Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511793(TA38-2511793)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 13 février 2025. Constatant la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai légal de six semaines, le juge a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à M. B... une provision de 3 000 euros, tous intérêts compris, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence résultant de son maintien à la rue.
N° TA38-2504680(TA38-2504680)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 6ème chambre, a été saisi par Mme B... A... sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution du jugement du 18 juin 2024. Ce jugement avait annulé le retrait de sa carte de résident et enjoint au préfet de l'Isère de réexaminer sa demande. Le tribunal constate que l'administration a exécuté cette injonction en convoquant l'intéressée à un entretien le 14 janvier 2025, bien qu'avec un retard de deux mois. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en exécution de la requête.
N° TA38-2504762(TA38-2504762)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème chambre) a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté a été notifié le 28 août 2024 par lettre recommandée non réclamée, et le recours n'a été enregistré que le 6 mai 2025, soit au-delà du délai d'un mois prévu par les articles L. 611-1, L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2301599(TA38-2301599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. D..., détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de 30 jours de cellule disciplinaire. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire (absence de délégation, composition de la commission, droits de la défense) et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision de poursuite était régulièrement déléguée, que la composition de la commission de discipline était conforme au code pénitentiaire, et que les droits de la défense n'avaient pas été méconnus. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2506019(TA38-2506019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovar et albanais, contestant les arrêtés du 7 mai 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA38-2506464(TA38-2506464)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a été saisi par M. B..., ressortissant kosovar, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. En cours d’instance, la préfète de la Haute-Savoie a retiré cet arrêté le 19 septembre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les demandes accessoires (frais de justice) ont été rejetées.
N° TA38-2301565(TA38-2301565)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire d’Aiton de lui communiquer la liste de son paquetage. En cours d’instance, l’administration a finalement transmis le document demandé au conseil du requérant. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a rejeté la demande de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2301260(TA38-2301260)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus de la commune d'Annecy de publier en ligne la cartographie de ses installations d'éclairage public. Le juge a estimé qu'à la date de la demande, les documents n'étaient pas disponibles sous forme électronique et que la commune avait proposé une consultation sur place, conformément aux articles L. 311-1 et L. 311-9 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
N° TA38-2506815(TA38-2506815)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 12 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère avait obligé M. A..., ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient une erreur manifeste d'appréciation, car l'OFPRA a reconnu à M. A... la qualité de réfugié postérieurement à l'arrêté, révélant une situation humanitaire justifiant son admission au séjour. En conséquence, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français entraîne celle des décisions subséquentes. Le tribunal enjoint à la préfète d'effacer le signalement de M. A... dans le système d'information Schengen dans un délai de huit jours.
N° TA38-2301254(TA38-2301254)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du garde des Sceaux du 30 décembre 2022 prolongeant son placement à l’isolement. Le tribunal a écarté l’exception de désistement soulevée par le ministre, le requérant ayant confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti. Sur le fond, il a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que les moyens relatifs à l’avis médical et au rapport du directeur interrégional n’étaient pas fondés. La solution s’appuie notamment sur les articles R. 213-21 du code pénitentiaire et R. 57-7-64 du code de procédure pénale.
N° TA38-2300809(TA38-2300809)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., adjoint technique territorial, contestant son arrêté de radiation des cadres pris le 8 février 2022 par la communauté d’agglomération Vienne Condrieu Agglomération pour abandon de poste. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que le recours en excès de pouvoir, introduit le 8 février 2023, était tardif car formé au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Par conséquent, les conclusions indemnitaires et les autres demandes de M. A... ont également été rejetées.
N° TA38-2512936(TA38-2512936)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur le 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le dépôt d'une demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante n'apportait pas d'éléments établissant une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation, malgré la présence de ses deux enfants mineurs. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.
N° TA38-2512950(TA38-2512950)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 12 septembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 3 décembre 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2507739(TA38-2507739)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme C... dirigées contre les arrêtés du 17 juin 2025 par lesquels la préfète de l'Isère leur a refusé un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant les décisions suffisamment motivées, non entachées d'incompétence, et proportionnées au regard de la situation familiale et personnelle des intéressés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2510831(TA38-2510831)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Santorin, qui demandait le dégrèvement de la taxe d’habitation 2023. La société n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, l’accusé de réception de sa réclamation préalable auprès de l’administration fiscale, en méconnaissance des articles R. 412-1 du code de justice administrative et L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2510726(TA38-2510726)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucune régularisation n'étant intervenue dans le délai de recours, le président a prononcé le rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2510709(TA38-2510709)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui demandait le dégrèvement de sa taxe d'habitation. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette irrecevabilité manifeste est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2511806(TA38-2511806)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 7 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la part de l'administration, qui n'a pas statué sur le fondement de la demande de l'intéressé, à savoir l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée par voie de conséquence pour défaut de base légale. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de M. A... sous deux mois.
N° TA38-2300438(TA38-2300438)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus de délivrance d’un permis de visite opposé par la directrice du centre pénitentiaire d’Aiton à Mme B... pour rendre visite à son compagnon incarcéré. La décision a été jugée entachée d’incompétence de la signataire, faute de justification de son habilitation, et d’insuffisance de motivation, en méconnaissance des articles R. 341-5 et L. 341-4 du code pénitentiaire. Le tribunal a également condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice, mais a rejeté la demande d’injonction en raison du placement du détenu en semi-liberté.
N° TA38-2508067(TA38-2508067)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté préfectoral du 15 mai 2025 lui refusant un titre de séjour. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, elle a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la récente installation en France et de la possibilité de recourir au regroupement familial. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.