Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2513184(TA38-2513184)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute de justificatifs des déplacements professionnels invoqués. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de la contestation de la réalité des infractions, cette question relevant du juge judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2513181(TA38-2513181)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’invalidation du permis de conduire de M. B..., prise par le ministre de l’intérieur. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une requête au fond en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, la condition d’urgence n’était pas remplie, le comportement dangereux du requérant (perte de 18 points) ne justifiant pas une suspension. La décision applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2500192(TA38-2500192)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 22 décembre 2025, du désistement pur et simple de M. et Mme B... de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de la Roche de Glun à la SCI BF8. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2305367(TA38-2305367)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 5ème chambre, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Landry à la SAS MIAL pour un projet en zone Uva. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité du permis initial du 3 avril 2023, rectifié le 24 avril 2023, ainsi que d'un permis modificatif du 25 juillet 2024, invoquant notamment l'insuffisance de motivation, l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance du plan local d'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur l'application des articles R. 423-1, R. 431-8, R. 431-13, R. 431-16, R. 431-23 du code de l'urbanisme et L. 311-4 du même code, ainsi que sur le respect des dispositions du PLU relatives à la zone Uva et à la ZAC des Michailles.
N° TA38-2511547(TA38-2511547)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui demandait la décharge de cotisations de taxe foncière pour deux appartements vides. Le requérant invoquait l’impossibilité de louer les biens en raison de leur état et de son manque de moyens financiers. Le juge a estimé que ce moyen n’était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, notamment en l’absence d’adresse des appartements. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond. Les articles 1380 et 1389 du code général des impôts étaient applicables.
N° TA38-2512348(TA38-2512348)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient la décharge de taxes d'habitation pour 2023. La juridiction a constaté que leur réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, déposée le 15 octobre 2025, était tardive car elle dépassait le délai légal du 31 décembre 2024 prévu par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. L'état de santé des requérants n'a pas été retenu comme motif valable pour justifier ce retard. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511601(TA38-2511601)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... demandant la remise gracieuse de sa taxe foncière 2025. Le juge a rappelé qu'il n'appartient qu'à l'administration fiscale, et non au juge de l'impôt, d'accorder de telles remises sur le fondement de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, sans examen du bien-fondé de la demande.
N° TA38-2510091(TA38-2510091)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 27 août 2025 par lequel la préfète de l'Isère avait retiré son certificat de résidence de dix ans, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la fraude à l'origine de la délivrance du titre était établie par les éléments du dossier, indépendamment de l'instruction pénale en cours, et que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue confirme la légalité du retrait sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2511913(TA38-2511913)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... demandant la décharge de sa taxe d'habitation 2023. La demande a été jugée irrecevable car la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale a été présentée le 28 août 2025, soit après le délai légal du 31 décembre 2024 prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le juge a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, sans examiner le bien-fondé de la contestation.
N° TA38-2407952(TA38-2407952)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Le litige concerne une facture émise par le syndicat mixte du lac d’Annecy (SILA) pour une étude de réhabilitation d’assainissement non collectif, ainsi que la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Le tribunal rappelle que le service public d’assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) en vertu de l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, et que les litiges entre un SPIC et ses usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. Par conséquent, la requête est rejetée comme irrecevable devant le juge administratif, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens de fond.
N° TA38-2512748(TA38-2512748)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A... C..., ressortissant congolais, pour défaut de motivation en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le juge a également enjoint à la préfète de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le requérant à travailler, sur le fondement de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence caractérisée par la vulnérabilité financière de l'intéressé. La solution retenue repose sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions implicites, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2512337(TA38-2512337)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2025. Le requérant invoquait son droit à l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts, étendue aux bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés. Toutefois, le tribunal a constaté que M. A... n'était pas titulaire de cette allocation au 1er janvier 2025, celle-ci ne lui ayant été accordée qu'à compter du 1er octobre 2025. Le moyen étant inopérant, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510661(TA38-2510661)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société COGEDIM d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un titre exécutoire de 185 744 euros émis par la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie au titre de la participation pour le financement de l’assainissement collectif (PFAC). La société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 22 décembre 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond relatif à la PFAC n’a été examiné au fond, la procédure s’étant achevée par ce désistement.
N° TA38-2510308(TA38-2510308)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Aix-Les-Bains. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, l’intégralité de l’arrêté attaqué ni le titre de propriété ou tout autre acte justifiant de la régularité de son occupation ou détention du bien, comme l’exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 600-4 du code de l’urbanisme. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513099(TA38-2513099)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du 4 décembre 2025 par lequel la préfète du Rhône avait ordonné son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), avait été régulièrement suivie, les autorités allemandes ayant accepté la reprise en charge. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés, aucun risque de renvoi en Somalie n'étant établi en cas de transfert en Allemagne. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert.
N° TA38-2512305(TA38-2512305)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen, ainsi que le refus de délivrance d'un document provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière et privé de la possibilité de travailler depuis le 20 octobre 2025. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'obligation de motivation et des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la demande de M. A... et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sous astreinte.
N° TA38-2513448(TA38-2513448)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de deux décisions de la préfète de la Drôme. La première décision, l'enjoignant à un examen médical, était devenue sans objet car l'examen avait déjà eu lieu. La seconde, restreignant la validité de son permis de conduire jusqu'au 1er décembre 2026, ne présentait pas de caractère d'urgence, le requérant pouvant encore conduire. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2512726(TA38-2512726)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien. Le requérant invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a admis provisoirement M. B... à l’aide juridictionnelle et a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus de titre de séjour. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l’intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours.
N° TA38-2512786(TA38-2512786)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction concernant la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. La requérante, qui avait invoqué l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-1 du CESEDA et 8 de la CEDH, a abandonné ces demandes en cours d’audience. Le tribunal a toutefois accordé l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article L. 761-1 du CJA et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2512586(TA38-2512586)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Ambulance Moulin. Celle-ci contestait l'attribution des lots 1 et 2 d'un marché de transport de produits de laboratoire par le centre hospitalier de Valence, invoquant le caractère anormalement bas de l'offre retenue et l'irrégularité de la méthode de notation du critère environnemental. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, retenant notamment que la société requérante n'apportait pas la preuve du caractère anormalement bas de l'offre de l'attributaire. La demande de communication de pièces confidentielles a également été rejetée, le juge ayant pu exercer son contrôle sur la base des éléments produits dans le respect du secret des affaires.