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Décision du Tribunal Administratif de Dijon (1ère chambre) annulant la décision du 7 avril 2023 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme C B, une ressortissante somalienne demandeuse d'asile. Le tribunal a retenu un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas respecté le délai de quinze jours prévu à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour permettre à l'intéressée de présenter ses observations écrites avant la décision. En conséquence, la décision attaquée est annulée.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la demande du Gaec Dechanet tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 septembre 2022. Cet arrêté déclarait d'utilité publique la dérivation des eaux souterraines et instaurait des périmètres de protection autour du captage "D 2011" pour la production d'eau potable, en application des articles L. 1321-2 et R. 1321-13 du code de la santé publique. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les prescriptions relatives à l'utilisation des produits phytosanitaires dans les périmètres de protection rapprochée étaient suffisantes et conformes aux exigences légales.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par Mme A B d’un litige portant sur l’exécution d’une convention d’occupation temporaire conclue avec le cercle mixte de la Légion étrangère (CMLE) pour l’exploitation d’un snack à Kourou, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-11 du code de justice administrative, il constate que la convention attribue compétence exclusive aux tribunaux du lieu d’implantation de la direction du CMLE, située à Aubagne (Bouches-du-Rhône). Aucun intérêt public ne s’opposant à cette clause, le dossier est transmis au tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours contre un arrêté du maire de Perrigny-sur-l’Ognon mettant en demeure M. A, exploitant d’un camping, d’enlever seize mobil-homes installés en méconnaissance du plan de prévention des risques naturels d’inondation (PPRNI) de la Saône. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et de vice de procédure soulevés par le requérant, jugeant que le maire était compétent pour agir sur le fondement de l’article L. 481-1 du code de l’urbanisme et qu’aucune consultation du conseil municipal n’était requise. La solution retenue confirme la légalité de la mise en demeure, fondée sur les dispositions combinées des articles L. 480-1 et L. 481-1 du code de l’urbanisme, permettant à l’autorité compétente d’exiger la mise en conformité ou la démolition en cas d’infraction urbanistique constatée par procès-verbal.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de M. A B, fonctionnaire de police retraité pour invalidité, qui demandait la régularisation des sommes dues au titre de ses congés annuels non pris. Le juge a considéré que la demande, qui visait à obtenir une injonction à titre principal envers le ministre de l'intérieur, était manifestement irrecevable. En effet, le juge administratif ne peut adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. et Mme D d’une demande d’indemnisation de 250 376,13 euros à l’encontre de la commune de Pontailler-sur-Saône, en raison du préjudice subi suite à la délivrance d’un permis de construire illégal annulé par la cour administrative d’appel de Lyon. Le tribunal a examiné la responsabilité de la commune pour faute, en application des principes de la responsabilité administrative et du code de l’urbanisme. Il a retenu que l’illégalité du permis constituait une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, mais a également considéré que les requérants avaient commis une imprudence en construisant avant l’issue définitive des recours, ce qui atténuait la responsabilité de la commune. En conséquence, le tribunal a condamné la commune à verser une somme réduite, après déduction des loyers perçus et en tenant compte du partage de responsabilité, et a rejeté le surplus des demandes.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, agent du centre hospitalier de Nevers, qui contestait un courrier l’informant d’une erreur dans le maintien de son congé de maladie professionnelle. Le juge a estimé que ce courrier, qui se bornait à donner des informations sur la qualification de son état de santé et la prise en charge future de ses arrêts, ne constituait pas une décision faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par la société SNCF Voyageurs d’une demande en réparation d’un préjudice matériel (153 351,04 euros) résultant de la rupture d’une caténaire ayant endommagé un pantographe de TGV. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire du 24 février 2025. Par ordonnance du 6 mars 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a donc été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme C D et M. A B, ressortissants libanais, pour contester des arrêtés du 25 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire. En cours d'instance, la préfète de la Nièvre a retiré ces arrêtés, ce qui a privé d'objet les requêtes. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par une collectivité publique sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise en référé. L'expert désigné devra, dans les 24 heures, examiner un immeuble présentant un risque pour ses occupants et le voisinage, décrire son état, et proposer des mesures de sécurité. La mission inclut l'évaluation d'un danger imminent et la proposition de mesures conservatoires. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B née A, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La requête, présentée par un avocat, n'avait pas été adressée par voie électronique via l'application "Télérecours" comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 4 février 2025, le conseil de la requérante n'a pas transmis le document par ce moyen dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Yonne de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement ". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir formé, au préalable, le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas fourni cette preuve dans le délai imparti, entraînant le rejet de sa demande sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Yonne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du greffe restée sans réponse dans le délai imparti. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative, qui exige la production de l'acte attaqué à peine d'irrecevabilité.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui signalait des préoccupations de sécurité et de développement liées à un projet de lotissement à Venoy. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à une condamnation pécuniaire, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans régularisation possible.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par M. A d’un recours contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de Saône-et-Loire fixant son taux d’incapacité à moins de 50 %, se déclare incompétent. Il estime que ce litige, portant sur l’appréciation du taux d’incapacité pour l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés, relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Par ordonnance, il transmet l’affaire au tribunal judiciaire de Mâcon.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Cher suspendant le permis de conduire de M. A pour trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré être dans l'impossibilité de recourir à d'autres moyens de transport pour ses déplacements. Cette appréciation a été mise en balance avec l'intérêt public de la sécurité routière, compte tenu de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de 42 km/h). La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A contestant le refus du président du conseil départemental de l'orienter vers un ESAT. Le juge a relevé que le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), prévu par les articles L. 241-6 et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles, avait été formé après la saisine du tribunal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A B d’une demande de réduction de son impôt sur le revenu pour 2023, au motif qu’elle souhaitait prendre en compte ses deux enfants à charge en garde pleine. L’administration fiscale a toutefois accordé un dégrèvement de 216 euros après l’introduction de la requête, soldant ainsi le litige. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ordonne une expertise en référé concernant des immeubles présentant un risque pour leurs occupants et le voisinage. La mission de l'expert, désigné pour une durée de vingt-quatre heures, consiste à décrire l'état des lieux, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2 et suivants du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures prises par le préfet de Saône-et-Loire sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.