Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2305802(TA38-2305802)
Refus de titre de séjour. Tribunal Administratif de Grenoble. Rejet de la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juin 2023. Le tribunal écarte les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'absence de liens personnels et professionnels étroits en France et de ses attaches familiales au Maroc et en Espagne.
N° TA38-2306131(TA38-2306131)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B..., qui demandait la communication de documents médicaux relatifs à sa fille, au motif qu'il n'avait pas qualité pour agir. La juridiction a relevé que la fille de M. B... était devenue majeure avant l'enregistrement de la requête, rendant impossible l'exercice du droit d'accès aux informations médicales par son père, en application des articles L. 1111-7 du code de la santé publique et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
N° TA38-2306214(TA38-2306214)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus du CHUGA de financer les études promotionnelles d’une aide-soignante. La décision initiale, notifiée par courriel, a été jugée entachée d’incompétence de son auteur. En revanche, le tribunal a rejeté le moyen d’incompétence concernant la décision de confirmation, signée par une directrice dûment habilitée. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 421-1 et suivants du code général de la fonction publique relatifs au droit à la formation professionnelle des agents publics.
N° TA38-2303960(TA38-2303960)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 19 octobre 2022 refusant la délivrance d’un permis de visite à Mme C... pour M. E..., détenu. La motivation en fait de cette décision, se limitant à mentionner un « retour défavorable » de l’enquête préfectorale, a été jugée insuffisante au regard de l’article L. 341-4 du code pénitentiaire. Le tribunal a enjoint au chef d’établissement de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2511103(TA38-2511103)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 24 septembre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie a refusé un titre de séjour à Mme C... D..., ressortissante congolaise, en qualité de conjointe de Français, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal retient que, bien que la requérante ne justifie pas d'une entrée régulière en France comme l'exige l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Cette erreur est caractérisée par les circonstances particulières de l'espèce, notamment l'état de santé très dépendant de son époux français, rendant sa présence indispensable à son maintien à domicile, et l'impossibilité pratique d'obtenir un visa. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA38-2307072(TA38-2307072)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... épouse A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la préfète de l’Isère lui délivrant un certificat de résidence algérien d’un an au lieu d’un titre de dix ans, en invoquant les articles 4 et 7 d) de l’accord franco-algérien. En cours d’instance, la préfète a finalement délivré à l’intéressée un certificat de résidence valable dix ans, correspondant à sa demande. Constatant que cette délivrance rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2303682(TA38-2303682)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (6ème chambre) concerne un recours en excès de pouvoir formé par un détenu, M. B..., contre le rejet implicite de son recours administratif préalable obligatoire, contestant une sanction disciplinaire de dix jours de cellule infligée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Valence. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la composition de la commission et la méconnaissance des droits de la défense, en particulier le droit de consulter le dossier et les images de vidéosurveillance. Le tribunal, appliquant les articles R. 234-17 du code pénitentiaire, a examiné la légalité de la procédure disciplinaire, rappelant que la décision sur le recours administratif reste soumise au principe de légalité. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement a été rendu après audience publique et conclusions de la rapporteure publique.
N° TA38-2307209(TA38-2307209)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant l’annulation de la décision implicite de rejet de la demande de regroupement familial pour Mme D..., épouse C..., formulée par son mari. Le tribunal a jugé que la préfète de l’Isère pouvait légalement fonder son refus sur l’article L. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que Mme D... résidait déjà irrégulièrement en France, sans avoir à examiner les autres conditions du regroupement familial. Les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 434-1 et suivants du même code, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.
N° TA38-2307230(TA38-2307230)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contre la décision implicite de la CPAM de la Savoie refusant de lui communiquer l'ensemble de ses relevés de remboursement pour toutes les CPAM de France. Le juge a estimé que la demande portait sur des documents que la CPAM de la Savoie ne détenait pas, car ils relevaient d'autres caisses, et que le droit à communication prévu par les articles L.300-2 et L.311-1 du code des relations entre le public et l'administration ne s'applique qu'aux documents existants et détenus par l'administration saisie. La solution retenue est donc le rejet de la requête, la communication partielle déjà effectuée par la CPAM étant jugée suffisante au regard de ses obligations.
N° TA38-2307550(TA38-2307550)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'Université Grenoble Alpes d'organiser une session de rattrapage. La requérante, inscrite en LAS 2, n'avait pas justifié son absence aux examens, malgré un certificat médical jugé peu circonstancié et contredit par sa capacité à passer d'autres épreuves. Le tribunal a écarté comme inopérants les moyens tirés de l'incompétence et du défaut de motivation de la décision de rejet du recours gracieux. La solution retenue est fondée sur l'article 6.2 du règlement des études et le code de l'éducation.
