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Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. C... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Saône-et-Loire de lui restituer son chien. Le juge a constaté que cette décision administrative faisait suite à une ordonnance de restitution rendue par le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Mâcon. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, au motif que le litige portait sur l’exécution d’une décision judiciaire relevant de l’ordre judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait au juge d'enjoindre à la préfecture de l'Yonne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne peut, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, adresser des injonctions à titre principal à l'administration. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... qui demandait la confirmation de la véracité de documents et une injonction de versement de l’indemnité de fin de contrat (prime de précarité) par la commune de Perceneige. Le juge a rappelé qu’il ne peut ni se prononcer sur la véracité de pièces produites par un requérant, ni adresser des injonctions à l’administration à titre principal, en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Ce dernier avait transmis au tribunal la copie d’un recours administratif adressé au préfet pour contester le classement sans suite de sa demande de nationalité française. Le juge a estimé que ce document ne constituait pas une requête au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d’exposé de faits et de moyens. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre les décisions de la CPAM et de la CAF de Saône-et-Loire ayant clôturé ses droits aux prestations et réclamé un indu de 39 434,74 euros. Le juge a constaté que la requête en suspension n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, et qu'aucune requête distincte en annulation n'avait été introduite. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans nécessité de contradictoire préalable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le refus du préfet de l’Yonne de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que les conclusions du requérant, qui demandaient à titre principal une injonction à l’administration d’admettre son épouse, étaient irrecevables car le juge administratif ne peut, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, adresser des injonctions à titre principal. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., professeure d’espagnol, qui contestait son affectation dans l’académie de Versailles sans formuler de conclusions précises. La requête ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative, ni à une condamnation pécuniaire, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut ni adresser d’injonctions à l’administration ni se substituer à elle. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., conseiller conjugal et familial contractuel du département de la Côte-d'Or, qui demandait l'annulation du refus de lui verser le complément de traitement indiciaire prévu par le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020. Le tribunal a jugé que le requérant ne démontrait pas exercer, à titre principal, des fonctions d'accompagnement socio-éducatif dans des conditions analogues à celles d'un accompagnant éducatif et social, condition cumulative requise par l'article 13 du décret. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision.
Le Tribunal administratif de Dijon rejette la demande de Mme A..., aide-soignante suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la covid-19, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier « Les Marronniers » à lui verser 54 907 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal juge que la suspension, fondée sur l'article 14 de la loi du 5 août 2021, n'est pas une sanction déguisée mais une simple mesure de constatation du défaut de condition légale pour exercer, sans intention répressive. Il écarte également le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, la procédure spécifique de la loi sanitaire s'appliquant. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement n'est établie.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de Mme C..., assistante médico-administrative, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier de Decize pour les préjudices résultant de sa suspension de fonctions pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article 1er de la loi du 5 août 2021 est sans incidence sur la légalité de la décision de suspension. Il a également estimé que la suspension, fondée sur l'article 14 de cette même loi, ne constitue pas une sanction déguisée, une discrimination ou une violation des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement n'a été retenue.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l’association dentaire de Chalon-sur-Saône, qui demandait l’annulation de la décision du 9 janvier 2024 de la CPAM de Saône-et-Loire. Cette décision sanctionnait le centre dentaire pour des anomalies de facturation par une suspension de deux ans de la possibilité d’exercer dans le cadre conventionnel (avec sursis) et une suspension de deux ans du versement des rémunérations forfaitaires (sans sursis). Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la procédure, de la méthode de contrôle par extrapolation, de la méconnaissance du principe de responsabilité personnelle et du droit à l’erreur, ainsi que du caractère disproportionné de la sanction. La décision s’appuie sur les dispositions de l’accord national du 8 juillet 2015 et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la société Empire et de son assureur, la société Helvetia assurances, visant à engager la responsabilité de Voies Navigables de France (VNF) pour un incident survenu le 23 février 2022 dans l’écluse de Saint-Martin. Les requérants soutenaient qu’un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, matérialisé par la présence d’une aiguille de barrage dans le sas, avait endommagé le bateau le Kaporal. Le tribunal a retenu que la preuve du lien de causalité entre le dommage et l’ouvrage était rapportée, mais a rejeté les conclusions indemnitaires en estimant que VNF démontrait l’entretien normal de l’écluse et que la capitaine du navire avait commis une faute exonérant l’établissement public de sa responsabilité. La décision s’appuie sur les articles L. 4311-1 du code des transports et les principes de responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par l’association dentaire de Chalon-sur-Saône d’un recours en excès de pouvoir contre un courrier de l’ARS de Bourgogne Franche-Comté lui accordant un délai supplémentaire pour se conformer à une mise en demeure. L’association s’étant désistée de son instance, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à en donner acte. Par un jugement du 27 janvier 2026, la 3ème chambre a donc donné acte du désistement, mettant fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par Mme E... d’une demande indemnitaire et d’injonction contre le département de la Côte-d’Or suite à l’effondrement partiel du mur d’enceinte de sa propriété longeant la route départementale RD 114 L, a ordonné une expertise avant-dire droit. Le tribunal a estimé que les pièces du dossier ne permettaient pas de déterminer les causes et origines des désordres, ni si le mur constituait un accessoire de l’ouvrage public routier. Il a sursis à statuer sur l’ensemble des conclusions des parties, en application de l’article R. 621-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de la société La Garaude, qui demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande de travaux de réparation d’un mur et d’un chemin rural, ainsi que l’indemnisation de ses préjudices. La société invoquait la responsabilité sans faute et pour faute de la commune de Velars-sur-Ouche et de la communauté de communes Ouche et Montagne (CCOM) en raison des désordres affectant ces ouvrages publics. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la responsabilité de la commune n’était pas engagée faute de lien de causalité direct entre les désordres et un défaut d’entretien normal, et que la CCOM n’avait pas de compétence en matière de gestion des eaux pluviales sur ce chemin rural. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage public et les dispositions du code rural et de la pêche maritime relatives aux chemins ruraux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte du désistement pur et simple de Mme D..., qui contestait la décision de suspension conservatoire de ses fonctions prise par le centre hospitalier Henri Dunant. La requête en excès de pouvoir étant devenue sans objet, le tribunal n'a pas statué sur le fond du litige. Les conclusions du centre hospitalier tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du 9 août 2024 prolongeant son placement à l’isolement au centre de détention de Joux-la-Ville. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la décision ayant été régulièrement signée par un agent bénéficiant d’une délégation de signature du garde des sceaux. Il a également jugé que la procédure de prolongation, fondée sur les articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire, avait respecté les droits de la défense et le principe du contradictoire, le requérant ayant été informé des motifs et mis en mesure de présenter ses observations. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n’était entachée ni d’inexactitude matérielle ni d’erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. A..., détenu, contestant le refus du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville de l'autoriser à recevoir un oreiller ergonomique prescrit par le médecin de l'établissement pour une hernie discale. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, bien que constituant une mesure d'ordre intérieur, était recevable car elle portait une atteinte substantielle aux droits du requérant, notamment à son droit à la santé garanti par les articles L. 6 et L. 322-1 du code pénitentiaire. Il a annulé cette décision au motif que l'oreiller, prescrit médicalement et ne présentant pas de danger pour la sécurité, devait être autorisé en application de l'arrêté du 23 janvier 2023, et a enjoint à l'administration de permettre sa remise sous astreinte. Les textes appliqués sont les articles L. 6, L. 322-1, R. 332-42 et R. 332-43 du code pénitentiaire, ainsi que l'arrêté du 23 janvier 2023.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant gabonais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de séjour n'était entachée d'aucune illégalité, notamment en ce qu'elle ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-1, L. 423-23, L. 435-1) ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, a également été validée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C... épouse B..., ressortissante arménienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment en prenant en compte son activité professionnelle partielle. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.