de Saône-et-Loire du 19 février 2024 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour pour incomplétude. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que cette décision faisait grief. Sur le fond, il a annulé la décision préfectorale au motif qu'elle était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, agent du centre hospitalier d’Auxerre, contestant son compte-rendu d’entretien professionnel. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait ni conclusions précises ni moyens juridiques, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. De plus, les conclusions visant à contester seulement « certains éléments » de l’évaluation, sans demander l’annulation de l’acte dans son ensemble, ont été jugées irrecevables. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative et le décret n° 2020-719 du 12 juin 2020.
Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 17 novembre 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil et lui ordonnant de quitter son hébergement. Le tribunal estime que la décision de l'OFII est suffisamment motivée et que le non-respect par M. A d'une convocation pour son transfert vers la Croatie, qui lui est imputable, justifie légalement la cessation des conditions d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B concernant un dossier de prime de transition énergétique soumis à l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens ni l'énoncé des conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En se bornant à transmettre des documents et à critiquer de manière inintelligible le comportement de l'ANAH, M. B n'a pas permis au juge d'exercer son office. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la commune de Vénizy pour contester plusieurs délibérations de la communauté de communes Serein et Armance relatives au transfert des compétences eau potable et assainissement collectif, ainsi qu'au transfert de personnel. La commune demandait notamment l'annulation de ces actes et l'intégration d'un agent dans les effectifs intercommunaux. Par un acte enregistré le 20 mars 2025, la commune de Vénizy s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 26 mars 2025.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait un échéancier de paiement et un relevé de sa dette de prime d'activité. Le juge a rappelé qu'il n'a pas compétence pour accorder des facilités de paiement ou établir un état de dette, ces demandes relevant de la caisse d'allocations familiales. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a invité la requérante à s'adresser directement à la CAF pour obtenir un échéancier personnalisé.