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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 100 euros pour le préjudice moral résultant d’une fouille intégrale subie le 14 septembre 2024 au centre de détention de Joux-la-Ville. Le tribunal a jugé que cette fouille, intervenue à l’issue d’un parloir famille, était justifiée par les nécessités de sécurité et de maintien de l’ordre, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, et qu’elle n’avait pas méconnu l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires et des demandes accessoires.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 5 000 euros pour des violences qu’il aurait subies de la part de surveillants pénitentiaires le 28 mai 2024, ainsi que pour un refus de transport médical. Le tribunal a estimé que l’usage de la force par les agents était proportionné et justifié face au comportement agité et menaçant du détenu, et qu’aucune faute de service n’était établie. La solution s’appuie sur les articles L. 113-4, R. 122-6 et L. 227-1 du code pénitentiaire, qui encadrent strictement l’usage de la force par l’administration pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du président du conseil départemental de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". La requérante invoquait un périmètre de marche limité à 100 mètres et l'utilisation d'une canne, se prévalant des critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a fait droit à sa demande en annulant la décision du 18 juillet 2024 et en lui accordant la carte sollicitée, au motif que son état de santé réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la région Bourgogne Franche-Comté de l’autoriser à exploiter six parcelles agricoles. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le vice de procédure et l’exception d’illégalité du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA). Il a jugé que la décision de refus, fondée sur les articles L. 331-3-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime, n’était pas entachée d’erreur d’appréciation. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l’arrêté préfectoral du 28 août 2023.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision du préfet de la Côte-d’Or du 15 septembre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante invoquait une impossibilité matérielle de transmettre plusieurs avis d’imposition via le site internet dédié. Le tribunal a rappelé que le défaut de production des pièces justificatives peut légalement justifier un classement sans suite, et que Mme A... n'a pas établi l'impossibilité alléguée. La décision s’appuie sur le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, notamment ses articles 40 et 37-1.
Le Tribunal administratif de Dijon rejette la requête de M. C..., ressortissant afghan, qui contestait son assignation à résidence pour un an prise par le préfet de Saône-et-Loire. Le tribunal écarte l'exception d'illégalité de la décision d'expulsion sous-jacente, rejette le moyen d'incompétence de la signataire, et juge la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime également que les contraintes de pointage ne constituent pas un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal admet seulement l'intéressé au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a constaté que le préfet de la Côte-d'Or avait délivré à Mme A... C..., ressortissante libanaise, une carte de résident postérieurement à l'introduction de son recours. Cette délivrance a eu pour effet de retirer la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, privant ainsi d'objet la requête en suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Il a également admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait l'annulation de son arrêté de radiation des cadres pris par le président de la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud. La requérante, fonctionnaire territoriale placée en disponibilité, n'a pas justifié avoir sollicité le renouvellement de cette position dans les délais, malgré une mise en demeure de l'administration. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information, estimant que la collectivité avait régulièrement notifié un courrier d'avertissement à son domicile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 514-1 du code général de la fonction publique et 26 du décret n° 86-68 du 13 janvier 1986, qui imposent au fonctionnaire de solliciter lui-même le renouvellement de sa disponibilité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus du service des retraites de l'Etat de lui accorder un départ anticipé à la retraite pour services actifs. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que les moyens tirés d'erreurs de droit et de rupture d'égalité n'étaient pas fondés, en application des dispositions de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite et de l'article 35 de la loi du 9 novembre 2010.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un arrêté du préfet de l'Yonne du 3 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. La requête, enregistrée le 24 octobre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sans que la demande d'aide juridictionnelle postérieure ne puisse le proroger. Le tribunal a fondé sa décision sur l'article R. 922-17 du CESEDA, permettant de rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de Mme A... E..., ressortissante comorienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Saône-et-Loire. La juridiction écarte les moyens soulevés, estimant que la décision est suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne révèle aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Le tribunal juge également que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la seule existence d'un pacte civil de solidarité avec un Français ne suffisant pas à caractériser une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant un blâme prononcé par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Bourgogne-Franche-Comté. Le tribunal a jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 532-1 du code général de la fonction publique et l’arrêté ministériel du 29 décembre 2016, était légalement prise par une autorité compétente. Il a également estimé que la matérialité des faits était établie et que la procédure, incluant l’enquête administrative et la consultation du comité social, ne révélait ni défaut d’impartialité ni erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C... contestant l'arrêté du préfet de l'Yonne du 28 novembre 2024 lui retirant sa carte de résident et prononçant son expulsion vers le Maroc. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, estimant la commission d'expulsion régulièrement composée et la décision suffisamment motivée. Sur le fond, il a jugé que la requérante, bien que résidant en France depuis l'âge de quatre ans, avait perdu la protection contre l'expulsion prévue à l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de condamnations pénales pour des faits punis de cinq ans ou plus d'emprisonnement, et que son comportement constituait une menace grave pour l'ordre public. La décision a également été validée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 7 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que le requérant avait pu présenter sa situation lors de l'examen de sa demande d'asile. Il a également jugé que le simple recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation justifiant l'annulation de la mesure d'éloignement. Enfin, la demande de suspension de l'exécution de la décision a été rejetée, faute pour M. A... d'apporter des éléments sérieux remettant en cause le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). La décision s'appuie notamment sur les articles L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Villars Fontaine pour la rénovation d’un sous-sol. La requête de M. et Mme E... a été jugée irrecevable en raison de leur défaut d’intérêt à agir, le projet n’étant pas susceptible d’affecter directement leurs conditions de jouissance. Par ailleurs, la condition d’urgence n’était pas remplie, les travaux étant achevés à la date de l’audience. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par le maire de Guillon Terre Plaine sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise d'un immeuble dangereux appartenant à plusieurs propriétaires. La demande s'inscrit dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le juge des référés fait droit à la requête en désignant un expert chargé de constater les désordres, d'évaluer le danger et de proposer des mesures. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B..., professeure des écoles stagiaire reconnue travailleuse handicapée. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande d'aménagement de poste (connexion filaire, désactivation du Wi-Fi, installation d'un filtre CPL) par la directrice académique de la Nièvre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle justifiant une suspension avant le jugement au fond. La solution est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Dijon par M. A..., agent de maîtrise, sollicite une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'objectif est de déterminer son taux d'incapacité permanente partielle, l'imputabilité au service d'une rechute survenue le 4 juillet 2024, et l'ensemble de ses préjudices suite à un accident de service du 22 février 2023. Le tribunal rejette la demande d'expertise, estimant qu'elle n'est pas utile car M. A... dispose déjà d'éléments médicaux suffisants, notamment un taux d'IPP fixé à 5% et une date de consolidation, et que la contestation de l'imputabilité de la rechute relève d'un litige au fond. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au-delà de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 1er septembre 2025 de la commission académique de Dijon refusant l’autorisation d’instruction en famille pour le fils des requérants. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n’ont pas joint la copie de leur recours en annulation au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés a rejeté la demande sans audience, faute de respect de cette condition de recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de permis de construire un poulailler de 29 700 poulets de chair opposé par le maire de Saint-Brancher. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que la commune ne pouvait légalement fonder son refus sur des motifs relevant de la police spéciale des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), cette compétence appartenant au préfet. Il a également estimé que les autres motifs invoqués, tels que les risques de pollution, les nuisances ou l’insuffisance de la ressource en eau, n’étaient pas suffisamment établis ou caractérisés pour justifier un refus sur le fondement des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. La solution retenue est donc l’annulation de l’arrêté de refus et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.