Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106079(TA38-2106079)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Nant d’Arly et M. D..., voisins immédiats, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Megève du 2 mars 2021 ne s’opposant pas à la déclaration préalable de travaux de Mme C... pour la transformation d’un garage en pièce habitable. Après avoir écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, le tribunal a examiné les nombreux moyens des requérants, notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques, ainsi que l’absence de consultation de l’architecte des bâtiments de France. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après audience publique, en application du code de l’urbanisme, du code du patrimoine et du règlement du PLU de Megève.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201311(TA38-2201311)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de la commune de Nernier à lui verser 34 000 euros pour des préjudices subis suite à un refus de permis de construire. La requérante invoquait une faute de la commune pour lui avoir fourni des renseignements erronés via un courriel de 2016. Le tribunal a jugé que ce courriel ne constituait qu'un avis non engageant et que le projet présenté à la commission était différent de celui ayant fait l'objet du refus, écartant ainsi toute faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La demande indemnitaire a donc été rejetée, et Mme A... a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512945(TA38-2512945)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 612-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513328(TA38-2513328)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 décembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, en situation irrégulière depuis plus de quatre ans, ne justifiait pas de conséquences immédiates et graves découlant du refus d'enregistrement. L'ordonnance a été rendue sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513341(TA38-2513341)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante géorgienne demandeuse d'asile, qui sollicitait une orientation vers une structure d'hébergement d'urgence pour elle et sa famille. Le juge a rappelé que les demandeurs d'asile relèvent du dispositif d'hébergement géré par l'OFII et qu'une carence de l'État ne constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale qu'en cas de circonstances exceptionnelles, notamment pour protéger l'intérêt supérieur d'enfants très jeunes. En l'espèce, malgré l'état de santé préoccupant d'un nourrisson, la requérante n'a pas démontré que les solutions d'hébergement proposées étaient inadaptées au point de créer un risque grave pour la santé ou la sécurité des enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2, L. 345-2-2, L. 345-2-3 et L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2513367(TA38-2513367)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 19 décembre 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté préfectoral du 4 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire sans délai et le plaçant en rétention administrative. La solution retenue est un dessaisissement au profit du Tribunal Administratif de Lyon. En application de l'article R. 776-16 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant est placé en rétention dans le ressort de Lyon, ce qui rend ce dernier territorialement compétent. Le dossier de la requête est donc transmis au Tribunal Administratif de Lyon.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201793(TA38-2201793)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de 4 millions d'euros présentée par des propriétaires voisins, qui estimaient que la délivrance d'un permis de construire illégal par la commune de Megève les empêchait de vendre leur terrain. Le tribunal a jugé que les requérants n'établissaient pas l'existence d'un lien de causalité direct entre l'illégalité du permis (portant sur deux places de stationnement empiétant sur une servitude) et le préjudice allégué, la non-constructibilité du terrain résultant également d'autres motifs (classement en zone 2AU, absence de raccordement électrique). En conséquence, la faute de la commune n'a pas été examinée, et les requérants ont été condamnés solidairement à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508098(TA38-2508098)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 11 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, sans commettre d'erreur de droit malgré la mention d'un article inapplicable. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour irrégulier et de son absence de liens familiaux en France. Enfin, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence soulevé contre l'obligation de quitter le territoire, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2508974(TA38-2508974)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée par son jugement du 18 avril 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère d'admettre l'épouse de M. A... au regroupement familial sous astreinte de 100 euros par jour. Constatant une exécution tardive intervenue le 16 octobre 2025, soit 118 jours après l'expiration du délai de deux mois, le tribunal a liquidé l'astreinte à 3 540 euros, après avoir modéré le taux à 30 euros par jour en raison de l'exécution finale. La décision applique les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2510861(TA38-2510861)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’astreinte pour inexécution de son jugement du 11 août 2022, rejette la requête. Ce jugement enjoignait au préfet de l’Isère de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A... B... dans un délai de trois mois. Le tribunal estime que, faute d’injonction de prendre une décision explicite, une décision implicite de rejet est née à l’issue d’un délai de quatre mois, conformément à l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet est donc réputé avoir exécuté le jugement, ce qui conduit au rejet de la demande d’astreinte fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511845(TA38-2511845)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 octobre 2025 par lequel la commune de Saint-Gervais-les-Bains avait retiré un permis de construire délivré à la SNC Vinci Immobilier Rhône-Alpes-Auvergne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préjudice financier invoqué par la société requérante étant inhérent à l'exercice du recours et non suffisamment caractérisé au regard de l'intérêt public s'attachant à la légalité des autorisations d'urbanisme. