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Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Sampigny-Lès-Maranges. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l’état d’un immeuble menaçant ruine, appartenant à M. et Mme B..., dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Le juge a estimé que l’immeuble présentait un risque pour la sécurité des occupants et du voisinage. En conséquence, il a ordonné une expertise avec une mission de vingt-quatre heures pour décrire les désordres, évaluer le danger et proposer des mesures de protection.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts C... concernant la prise en charge de leur fille et sœur, décédée au centre hospitalier de Chalon-sur-Saône les 27 et 28 août 2024. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les conditions de cette prise en charge et les causes du décès. Le tribunal a mis hors de cause le docteur F..., qui n’était pas intervenu, mais a maintenu la présence du docteur J..., médecin traitant, dans le cadre de l’expertise.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme C..., agente territoriale, contestant la sanction d’exclusion temporaire de deux ans (dont six mois avec sursis) prononcée par le maire de Torcy le 8 avril 2024. La requérante invoquait notamment des vices de procédure (enquête à charge, manquement à la confidentialité par le médiateur) et une erreur de fait ou de qualification juridique des faits. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la procédure était régulière et que les faits reprochés (manquements au devoir de réserve, de loyauté, comportement inapproprié) étaient établis et justifiaient la sanction, qui n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la procédure disciplinaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l’association Football Club Autunois, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2023 du préfet de Saône-et-Loire ordonnant la fermeture de son établissement pour un an sur le fondement de l’article L. 322-5 du code du sport. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que les faits de violence lors de rencontres sportives justifiaient la mesure. Il a également écarté les moyens tirés de l’erreur de droit, de l’erreur de fait, du détournement de procédure, du caractère disproportionné et de la double sanction.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B..., agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Julien le plaçant en congé de maladie ordinaire du 3 juin 2023 au 2 juin 2024, après un accident reconnu imputable au service. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que l’administration avait méconnu les dispositions des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique en ne maintenant pas le congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la période postérieure au 2 juin 2023, dès lors que l’état de santé de l’agent était toujours en lien avec l’accident de service. La solution retenue s’appuie sur le principe de présomption d’imputabilité au service de l’accident et sur l’obligation de solliciter l’avis du conseil médical avant toute décision de réintégration ou de changement de régime de congé.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'application du système du quotient à l'indemnité compensatrice de congés payés perçue lors de son départ à la retraite en janvier 2023. Le tribunal a jugé que cette indemnité ne constitue ni un revenu exceptionnel ni un revenu différé au sens de l'article 163-0 A du code général des impôts, dès lors que son paiement n'est pas indépendant de la volonté de la contribuable et qu'elle est accordée annuellement. En conséquence, la condition de dépassement de la moyenne des revenus des trois années précédentes n'étant pas remplie, la réduction d'impôt sollicitée a été refusée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme E..., agente territoriale spécialisée des écoles maternelles, qui contestait sa révocation prononcée par le maire de Torcy. La requérante invoquait des irrégularités dans l'enquête administrative préalable et une erreur d'appréciation des faits. Le tribunal a jugé que les conditions de l'enquête administrative, antérieures à la procédure disciplinaire contradictoire, étaient sans incidence sur la légalité de la sanction. Il a également estimé que les griefs retenus par le conseil de discipline, à l'exception du non-respect des horaires, étaient matériellement établis et justifiaient une sanction de révocation, sans disproportion. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de mise en sécurité du 25 septembre 2025 pris par le président de la communauté de communes du Pays du Chatillonnais. Cet arrêté ordonnait la démolition d'un immeuble appartenant à la SCI Axel A..., situé à Châtillon-sur-Seine, en raison de son péril grave. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux immeubles menaçant ruine.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour un logement à Auxerre au titre de 2023. Le requérant soutenait que ce bien était sa résidence principale depuis le 1er janvier 2023, contrairement à ce qu'il avait déclaré. Le tribunal a jugé que M. B... n'apportait pas la preuve que le logement constituait sa résidence principale au 1er janvier 2023, date de référence pour l'établissement de l'impôt. La solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, et la charge de la preuve incombant au contribuable.
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a examiné la requête de Mme D..., ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté préfectoral du 14 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme D..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 12 avril 2024 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône avait infligé à Mme C..., aide-soignante, une exclusion temporaire de fonctions de cinq jours pour comportement maltraitant. La juridiction a jugé que les faits reprochés, notamment des propos agressifs envers des patients, n'étaient pas matériellement établis, les preuves reposant sur des témoignages imprécis et contestés. En conséquence, la sanction a été jugée infondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le vice de procédure soulevé. Cette décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D... contre l'arrêté du préfet de l'Yonne du 19 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, malgré une erreur de fait sans incidence sur la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision d’exclusion temporaire d’un jour de son fils, prise par le chef de l’EREA-LEA Claude Brosse. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement. Par ailleurs, la demande de la rectrice de l’académie de Dijon, qui n’a pas qualité de partie, tendant à la suppression de propos jugés outrageants, est rejetée comme irrecevable en application du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B..., aide-soignante révoquée par le directeur du centre hospitalier d'Autun pour des faits de maltraitance envers des patients et de comportement inadapté envers ses collègues. La requérante contestait la légalité de la sanction, invoquant notamment des vices de procédure liés à l'enquête administrative et à la composition du conseil de discipline, ainsi qu'une inexactitude matérielle des faits. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure était régulière et que les faits reprochés, établis, constituaient des fautes disciplinaires graves. Il a jugé que la sanction de révocation, bien que plus sévère que l'avis du conseil de discipline, n'était pas disproportionnée au regard des manquements aux obligations de dignité et de probité prévues par le code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 11 décembre 2025, du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation d’un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour une station de relais de téléphonie mobile. Le requérant s’est désisté de son recours pour excès de pouvoir, mais a maintenu une demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande ainsi que celle présentée par la société Cellnex, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. L’intervention volontaire de la société Bouygues Telecom a été déclarée sans objet.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le motif de rupture de son contrat de travail mentionné sur une attestation employeur destinée à France Travail. Le juge a estimé qu'il ne pouvait ni se substituer à l'administration pour rectifier cette attestation, ni adresser une injonction en ce sens à titre principal. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l’EARL de Brochai, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 12 881 euros pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle se bornait à transmettre la copie d’un recours administratif sans formuler de conclusions ou moyens devant le juge. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables sans régularisation.
Litige individuel d'un agent des chambres de commerce et d'industrie (CCI) portant sur le refus de régularisation de son indice d'expérience et une demande indemnitaire. Le Tribunal administratif de Dijon se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal administratif de Besançon. Il applique l'article R. 312-12 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu d'affectation de l'agent. La requête est transmise à la juridiction compétente par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme A... d’une demande visant à obtenir le maintien temporaire de la carte nationale d’identité de sa fille, suite à une demande de restitution du préfet de la Côte-d’Or. La requête se limitait à la transmission d’un recours gracieux adressé à l’administration, sans constituer une requête contentieuse conforme aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, qui lui avait attribué une indemnité forfaitaire de 4 000 euros en application de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. La requérante contestait le montant alloué, estimant que sa période de séjour dans certaines structures n’avait pas été prise en compte. En cours d’instance, l’Office national des combattants et victimes de guerre a fait droit à sa demande en lui attribuant une somme supplémentaire de 5 000 euros. Mme B... s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.