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Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or refusant de lui délivrer un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par M. et Mme D... d’une requête en excès de pouvoir et en responsabilité contre la commune de Bligny-sur-Ouche, suite au rejet implicite de leur demande de travaux sur un mur de soutènement jouxtant leur propriété et causant des éboulements. Le tribunal a examiné la compétence de la juridiction administrative, en considérant que le mur, bien que non public par nature, pouvait être regardé comme un accessoire indispensable d’un chemin rural (ouvrage public) s’il présentait un lien physique ou fonctionnel avec ce dernier. La solution retenue n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public pour les dommages causés aux tiers, ainsi que les articles L. 161-1 à L. 161-3 du code rural et de la pêche maritime relatifs aux chemins ruraux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A..., infirmière au centre hospitalier d’Autun, qui contestait la sanction de mise à la retraite d’office prononcée à son encontre le 12 avril 2024 pour des faits de maltraitance envers des résidents vulnérables et un comportement inadapté envers ses collègues. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, estimant que la décision comportait l’énoncé des considérations de droit et de fait nécessaires. Sur le fond, il a jugé que les faits reprochés, notamment des propos et actes maltraitants graves, étaient établis par les pièces du dossier et constituaient des manquements à l’obligation de dignité prévue à l’article L. 121-1 du code général de la fonction publique. La sanction de mise à la retraite d’office, prévue à l’article L. 533-1 du même code, a été considérée comme proportionnée à la gravité des fautes commises.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A..., infirmier titulaire au centre hospitalier d’Autun, qui demandait l’annulation de sa révocation prononcée le 2 mai 2024 pour des faits de maltraitance envers des résidents et de souffrance au travail. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l’avis du conseil de discipline était suffisamment motivé et que sa composition était régulière. Sur le fond, il a estimé que les faits reprochés étaient établis et que la sanction de révocation n’était pas disproportionnée au regard des obligations de dignité et de probité prévues par le code général de la fonction publique. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 530-1, L. 533-1 et L. 121-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande d’indemnisation de 400 euros pour le préjudice moral résultant de quatre fouilles à nu subies en mai 2024, qu’il estimait injustifiées et constitutives d’un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a jugé que, si les fouilles étaient fondées sur une décision de fouilles systématiques prise par le chef d’établissement, l’administration n’a pas justifié de manière suffisante la nécessité et la proportionnalité de ces mesures au regard du comportement et de la personnalité du détenu, en méconnaissance des articles L. 225-1 et L. 225-2 du code pénitentiaire. Cette faute a engagé la responsabilité de l’État, et le tribunal a condamné ce dernier à verser à M. A... la somme de 200 euros, tous intérêts confondus, en réparation de son préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de la SARL Auberge l’Ombelle contestant l’arrêté du maire du Miroir du 29 juin 2023, qui interdisait le fonctionnement des moteurs de poids-lourds à l’arrêt sur le territoire communal. La société invoquait notamment une interdiction générale et absolue, une méconnaissance de l’article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l’industrie, ainsi qu’un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la mesure était justifiée par des motifs d’ordre public et de protection de l’environnement, et qu’elle n’était pas disproportionnée. Par conséquent, il a également rejeté la demande indemnitaire fondée sur l’illégalité de l’arrêté, ainsi que les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral résultant de cinq fouilles à nu subies entre août et septembre 2023 à l’issue de parloirs. Le requérant soutenait que ces fouilles, non justifiées par son comportement ou des risques particuliers, constituaient un traitement inhumain et dégradant contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant que l’administration pénitentiaire n’avait commis aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’État.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du préfet de région Bourgogne-Franche-Comté de lui délivrer une autorisation d’exploiter une parcelle viticole. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, d’incompétence et d’erreur manifeste d’appréciation soulevés par le requérant. La décision s’appuie notamment sur les articles R. 331-4, R. 331-5 et L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux délégations de signature.