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence du signataire, du défaut de procédure contradictoire, de l'insuffisance de motivation ou de l'absence de fraude, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait, la fraude étant établie par la substitution d'un programme d'appartements au projet hôtelier initialement autorisé.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2512386(TA38-2512386)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de renouveler la carte de résident de Mme A.... La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a également estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512721(TA38-2512721)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 1er octobre 2025 par lequel le président du centre intercommunal d’action sociale (CIAS) Arlysère a prononcé l’exclusion temporaire de fonctions de M. A..., infirmier titulaire, pour une durée de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la sanction étant en vigueur depuis deux mois et la requête en suspension ayant été déposée tardivement sans justification. Il a également considéré qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, fondée sur les articles L. 530-1 et suivants du code général de la fonction publique, en raison de la matérialité des faits de comportement inadapté envers un résident âgé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513252(TA38-2513252)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’un titre exécutoire émis par Valence Romans Agglo pour le recouvrement d’une participation au financement de l’assainissement collectif (PFAC). Le juge constate que la requête au fond introduite par M. B... suspend déjà la force exécutoire du titre en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, rendant la demande de suspension sans objet. Par ailleurs, l’urgence n’est pas établie et le moyen tiré de la prescription de la créance ne crée pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513254(TA38-2513254)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à Mme B..., ressortissante marocaine dont la carte de résident a expiré le 6 décembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas déposé sa demande de renouvellement dans les délais prescrits par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entre le 120e et le 60e jour avant l'expiration du titre), ce qui l'empêchait de bénéficier de la délivrance automatique d'une attestation de prolongation prévue à l'article R. 431-15-1 du même code. En conséquence, l'absence d'urgence a conduit au rejet de la requête sans examen des moyens relatifs à la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202331(TA38-2202331)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mmes A..., contestant le refus implicite du président de la communauté d’agglomération Thonon-Agglomération d’inscrire à l’ordre du jour du conseil communautaire leur demande de reclassement de parcelles en zone UD ou 1AUd du plan local d’urbanisme. Le tribunal a examiné la légalité du refus d’abroger le classement contesté, en application de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’inscrit dans le cadre du contrôle de légalité des actes réglementaires à la date de la décision. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512924(TA38-2512924)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement des sociétés EPC France et VTS de leur recours en annulation de la procédure de passation d'un marché de travaux de protection contre les chutes de blocs pour la commune de La Tronche. Les requérantes avaient demandé l'annulation de la procédure au stade de l'examen des offres, la communication des motifs de rejet de leur offre et la reprise de la procédure. Aucun texte substantiel n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement pur et simple.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512922(TA38-2512922)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de Mme D... épouse B..., qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. En effet, la demande portant sur une première délivrance de titre de séjour, l’urgence ne peut être présumée et la requérante n’a pas démontré de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2513062(TA38-2513062)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A... C... d’un recours contre une décision de la maison départementale des personnes handicapées de la Drôme lui refusant la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015, a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Valence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202595(TA38-2202595)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Saint-Quentin-sur-Isère ordonnant l'interruption de travaux sur sa parcelle. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, n'avait pas à être précédé d'une procédure contradictoire au titre des articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, car il s'agissait d'une mesure de police urgente faisant suite à un procès-verbal d'infraction. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation et des demandes accessoires de M. A....

Résumé IA