N° TA38-2303565(TA38-2303565)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la société publique locale Sages de lui communiquer des documents comptables relatifs au projet « Washington ». Le tribunal a jugé que la société, bien que personne de droit privé, est chargée d’une mission de service public et que les documents demandés constituent des documents administratifs au sens de l’article L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le refus de communication est illégal, et le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, sans faire droit aux demandes de frais de justice.
N° TA38-2307649(TA38-2307649)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B... contestant son exclusion du master en alternance "Réseaux informatiques d'entreprises" (RIE) à Grenoble INP-UGA. La décision attaquée, prise par le directeur de l'association Formasup, a été requalifiée comme émanant de cette association pour son propre compte, et non de l'université. Le tribunal a relevé que la compétence pour prononcer l'exclusion relevait de l'établissement public, et non de Formasup, qui n'avait pas reçu délégation à cet effet. En conséquence, la décision a été annulée pour incompétence de son auteur, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2307653(TA38-2307653)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation du refus du CROUS Grenoble-Alpes de lui communiquer les décisions d’affectation de 19 agents, ainsi que l’annulation de ces décisions. Le tribunal a jugé la requête irrecevable en raison du défaut de saisine préalable de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) dans les délais requis, conformément aux articles R.311-13 et R.343-1 du code des relations entre le public et l’administration. La demande de M. A... a été rejetée, et aucune amende pour recours abusif n’a été prononcée.
N° TA38-2203905(TA38-2203905)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant un titre de recettes de 350 euros émis par la commune de Romans-sur-Isère pour le remboursement d’une cotisation ordinale d’architecte de 2021. Le tribunal a d’abord écarté l’exception d’incompétence de la juridiction administrative, jugeant que le litige, relatif à un complément de rémunération d’un agent public, relevait du droit public. Il a ensuite rejeté les moyens de légalité externe, estimant que l’absence de mention des voies et délais de recours ou l’envoi par lettre simple n’affectent pas la légalité du titre, et que le signataire était identifiable. Sur le fond, le tribunal a considéré que la commune pouvait répéter l’indu en application de l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, la prise en charge antérieure des cotisations ne créant pas d’obligation pour l’année 2021.
N° TA38-2511141(TA38-2511141)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 24 septembre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante colombienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La décision de refus a été jugée entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, l'administration ayant omis de prendre en compte la naissance de son enfant français, pourtant portée à sa connaissance. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont également été annulées pour défaut de base légale. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de l'intéressée, sans astreinte.
N° TA38-2511146(TA38-2511146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B..., ressortissants albanais, contestant les arrêtés préfectoraux du 18 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que leur présence en France, principalement due à leur maintien en situation irrégulière après le rejet de leurs demandes d’asile, ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.
N° TA38-2511178(TA38-2511178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. Sur le fond, le tribunal a considéré que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions relatives au droit d'asile n'étaient pas établis. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2308135(TA38-2308135)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé partiellement l’avenant du 17 octobre 2023 par lequel le centre hospitalier de Rumilly avait promu Mme B... en qualité de responsable des ressources humaines. Le tribunal a jugé que cet avenant, conclu pour une durée indéterminée, était illégal car il visait en réalité à remplacer temporairement un agent absent, en méconnaissance de l’article L. 332-19 du code général de la fonction publique. L’annulation a été limitée à la période postérieure au 8 janvier 2024, date de fin de l’absence de l’agent titulaire. La demande de restitution des sommes perçues a été rejetée.
N° TA38-2303515(TA38-2303515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C..., détenu, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire de Valence de lui communiquer les décisions de fouilles à nu du 20 septembre 2022. En cours d’instance, l’administration a transmis les documents demandés au conseil du requérant par courriel. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il rejette la demande de frais d’instance, estimant qu’il n’y a pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2303514(TA38-2303514)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire de Valence de lui communiquer, sous forme numérique, les décisions ayant ordonné ses fouilles à nu. Le tribunal a constaté que l’administration avait finalement communiqué les documents par courriel au conseil du requérant après l’introduction de la requête. En application des articles L. 311-1 et L. 311-9 du code des relations entre le public et l’administration, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à l’avocat de M. B... au titre des frais de justice.