Le Tribunal Administratif de Dijon a joint deux requêtes de Mme C..., ressortissante marocaine, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Côte-d'Or de renouveler son titre de séjour "étudiant", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 6 juin 2025 s'était substituée à la décision implicite antérieure, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, le tribunal ayant estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme C..., aide-soignante au centre hospitalier d'Autun, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 11 juin 2024 retirant son placement en disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'hôpital, la décision attaquée ayant reçu exécution sans avoir été abrogée ou retirée. Sur le fond, il a annulé la décision litigieuse au motif que le retrait d'une décision créatrice de droits, comme l'était le placement en disponibilité, ne pouvait intervenir au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, et ce sans qu'une procédure contradictoire préalable ne soit respectée.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision du 21 novembre 2025 par laquelle l'OFII avait refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à M. A..., demandeur d'asile en réexamen. Le juge a estimé que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité, prévue aux articles L. 522-1 et R. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas été régulièrement menée, entachant la décision d'un vice de procédure. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la chambre de métiers et de l'artisanat de Bourgogne Franche-Comté (CMA BFC) d'une demande d'expulsion de l'association interconsulaire de formation (AIF) des locaux du centre de formation d'apprentis (CIFA) de l'Yonne, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La CMA BFC soutenait que l'AIF occupait les lieux sans droit ni titre depuis la résiliation de la convention d'occupation du domaine public, et que cette situation d'urgence justifiait l'expulsion. L'AIF contestait l'urgence et l'existence d'une contestation sérieuse, arguant que la convention ne prévoyait pas de résiliation unilatérale et que la qualification de domaine public était douteuse. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la CMA BFC n'établissant pas de menace imminente pour la continuité du service public ou ses compétences, et que la demande se heurtait à une contestation sérieuse quant à la validité de la résiliation et à la nature juridique de la convention.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de Saône-et-Loire du 18 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré de la violation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme inopérant. Il a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour irrégulier, de l'absence d'attaches familiales en France et de son activité professionnelle illicite.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le motif de rupture de son contrat de travail mentionné sur une attestation employeur destinée à France Travail. Le juge a estimé qu'il ne pouvait ni se substituer à l'administration pour rectifier cette attestation, ni adresser une injonction en ce sens à titre principal. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 12 avril 2024 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône avait infligé à Mme C..., aide-soignante, une exclusion temporaire de fonctions de cinq jours pour comportement maltraitant. La juridiction a jugé que les faits reprochés, notamment des propos agressifs envers des patients, n'étaient pas matériellement établis, les preuves reposant sur des témoignages imprécis et contestés. En conséquence, la sanction a été jugée infondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le vice de procédure soulevé. Cette décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l’EARL de Brochai, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 12 881 euros pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle se bornait à transmettre la copie d’un recours administratif sans formuler de conclusions ou moyens devant le juge. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables sans régularisation.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme A... d’une demande visant à obtenir le maintien temporaire de la carte nationale d’identité de sa fille, suite à une demande de restitution du préfet de la Côte-d’Or. La requête se limitait à la transmission d’un recours gracieux adressé à l’administration, sans constituer une requête contentieuse conforme aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B..., aide-soignante révoquée par le directeur du centre hospitalier d'Autun pour des faits de maltraitance envers des patients et de comportement inadapté envers ses collègues. La requérante contestait la légalité de la sanction, invoquant notamment des vices de procédure liés à l'enquête administrative et à la composition du conseil de discipline, ainsi qu'une inexactitude matérielle des faits. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure était régulière et que les faits reprochés, établis, constituaient des fautes disciplinaires graves. Il a jugé que la sanction de révocation, bien que plus sévère que l'avis du conseil de discipline, n'était pas disproportionnée au regard des manquements aux obligations de dignité et de probité prévues par le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui se plaignait du refus de la CNIL de donner suite à son courrier concernant des difficultés liées à un déplacement pour personnes handicapées. Le juge a relevé que la requête ne contenait aucune conclusion intelligible tendant à l'annulation d'une décision ou à une condamnation pécuniaire, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
Le Tribunal administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 11 décembre 2025, du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation d’un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour une station de relais de téléphonie mobile. Le requérant s’est désisté de son recours pour excès de pouvoir, mais a maintenu une demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande ainsi que celle présentée par la société Cellnex, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. L’intervention volontaire de la société Bouygues Telecom a été déclarée sans objet.