12 920 décisions disponibles — page 93/646
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or du 20 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne était inopérant, cette disposition ne s’imposant qu’aux institutions de l’Union et non aux États membres. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la décision attaquée a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la décision d’éloignement était légale, M. D... ne pouvant se prévaloir d’un droit au séjour sur le fondement de l’accord franco-algérien. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours de M. B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide exceptionnelle de fin d’année (AEFA). Le requérant invoquait une erreur de la CAF à l’origine de l’indu et une situation financière difficile. La juridiction a rappelé le cadre juridique applicable, notamment les articles L. 262-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles pour le RSA, et le décret n° 2023-1184 du 14 décembre 2023 pour l’AEFA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCEA Domaine de Saint-Léger, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré le 20 avril 2022 par la maire de Charnay-lès-Mâcon pour l’édification d’une écurie. La juridiction a estimé que la requête était irrecevable, la société requérante ne justifiant pas d’un intérêt à agir suffisant. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d’injonction et les conclusions indemnitaires présentées par le défendeur sur le fondement de l’article L. 600-7 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCEA Domaine de Saint-Léger, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré le 18 octobre 2021 pour six abris à chevaux à Charnay-lès-Mâcon. La juridiction a examiné les moyens tirés de l’incomplétude du dossier, de la méconnaissance du plan local d’urbanisme (articles A1 et A11) et du règlement sanitaire départemental, ainsi que de la fraude alléguée. Elle a jugé que le projet présentait un lien avec une activité agricole et que les autres griefs n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité du permis et du refus de retrait. La demande de dommages et intérêts pour recours abusif formée par le bénéficiaire du permis a également été rejetée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de Mme B... A... contestant le refus de remise de dette d’un indu de RSA de 207,30 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière difficile, mais n’a pas fourni d’argumentation ou de pièces justificatives suffisantes pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré une invitation à régulariser. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute de motivation et de précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA, sans examen au fond de la demande de remise gracieuse.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de Mme B... contestant un indu d'aides personnelles au logement (APL) de 5 124 euros réclamé par la CAF de Saône-et-Loire. Le juge constate que la requérante n'a pas formé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable pour contester le bien-fondé de l'indu, rendant sa contestation irrecevable. De plus, sa demande de remise gracieuse de la dette a été rejetée par la CAF le 31 mars 2025, et elle n'établit pas l'existence d'un litige né et actuel concernant d'autres aides. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les codes de la construction et de l'habitation et de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la SCEA Domaine de Saint-Léger d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 2 juillet 2020 de la maire de Charnay-lès-Mâcon accordant un permis de construire pour un hangar de stockage, ainsi que contre le refus implicite de retrait de ce permis. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l’incomplétude du dossier, de la méconnaissance des articles A1, A11, N1, N2 et N11 du règlement du PLU, et de la fraude alléguée. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique, en application des codes de l’urbanisme et de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Dijon, par une ordonnance du 16 octobre 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. B... de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le retrait total de la prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le requérant demandait l’annulation de cette décision et de son rejet du recours administratif préalable, ainsi qu’une injonction de versement sous astreinte. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la suspension de la décision de l'INRAE refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son accident. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la copie d'un recours au fond en annulation contre la décision contestée. Le juge a donc fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans audience.
Le Tribunal administratif de Dijon a donné acte du désistement pur et simple de Mme C... et M. B... de leur requête en excès de pouvoir. Les requérants contestaient le refus implicite du maire de Romanèche-Thorins de leur communiquer un arrêté interruptif de travaux et un constat d’infraction, après avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D... et Mme C... contestant la délibération du conseil municipal de Lacanche approuvant la création d’un terrain multisports. Les requérants invoquaient des nuisances et l’absence de demande des habitants, mais le juge a estimé que ces moyens étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien d’une erreur manifeste d’appréciation. Le moyen tiré des nuisances futures a été écarté comme non assorti de précisions suffisantes. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... contestant son ajournement au CAP « réparation des carrosseries » (session 2025). Le requérant invoquait un manquement au devoir de neutralité des examinateurs lors de l'épreuve professionnelle EP2A. Le juge a rappelé que le jury est souverain dans l'évaluation des candidats et qu'il ne lui appartient pas de contrôler cette appréciation, sauf en cas de considérations étrangères à la valeur des prestations. Faute pour le requérant de produire des éléments précis pour étayer ses allégations, le moyen a été écarté comme non assorti des précisions nécessaires. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... contestant la rétention de son permis de conduire et l'arrêté préfectoral subséquent. La rétention administrative du permis, acte de police judiciaire, ne relève pas de la compétence du juge administratif mais du juge judiciaire. L'exception d'illégalité de cette rétention soulevée contre l'arrêté préfectoral a été jugée inopérante. En l'absence d'autres moyens, la requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 2° et 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté pour ordonner l'expulsion d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement universitaire. Le CROUS s'est ensuite désisté de l'ensemble de ses conclusions. Par une ordonnance du 15 octobre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance du CROUS de Bourgogne-Franche-Comté. Ce dernier avait initialement demandé l'expulsion d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement universitaire, en raison de l'absence de renouvellement de son dossier pour l'année 2025-2026. Le désistement, déclaré pur et simple, a été accepté par ordonnance du 15 octobre 2025, mettant fin à la procédure.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme irrecevable la requête de Mme C..., qui demandait l’exécution d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées attribuant une aide humaine à son fils. Le juge a constaté que la requête était prématurée, car la demande adressée à l’administration le 18 septembre 2025 n’avait pas encore fait naître une décision implicite de rejet à l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’inviter la requérante à la régulariser.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision du 25 septembre 2023 du préfet de l’Yonne lui ordonnant de conduire trois bovins à l’abattoir pour perte de traçabilité. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et d’erreur de fait, estimant que la décision était fondée sur les articles L. 221-4 du code rural et de la pêche maritime et le règlement européen n° 1082/2003. La solution retenue confirme la légalité de l’injonction préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a annulé la décision du 17 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. B..., au motif que ce dernier n'avait pas déféré à des convocations de gendarmerie. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas respecté la procédure prévue à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui exige une mise en demeure préalable du demandeur pour accomplir une formalité déterminée, avant tout classement sans suite. En l'absence de cette mise en demeure et le préfet n'ayant pas produit de mémoire en défense, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B..., détenu, d’une demande d’indemnisation pour perte de salaire consécutive à la suspension puis au déclassement illégal de son emploi au sein d’un centre de détention. L’administration pénitentiaire n’a pas contesté la faute commise. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de M. B... et a jugé recevable sa demande indemnitaire, en application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.