Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512609(TA38-2512609)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme D... du domaine public communal d'Aix-les-Bains, où elle occupait sans droit ni titre un trottoir avec une installation de fortune. La juridiction a retenu l'absence de contestation sérieuse et l'urgence caractérisée par les risques pour la sécurité et la salubrité publiques, ainsi que le danger pour l'occupante elle-même. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative. Le tribunal a toutefois rejeté la demande d'injonction de relogement, estimant cette compétence hors de son champ.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207422(TA38-2207422)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le maire de Grenoble s'est opposé à la déclaration préalable de travaux pour l'installation d'un relais de radiotéléphonie mobile. Le tribunal juge que le motif de refus, fondé sur une méconnaissance de l'article 5.2 du PLUi (intégration architecturale), est entaché d'une erreur d'appréciation, le projet prévoyant des antennes dissimulées dans de fausses cheminées en retrait des façades, sans porter atteinte au site. La compétence du signataire de l'arrêté est reconnue. En conséquence, l'opposition est annulée, et la décision de non-opposition délivrée ultérieurement devient définitive.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513043(TA38-2513043)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté municipal autorisant des travaux de voirie, présentée par un candidat aux élections municipales. Le requérant invoquait un détournement de pouvoir et une violation de l’article L. 52-1 du code électoral, estimant que ces travaux lui causaient un préjudice électoral. Le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant la requête manifestement mal fondée. La demande a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2512133(TA38-2512133)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., ressortissante béninoise, afin d’obtenir l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 28 février 2026. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, et a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512671(TA38-2512671)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... visant à suspendre la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, car la requérante, qui disposait d’une simple attestation de dépôt, ne justifiait pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son contrat de travail et de ses droits au congé parental. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 233-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2512237(TA38-2512237)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante rencontrant des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a accordé un rendez-vous à l’intéressée. Le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513082(TA38-2513082)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant albanais, d'une demande de suspension de la décision du 3 juin 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a classé sans suite sa demande de rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge des référés a rejeté la requête au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une nécessité de bénéficier d'une mesure provisoire à très bref délai, s'agissant d'une première demande de titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200694(TA38-2200694)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. Thierry A... qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire des Deux Alpes du 3 décembre 2021 ayant sursis à statuer sur sa demande de permis de construire un chalet. Le tribunal a jugé que le dossier de demande n'était complet qu'à compter du 7 octobre 2021, et non au 29 septembre comme le soutenait le requérant, de sorte que le délai d'instruction de deux mois n'était pas expiré lors de la notification de l'arrêté. Par conséquent, M. A... n'était pas titulaire d'un permis de construire tacite, et le moyen tiré de l'absence de procédure contradictoire préalable à un retrait illégal a été écarté. La solution s'appuie sur les articles L. 424-2, R. 423-19, R. 423-23, R. 423-38 et R. 423-39 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513248(TA38-2513248)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au département de la Drôme de procéder à l'évaluation de la situation de M. A..., se déclarant mineur isolé, dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par la situation de rue du requérant et que le refus de prise en charge portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence, en méconnaissance des articles L. 221-1 et L. 221-2-4 du code de l'action sociale et des familles. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511848(TA38-2511848)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la suspension du permis de construire délivré par la commune d'Annecy à la société MGM pour la rénovation et l'extension d'une habitation. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient notamment l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, et a donc rejeté la demande de suspension. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512992(TA38-2512992)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant indien. Le juge a rappelé que la condition d'urgence est présumée satisfaite en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, mais a constaté que le requérant avait déposé sa demande de renouvellement avant le délai réglementaire prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2512812(TA38-2512812)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 29 novembre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie a prolongé de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français de M. A..., ressortissant algérien. La décision est fondée sur une erreur d'appréciation, la préfète ayant considéré à tort que des faits de défaut de permis de conduire constituaient une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que ce motif n'était pas de nature à justifier une telle prolongation et que la préfète n'aurait pas pris la même décision en l'absence de ce motif. L'État est condamné à verser 900 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513231(TA38-2513231)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la radiation et de refus de réorientation présentée par un étudiant en BUT, inscrit à l’Université Savoie Mont Blanc. Le juge a constaté l’irrecevabilité de la requête faute de requête distincte en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Il a également relevé l’absence de décision écrite de radiation et le caractère manifestement mal fondé des moyens invoqués, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit à la poursuite d’études ou de la loi handicap de 2005, faute de précisions juridiques suffisantes. La requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2513203(TA38-2513203)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'orienter M. A..., personne handicapée sans abri, vers une structure d'hébergement d'urgence adaptée à son état de santé. Le juge a constaté une carence caractérisée de l'État dans la mise en œuvre du droit à l'hébergement d'urgence prévu aux articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, portant une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'il constitue. L'urgence était établie compte tenu de la vulnérabilité médicale et sociale du requérant, exposé à un risque vital. L'astreinte de 100 euros par jour de retard a été prononcée pour assurer l'exécution de cette mesure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512855(TA38-2512855)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contre les arrêtés du 1er décembre 2025 de la préfète de l’Isère l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d’un an et l’assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, estimant que la décision était fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303529(TA38-2303529)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir l'abrogation d'un emplacement réservé institué par le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune d'Heyrieux, devenu selon elle inopposable. La requérante soutenait que le refus du maire était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, faute d'intention réelle de la commune de réaliser le projet d'aménagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les dispositions des articles L. 151-41, L. 152-2, L. 230-3 et L. 230-4 du code de l'urbanisme, qui organisent le droit de délaissement et l'inopposabilité de la servitude, ne font pas obstacle au maintien de l'emplacement réservé dans le PLU. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511296(TA38-2511296)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté sa demande de frais d’instance au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les mesures d’injonction sollicitées, sans condamnation de l’État aux dépens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507970(TA38-2507970)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 lui retirant son titre de séjour pour fraude, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le retrait du titre de séjour était légal, car obtenu par fraude, et que la décision était fondée sur l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration et l'accord franco-algérien. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des décisions contestées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507998(TA38-2507998)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D... et Mme A..., un couple de ressortissants mauriciens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient d'aucune considération humanitaire ni de motifs exceptionnels pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'éléments démontrant une intégration professionnelle stable ou une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2508011(TA38-2508011)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 26 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a considéré que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. B..., en application des articles L. 433-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits reprochés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Résumé IA