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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant un blâme prononcé par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Bourgogne-Franche-Comté. Le tribunal a jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 532-1 du code général de la fonction publique et l’arrêté ministériel du 29 décembre 2016, était légalement prise par une autorité compétente. Il a également estimé que la matérialité des faits était établie et que la procédure, incluant l’enquête administrative et la consultation du comité social, ne révélait ni défaut d’impartialité ni erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant réside à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, et qu'il n'était ni assigné à résidence, ni retenu ou détenu lors de l'introduction de sa requête. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Marseille.
Refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Il juge que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que l'absence de pièces (ici, demande d'autorisation de travail ou contrat d'apprentissage) rendait impossible l'instruction. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative et les articles L. 435-3, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de permis de construire un poulailler de 29 700 poulets de chair opposé par le maire de Saint-Brancher. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que la commune ne pouvait légalement fonder son refus sur des motifs relevant de la police spéciale des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), cette compétence appartenant au préfet. Il a également estimé que les autres motifs invoqués, tels que les risques de pollution, les nuisances ou l’insuffisance de la ressource en eau, n’étaient pas suffisamment établis ou caractérisés pour justifier un refus sur le fondement des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. La solution retenue est donc l’annulation de l’arrêté de refus et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « salarié » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était légale, car fondée sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la condamnation de l'intéressé pour usage de faux documents. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A..., dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, de libérer le logement qu'il occupe indûment dans une structure d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue fait droit à la requête du préfet de la Côte d'Or, en application des articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement au terme du mois suivant la perte du droit au maintien sur le territoire. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'expulsion et a enjoint à M. A... d'évacuer ses biens, aux frais de ce dernier en cas d'abandon.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal constate que le requérant réside à Paris et n'est ni assigné à résidence, ni retenu, ni détenu. En application des articles L. 614-1, L. 911-1 et R. 900-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinés à l'article R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent. La solution retenue est le renvoi de l'affaire au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Dijon (1ère chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Côte-d’Or refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d’une exceptionnelle gravité, ni qu’il ne pourrait pas bénéficier d’un traitement approprié en Algérie, conformément à l’article 6.7 de l’accord franco-algérien et à l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’obligation de quitter le territoire et à la fixation du pays de renvoi, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE), estimant que le requérant avait pu présenter sa situation lors de sa demande d’asile. Il a également jugé que l’arrêté n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, faute pour M. B... de justifier de liens personnels ou d’une ancienneté de séjour notable en France. En conséquence, la décision fixant le pays de renvoi a été maintenue et les demandes de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E... tendant à l’annulation du permis de construire délivré par le maire de Granges à M. A... et M. F... pour une maison d’habitation. Le tribunal a jugé que M. E..., bien que voisin du projet, ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, faute d’établir que la construction serait de nature à affecter directement ses conditions d’occupation ou de jouissance. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de Mme A... qui contestait un indu de RSA de 517,15 euros réclamé par la CAF de l’Yonne. La requérante soutenait que l’indu résultait d’un "bug informatique" et non de sa propre déclaration. Le tribunal rappelle que pour contester le bien-fondé d’un indu de RSA, un recours administratif préalable auprès du président du conseil départemental est obligatoire avant toute saisine du juge. En l’espèce, Mme A... n’a pas exercé ce recours et a seulement demandé une remise gracieuse, ce qui ne permet pas au juge de se prononcer sur le bien-fondé de la dette. Par conséquent, la requête est rejetée comme irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme A... contestant son admission à la retraite pour invalidité par le maire de Chablis. La requérante soutenait notamment que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation sur son inaptitude totale et définitive, et de vices de procédure liés à l'absence d'information sur le reclassement et à la consultation irrégulière du conseil médical. