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Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le syndicat d'énergies de Côte-d'Or (SICECO) d'un litige l'opposant à la société Enedis concernant l'exécution de la convention de concession pour la distribution d'énergie électrique. Le SICECO demandait au juge d'enjoindre à Enedis de régulariser les comptes de la concession, notamment en constituant des provisions pour renouvellement et des amortissements conformément aux articles 10 et 31 du cahier des charges. La juridiction a rejeté l'ensemble des demandes du SICECO, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. Cette solution a été rendue sur le fondement du code de l'énergie, du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de M. et Mme E, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Côte-d'Or du 4 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la signataire des arrêtés bénéficiait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Il a également estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3 de cette même convention (risques en cas de retour). Les requérants n'ayant pas démontré d'atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale, ni de risques personnels en cas de retour au Kosovo, les arrêtés ont été confirmés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de Mme A, psychologue clinicienne, contestant sa suspension de fonctions et l'interruption de sa rémunération par le centre hospitalier de Château-Chinon pour défaut de vaccination obligatoire contre la Covid-19. La requérante invoquait la méconnaissance de divers droits fondamentaux (droit au travail, dignité, consentement libre et éclairé, vie privée) par la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021. Le tribunal a jugé que cette loi, prise pour la protection de la santé publique, était conforme à la Constitution et aux conventions internationales, et que la décision de suspension n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles 12 à 14 de la loi n° 2021-1040.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de M. B A, qui contestait une contrainte de 1 718,03 euros émise par la MSA de Bourgogne pour un indu d'allocation de logement familiale (ALF). Le juge a constaté que les moyens soulevés par le requérant, qui se bornait à invoquer sa bonne foi et ses difficultés financières sans contester le principe ou le montant de l'indu par des arguments juridiques précis, étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa contestation. En application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour le requérant d'avoir présenté des moyens opérants ou assortis de précisions suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 13 433,90 euros réclamé par le département de l'Yonne. La requête a été jugée irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément aux articles L. 262-47 et R. 262-87 à R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles. De plus, la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui contestait le refus du préfet de la Côte-d'Or d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure, incluant l’avis implicite favorable du maire, était régulière. Sur le fond, il a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation ni méconnu les articles L. 434-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a jugé que la décision implicite était légale, car Mme C n'a pas justifié de l'absence d'accusé de réception ou de l'absence des mentions obligatoires sur celui-ci, et qu'elle avait eu connaissance de la décision implicite dans un délai raisonnable. Par conséquent, le recours a été rejeté comme irrecevable pour tardiveté. La décision s'appuie sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Yonne. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas fondé, car la requérante avait eu connaissance de la décision implicite dans un délai raisonnable, rendant son recours tardif. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 112-3, L. 112-6, R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 421-2, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision d’éloignement était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour) n’étaient pas illégales par voie de conséquence. La solution s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par une assistante médicale du centre hospitalier de Sens, suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait le versement de ses traitements pour la période où elle était en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, considérant que la demande indemnitaire ne constituait pas une décision confirmative. Sur le fond, le tribunal a jugé que le congé de maladie ne déroge pas à l'obligation vaccinale prévue par la loi du 5 août 2021 et que la suspension de fonctions était légale, privant ainsi la requérante de tout droit au traitement pendant cette période. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision de la directrice territoriale régulièrement signée et suffisamment motivée. Sur le fond, il a considéré que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le rétablissement, en application des articles L. 551-16 et D. 553-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme J et M. H d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône pour des manquements lors de la prise en charge obstétricale ayant conduit au décès de leur enfant E. Les requérants invoquaient notamment un défaut de détection des anomalies du rythme cardiaque fœtal et un retard dans la décision de pratiquer une césarienne, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les expertises médicales ne démontraient pas de faute imputable à l’hôpital, le décès résultant d’une asphyxie aiguë survenue juste avant la naissance et non d’un retard de prise en charge. La CPAM de la Côte-d’Or, qui demandait le remboursement de frais d’hospitalisation, a également vu sa demande rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la communauté de communes Sud Côte Chalonnaise (CCSCC) pour obtenir réparation des préjudices liés à des désordres de surchauffe thermique dans un bâtiment aménagé. La requérante recherchait la responsabilité solidaire du groupement de maîtrise d'œuvre (architecte et bureau d'études AEEI) sur le fondement de la garantie décennale, et la responsabilité contractuelle de la société EODD Ingénieurs pour manquement à son devoir de conseil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la CCSCC, considérant que la surchauffe ne rendait pas l'ouvrage impropre à sa destination et qu'aucune faute contractuelle n'était établie à l'encontre des constructeurs. Les dépens ont été laissés à la charge de la CCSCC, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante de la RDC, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 20 décembre 2023 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile et ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la décision de transfert vers la Grèce, où l'intéressée bénéficie d'une protection internationale, ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B, qui a subi un traumatisme dentaire lors d’une anesthésie générale au CHU de Dijon, et qui recherchait la responsabilité de l’établissement pour défaut d’information et fautes médicales. Le tribunal a rejeté sa demande d’expertise et sa requête indemnitaire, estimant que l’intubation ne constitue pas un geste bénin dont les conséquences dommageables révéleraient une faute, et que le requérant n’apportait pas la preuve d’une faute imputable au CHU. La décision s’appuie sur les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et R. 621-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de M. F qui sollicitait une nouvelle expertise médicale sur sa prise en charge aux urgences du CHU de Dijon en 2017. Le juge estime que la première expertise, réalisée en 2019, a répondu de manière complète et contradictoire à la mission confiée, sans irrégularité. Il conclut que la demande ne présente pas de caractère utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'association City Santé le Havre. Celle-ci contestait la décision du directeur de la CPAM de la Côte-d'Or du 4 mars 2025 suspendant pour quatre ans sa possibilité d'exercer dans le cadre conventionnel. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de vices de procédure ou de l'application rétroactive de l'avenant n°5 à l'accord national, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B et M. E d'une demande d'injonction visant à contraindre la maire de Ruffey-lès-Echirey à convoquer le conseil municipal pour débattre du retrait de certaines délégations. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a accepté la démission de la maire de ses fonctions et de son mandat de conseillère municipale. En conséquence, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. D, ressortissant congolais, visant à suspendre les arrêtés préfectoraux ordonnant son expulsion et fixant le pays de destination. Le juge a estimé que, malgré l'urgence résultant de son placement en rétention, l'atteinte alléguée à son droit à une vie familiale normale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas, en l'état de l'instruction, constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'expulsion pour menace à l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 12 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment en relevant que l’intéressé n’avait jamais effectué de démarches de régularisation. Le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation a été écarté faute de précisions suffisantes. La décision est fondée sur les articles L. 921-1 à L. 922-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.