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Le Tribunal Administratif de Dijon annule le refus implicite du préfet de l’Yonne de délivrer une carte de résident à M. B..., ressortissant afghan reconnu réfugié par l’OFPRA le 21 avril 2022. Le tribunal constate que le préfet, malgré une demande de motivation, n’a fourni aucun motif justifiant ce refus, en méconnaissance de l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la délivrance de cette carte aux réfugiés. En conséquence, il annule la décision et enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence, transformé en rejet explicite par un arrêté préfectoral du 11 décembre 2023. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet concernant la tardiveté de la requête, en application des articles L. 611-1, L. 614-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 421-5 du code de justice administrative. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement se concentre sur la recevabilité et les moyens soulevés, notamment la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or lui refusant l’autorisation de résider en France au titre de l’asile et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’intéressé n’établissant pas une intégration personnelle et professionnelle significative en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code des relations entre le public et l’administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de Saône-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les demandes de la société Clinique Paul Bert. Celle-ci contestait le refus de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté d’autoriser la polyclinique Sainte-Marguerite à exercer la chirurgie oncologique du rectum, ainsi que l’autorisation accordée au centre hospitalier de Sens pour cette même activité. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société requérante n’établissant pas que les décisions contestées porteraient une atteinte grave et immédiate à ses intérêts ou à ceux des patients. Par conséquent, les requêtes ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme E... qui contestait son exclusion définitive de l'Institut de Formation des Aides-Soignants (IFAS) Haute Côte-d'Or. La décision d'exclusion, fondée sur l'article 52 de l'arrêté du 21 avril 2007, a été jugée légale car elle reposait sur des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge, constatés lors de la formation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur d'appréciation, confirmant ainsi la mesure prise par l'IFAS.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante centrafricaine, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 mars 2025 lui refusant l'autorisation de résider en France au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales limitées en France. Il a également jugé que la requérante n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels de traitements contraires à l'article 3 de la même Convention en cas de retour en République centrafricaine, comme l'exige l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D..., qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser pour des préjudices subis lors d'un accouchement en 2017. La requérante invoquait un accident médical ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale, sur le fondement des articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a considéré que les conditions d'anormalité et de gravité du dommage n'étaient pas remplies, car les conséquences de l'acte médical n'étaient pas notablement plus graves que l'évolution prévisible de l'état de santé de la patiente en l'absence de traitement. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A..., attaché d’administration de l’État, qui demandait l’annulation de la décision implicite de refus du ministre du travail de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait notamment un harcèlement moral de la part de ses supérieurs hiérarchiques. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, d’un défaut d’impartialité et d’examen, ainsi que d’une erreur d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCEA de la Vallée de la Vanne, qui contestait le classement de sa parcelle en zone agricole par le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d’agglomération du Grand Senonais. La société soutenait que ce classement méconnaissait l’article R. 151-22 du code de l’urbanisme et était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a considéré que le classement en zone A était justifié par les orientations du projet d’aménagement et de développement durables (PADD) visant à protéger les espaces agricoles, et que la parcelle, bien que non exploitée, présentait un potentiel agricole à préserver. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. C... dirigées contre l'arrêté du préfet du Doubs fixant l'Algérie comme pays de destination de sa peine d'interdiction du territoire, et contre l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme pour la première décision, ainsi que ceux relatifs à l'illégalité par voie de conséquence et à la méconnaissance de l'article 8 de la même Convention pour la seconde. Les décisions ont été jugées conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de revalorisation de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) pour 2022. Le requérant soutenait que son changement d'affectation en novembre 2022 ou son expérience acquise justifiaient une revalorisation, en application du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'instruction du 17 octobre 2016. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation, et que les moyens tirés de la méconnaissance des textes applicables et du détournement de pouvoir étaient infondés. En conséquence, la décision de rejet du 5 janvier 2023 a été validée.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de France Travail réclamant à Mme A... le remboursement d'un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 6 018,79 euros. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la décision contestée est dépourvue d'effets pécuniaires immédiats tant qu'un titre de perception n'a pas été émis. Il précise que Mme A... pourra contester ce futur titre, ce qui suspendrait automatiquement le recouvrement. La requête est donc rejetée.
Indu de prime d'activité – Tribunal Administratif de Dijon – Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. La requérante contestait un indu de prime d'activité notifié par la CAF de l'Yonne, mais sa requête initiale ne contenait pas de moyens suffisamment précis. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, elle n'a pas fourni d'argumentation permettant d'apprécier le bien-fondé de son recours. L'ordonnance rejette la requête sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante béninoise, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 11 avril 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, l'état de santé de la requérante ne faisant pas obstacle à un départ vers son pays d'origine selon l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule le refus du préfet de la Côte-d'Or de renouveler la carte de résident de M. B..., ressortissant tunisien. Le préfet avait fondé son refus sur l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public en raison de condamnations pénales. Le tribunal juge que ces infractions, relativement anciennes, ne caractérisent pas une telle menace à la date de la décision, entachant ainsi le refus d'une erreur d'appréciation. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une carte de séjour temporaire. Après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer, M. B... s’est désisté de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande de condamnation de l’État aux frais, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du syndicat des avocat-e-s de France, du syndicat de la magistrature et de l’association de défense des libertés constitutionnelles. Ces derniers demandaient l’annulation d’un arrêté préfectoral du 1er octobre 2025 autorisant l’usage d’un drone lors d’une manifestation. La solution retenue est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, car l’arrêté contesté avait été retiré par le préfet avant même l’enregistrement de la requête, la privant ainsi d’objet.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon, rendue le 6 novembre 2025, concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant réside dans le département du Rhône et qu'il n'était ni assigné à résidence, ni retenu, ni détenu lors de l'introduction de sa requête. En application des articles L. 614-1, L. 911-1 et R. 900-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par l’Ogec Groupe scolaire Saint-Etienne d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Yonne et de plusieurs communes de fixer la contribution financière due au titre de l’article L. 442-5-1 du code de l’éducation, a ordonné le recours à la médiation. Constatant l’accord de toutes les parties, le tribunal a désigné une médiatrice pour une durée de trois mois, sur le fondement des articles L. 213-7 à L. 213-10 et R. 213-1 à R. 213-9 du code de justice administrative. La solution retenue est donc une suspension du litige afin de permettre une résolution amiable du différend.