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 85-1054 et n° 87-602. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté du 9 octobre 2023 a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de la taxe sur les plus-values immobilières (article 1609 nonies G du CGI) suite à la vente de sa maison à Longvic en 2021. Le requérant contestait le refus d'exonération de la plus-value au titre de l'habitation principale (article 150 U du CGI) et la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait suffisamment motivé sa décision et que M. B... n'avait pas apporté la preuve de l'occupation effective du bien comme résidence principale avant la vente, les éléments fournis (consommations, assurances, scolarisation) étant insuffisants. La majoration pour manquement délibéré a également été maintenue, l'intention d'éluder l'impôt étant établie.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la commune de Mâcon et la communauté d’agglomération Mâconnais-beaujolais-agglomération (MBA) pour obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs (sociétés Dargaud, AA Lyon, RBC Architecture et Soprema Entreprises) en raison de désordres d'infiltrations affectant une toiture, des huisseries et l'évacuation des eaux pluviales. Les requérants invoquaient la garantie décennale des constructeurs, estimant que les désordres rendaient l'ouvrage impropre à sa destination. En défense, les sociétés contestaient l'engagement de leur responsabilité, notamment en raison de l'expiration du délai décennal, du caractère apparent de certains désordres lors de la réception, ou d'un défaut d'entretien imputable au maître d'ouvrage. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la commune et de MBA, considérant que les désordres n'étaient pas de nature décennale et que les actions étaient, pour partie, tardives.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’une demande en réparation des préjudices subis par les consorts A... suite au décès de leur enfant lors d’un accouchement à la fondation Hôtel-Dieu Le Creusot, imputant des fautes au docteur H.... Le tribunal a examiné la responsabilité du centre hospitalier de Montceau-les-Mines, employeur du praticien, et de la fondation, lieu de l’acte médical. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique pour engager la responsabilité pour faute des établissements de santé. Le jugement condamne in solidum le centre hospitalier et la fondation à indemniser les requérants et la CPAM, tout en rejetant les demandes de mise hors de cause du centre hospitalier.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Chevillard et Fils qui contestait les pénalités de retard infligées par l’Office auxerrois de l’habitat (OAH) pour la levée tardive des réserves sur le lot n°10 « peintures-tentures ». La société n’a pas apporté la preuve que l’ensemble des réserves avait été levé dans le délai imparti au 27 mars 2023, et l’ajout ultérieur de réserves par le maître d’ouvrage n’a pas eu d’incidence sur l’application des pénalités. Le tribunal a également jugé que la société n’établissait pas que le retard était imputable à d’autres entreprises ou au maître d’ouvrage. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du CCAP et les principes généraux de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant libanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 11 avril 2025 refusant son titre de séjour "entrepreneur - profession libérale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation, notamment son PACS avec une Française. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de la communauté de communes de Marcigny de lui verser une indemnité de fin de contrat. La requérante avait été employée sur deux contrats à durée déterminée successifs, pour une durée totale de plus d'un an (du 7 mars 2023 au 31 mars 2024). Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 554-3 du code général de la fonction publique, l'indemnité n'est pas due lorsque la durée cumulée des contrats, y compris leurs renouvellements, excède un an. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de versement de l'indemnité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant haïtien, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Yonne du 21 janvier 2025 prononçant son expulsion et fixant Haïti comme pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen personnalisé. Il a jugé que le préfet ne s’était pas fondé uniquement sur les condamnations pénales de l’intéressé, mais avait apprécié l’ensemble des circonstances pour établir une menace grave pour l’ordre public au sens de l’article L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur la demande du préfet de Saône-et-Loire, a enjoint à Mme D... et M. B... de libérer le logement mis à leur disposition au titre de l’hébergement des demandeurs d’asile. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a constaté que les intéressés, définitivement déboutés de leur demande d’asile, occupaient sans droit ni titre les lieux malgré une mise en demeure, et que leur maintien compromettait le bon fonctionnement du service public d’accueil en raison de la tension sur le parc d’hébergement. L’expulsion a été autorisée, au besoin avec le concours de la force publique.