12 920 décisions disponibles — page 197/646
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme E, qui estimait que le centre hospitalier de Beaune avait commis une faute en diagnostiquant tardivement une ischémie aiguë de son membre inférieur gauche, entraînant une aggravation de son état de santé. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier avait effectivement commis une faute en ne posant pas un diagnostic plus précoce, engageant ainsi sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Toutefois, il a considéré que cette faute n'avait fait perdre à la patiente qu'une chance d'éviter l'aggravation de son état, évaluée à 50 %. En conséquence, le tribunal a condamné l'hôpital à verser à Mme E une somme de 44 390,50 euros en réparation de ses préjudices, et à la CPAM de la Côte-d'Or la somme de 52 784,10 euros au titre des débours, ainsi que 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les deux requêtes de M. B D, agent des douanes. Concernant la demande de rupture conventionnelle, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas pris une décision de refus mais avait constaté l'absence d'accord sur le montant de l'indemnité, ce qui rend la demande de rupture caduque sans qu'il soit nécessaire de motiver un "classement". S'agissant du refus de protection fonctionnelle, la requête a été rejetée comme irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Les décisions attaquées ont donc été validées sur la base des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2019-1593.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B F, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 2 janvier 2025 lui refusant le séjour au titre de l'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen particulier, d'illégalité par voie d'exception et d'erreur de droit, jugeant les décisions légales. Il a également estimé que la requérante n'établissait pas être exposée à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ou à l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en cas de retour en République démocratique du Congo.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) rejette la requête de Mme F, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile, abrogeant son attestation de demande d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et juge que la décision d'éloignement ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (absence de liens anciens et stables en France) ni l'article 3 de cette même convention. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme F, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de Saône-et-Loire de renouveler son certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que, suite au décès de son époux en 2017, elle ne pouvait plus bénéficier des stipulations de l'article 7 d) de l'accord franco-algérien de 1968 relatives au regroupement familial. Il a également estimé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence de ses enfants en Algérie et de son propre séjour prolongé dans ce pays.
Le Tribunal administratif de Dijon annule l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 14 août 2024 refusant à Mme A, ressortissante taïwanaise, la délivrance d'une carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le tribunal juge que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant à tort que le master en "Sciences de la vigne et du vin" obtenu par la requérante n'était pas un diplôme requis. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de M. et Mme B, qui sollicitaient la condamnation de la commune de Sassenay à leur verser 70 000 euros en réparation des préjudices qu'ils estimaient subir du fait de l'illégalité de l'arrêté municipal du 13 décembre 2019 autorisant l'implantation d'un relais de radiotéléphonie près de leur habitation. Le tribunal a écarté l'exception d'incompétence soulevée par la commune, jugeant que la juridiction administrative était compétente pour connaître d'une action en responsabilité fondée sur une faute commise lors de l'instruction d'une autorisation d'urbanisme. Sur le fond, il a estimé que les requérants n'établissaient pas l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision implicite du préfet de l'Yonne refusant de délivrer un premier certificat de résidence algérien à Mme B, ressortissante algérienne. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la requérante, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois. Les conclusions accessoires des parties ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant macédonien, contestant l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 18 octobre 2024 lui refusant le séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée en cours d'instance. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l’arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 lui refusant l’admission au séjour au titre de l’asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation, concernant la décision de refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 9 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le droit d’être entendu n’avait pas été méconnu et que l’administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision d’interdiction de retour était suffisamment motivée et proportionnée, au regard notamment de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du maire de Chablis refusant de reconnaître l'imputabilité au service du syndrome anxiodépressif sévère de Mme D, agent territorial. Le tribunal a relevé que la pathologie ayant été diagnostiquée le 8 janvier 2019, soit avant l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019, l'administration avait fait une erreur de droit en appliquant l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 au lieu des dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984. En conséquence, l'arrêté attaqué a été annulé et il a été enjoint à la commune de réexaminer la demande de Mme D dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de la SCEV Domaine François Gaunoux concernant une amende de 1 500 euros et une mise en demeure de supprimer une inscription publicitaire. La société avait remplacé une publicité sur une fresque murale à Beaune sans déclaration préalable, en violation de l'article L. 581-6 du code de l'environnement. Le tribunal a jugé que cette modification constituait une nouvelle publicité soumise à déclaration, et que l'amende infligée par le préfet était légalement fondée. La solution retenue confirme la légalité des décisions administratives contestées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. et Mme E, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux contre un permis de construire délivré le 21 avril 2021 à M. D pour la rénovation et transformation de bâtiments agricoles à Melay. Les requérants soutenaient que le permis avait été obtenu par fraude en raison d'une fausse déclaration sur l'obligation de recourir à un architecte, en méconnaissance des articles L. 431-3 et R. 431-2 du code de l'urbanisme, et que le refus de retrait était entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, sans préciser de solution détaillée sur le fond dans l'extrait fourni, mais a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, commandant de sapeurs-pompiers, qui contestait son changement d'affectation d'office prononcé par le SDIS de Côte-d'Or. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée de défaut d'impartialité, n'avait pas à être motivée, et que le poste d'affectation n'était pas inexistant. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article L. 133-3 du code général de la fonction publique, estimant que la mesure ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée ni un détournement de pouvoir. La requête a été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné les requêtes de M. C contestant deux arrêtés du maire de Dettey (agissant au nom de l'État) des 30 mars et 7 avril 2023, qui avaient retiré des décisions tacites de non-opposition à des déclarations préalables pour l'installation d'une serre tunnel et de panneaux solaires. Le tribunal a joint les deux affaires. Il a constaté que l'arrêté du 7 avril 2023 avait été retiré par l'administration, rendant sans objet les conclusions en annulation le concernant. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes de M. C, jugeant que les retraits étaient intervenus dans le délai légal de trois mois et que la procédure contradictoire avait été respectée, les textes applicables étant le code de l'urbanisme et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé le refus du maire de Saint-Jean-de-Bœuf d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal l’abrogation des délibérations des 31 octobre 2013 et 4 août 2021 attribuant le numéro 5 de la route de Gergueil à la parcelle AB 270. Le tribunal a jugé que ces délibérations étaient illégales dès leur origine, car le numérotage des maisons relève de la compétence exclusive du maire en vertu de l’article L. 2213-28 du code général des collectivités territoriales, et non du conseil municipal. En conséquence, le maire était tenu de déférer à la demande d’abrogation de ces actes illégaux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Saône-et-Loire le 4 juillet 2024. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen particulier, et l'erreur de droit, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-3 et L. 435-1). Il a jugé que la situation de M. A ne caractérisait pas de motif exceptionnel justifiant une admission au séjour.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. et Mme C demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Pontailler-sur-Saône à la Sarl Culture Conseil GMBH pour la réhabilitation des communs d'un ancien prieuré et la construction d'un carport. Les requérants contestaient notamment la hauteur excessive de l'édifice, son implantation en zone inondable et des informations déloyales dans le dossier. Le tribunal a jugé que le dossier de demande était suffisamment précis pour permettre à l'autorité administrative d'apprécier la conformité du projet, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.
Le Tribunal administratif de Dijon a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour (31 mai 2023) et le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour (25 mai 2024). Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision du 31 mai 2023 était confirmative d'un précédent refus et donc non susceptible de recours, et que le refus implicite de la demande d'admission exceptionnelle n'était pas entaché d'illégalité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et R. 431-12, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.