Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509281(TA38-2509281)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de fait et de droit, jugeant que même si le préfet avait commis une erreur sur la nature de son emploi, cette circonstance était sans incidence dès lors que les dispositions de l'article L. 435-4 ne sont pas contraignantes pour l'autorité administrative. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, compte tenu de l'absence d'attaches familiales solides en France et de la présence de liens dans son pays d'origine.
N° TA38-2512882(TA38-2512882)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 décembre 2025 lui imposant une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à un procès équitable) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le premier moyen, estimant que M. B... ne justifiait pas avoir été dans l'impossibilité de communiquer avec son avocat désigné cinq jours avant l'audience, et a rejeté le second moyen faute d'éléments versés au dossier. La solution s'appuie notamment sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2512817(TA38-2512817)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante vietnamienne mariée à un Français. Le juge a retenu que l’urgence était présumée et caractérisée, notamment en raison de l’état de grossesse de la requérante et des conséquences de la précarité de son droit au séjour. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 411-4, L. 433-4 et L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de trois mois et a condamné l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2203319(TA38-2203319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A..., secrétaire de mairie, d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal d’Auberives-en-Royans du 11 avril 2022. Cette délibération réduisait sa prime indemnitaire et fixait ses horaires de travail en raison de son comportement et de son arrêt maladie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la délibération attaquée relevait de la compétence du conseil municipal pour organiser le service et fixer les primes dans le cadre des textes applicables (loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et décret n° 91-875). La solution retenue confirme la légalité de la décision communale.
N° TA38-2512514(TA38-2512514)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant haïtien père d’un enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la préfète ayant délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 11 mars 2026, régularisant ainsi provisoirement sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 du CESEDA et 8 de la CEDH.
N° TA38-2513286(TA38-2513286)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du 9 décembre 2025 par lesquels la préfète de l'Isère l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, prononçait une interdiction de retour d'un an et l'assignait à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2507771(TA38-2507771)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un délégataire et suffisamment motivé. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et que les décisions relatives au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour étaient conformes aux articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2205765(TA38-2205765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de l’Isère d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du refus implicite puis exprès du président de la communauté de communes Bièvre Est d’abroger une délibération du 5 octobre 2020 instaurant un régime indemnitaire (RIFSEEP). Le préfet soutenait que ce régime méconnaissait le principe de parité avec la fonction publique d’État et était dépourvu de base légale. En cours d’instance, la communauté de communes a adopté une nouvelle délibération conforme le 17 juin 2024, ce qui a conduit la préfète à se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2207220(TA38-2207220)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président de la communauté de communes du Trièves refusant d’inscrire à l’ordre du jour du conseil communautaire l’abrogation de l’article 5.1 de sa délibération du 7 juin 2021. Le tribunal a jugé que le président de l’établissement public de coopération intercommunale est compétent pour rejeter une telle demande, mais que ce refus est illégal si la disposition contestée est elle-même illégale. En l’espèce, les critères d’attribution du complément indemnitaire annuel (CIA) fixés par la délibération étaient trop restrictifs et méconnaissaient le principe de parité entre les fonctions publiques d’État et territoriale, prévu par la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et le décret n°91-875 du 6 septembre 1991. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision de refus du président et enjoint au conseil communautaire d’abroger l’article 5.1 de la délibération dans un délai de deux mois.
N° TA38-2208601(TA38-2208601)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la Société publique locale (SPL) Sages de lui communiquer plusieurs documents relatifs à l’aménagement de la voirie de l’avenue Washington. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses demandes concernant le plan de travaux provisoires, le compte d’exécution 2021 et le procès-verbal de remise des travaux, désistement dont il a été donné acte. Sur le fond, le tribunal a examiné la légalité du refus implicite au regard du droit d’accès aux documents administratifs prévu par le code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après avis de la CADA et application des articles L. 300-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2300134(TA38-2300134)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D... qui contestait le refus implicite du lycée du Granier de lui communiquer l'intégralité de son dossier disciplinaire. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation de communication en lui transmettant les documents encore en sa possession, conformément aux règles de conservation prévues par l'instruction ministérielle du 22 février 2005. Il a estimé que les autres pièces sollicitées, comme le dossier d'instruction, n'avaient pas à être conservées au-delà de la scolarité de l'élève et que leur absence ne constituait pas un refus de communication. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2511885(TA38-2511885)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été requis par Mme B... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 1er octobre 2025. Cette ordonnance avait suspendu le refus implicite de titre de séjour et enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande sous un mois. Constatant que la préfète n'avait pas exécuté cette injonction, le juge des référés a réitéré l'injonction de statuer sur la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a ordonné la prolongation du document provisoire de séjour. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA38-2301041(TA38-2301041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., détenu, contestant le refus du directeur du centre pénitentiaire de Valence de lui louer un nouveau téléviseur après la destruction du précédent. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que cette décision, qui aggrave les conditions matérielles de détention, constitue un acte administratif susceptible de recours pour excès de pouvoir et non une simple mesure d'ordre intérieur. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée pour insuffisance de motivation, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, au motif que le refus ne précisait pas les considérations de droit ou de fait qui le justifiaient.
N° TA38-2301048(TA38-2301048)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., conseiller municipal, contestant le refus partiel de la commune d'Ambilly de lui communiquer des documents relatifs aux jardins communaux (plans d'occupation, conventions d'occupation et fiches d'inscription). Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 15 décembre 2022. Il a jugé que la commune avait satisfait à son obligation de communication pour les conventions d'occupation et les listes annuelles, et que la demande de plans d'occupation, qui n'existaient pas, aurait représenté une charge de travail disproportionnée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration, notamment le droit d'accès aux documents administratifs sous réserve de secrets protégés et de charges excessives.
N° TA38-2301288(TA38-2301288)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du lycée du Granier de lui communiquer des documents administratifs. Le juge a estimé que la demande d’archives publiques était trop imprécise pour être recevable et que les autres documents sollicités n’existaient pas, comme l’a confirmé le service des archives départementales. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur le code du patrimoine.
N° TA38-2301520(TA38-2301520)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la société publique locale Sages de lui communiquer des documents relatifs à l’aménagement de l’avenue Washington. Le requérant a ensuite étendu ses conclusions à l’encontre de la ville de Grenoble et de Grenoble-Alpes Métropole, demandant l’annulation de divers refus et décisions concernant le même projet. Le tribunal a jugé irrecevables les nouvelles conclusions présentées dans le mémoire du 24 juillet 2025, car elles constituaient des demandes nouvelles sans lien suffisant avec la requête initiale. S’agissant de la demande initiale, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société Sages, bien que chargée d’une mission de service public, n’était pas tenue de communiquer les documents sollicités, ceux-ci relevant de la gestion privée de ses contrats et factures. La décision s’appuie sur les articles L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2301662(TA38-2301662)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., agent hospitalier, qui contestait le refus du CHUGA de financer la prolongation de ses études d'aide-soignant après un redoublement. Le tribunal a jugé que la décision, signée par une autorité compétente, était légalement fondée sur le volume important de formation à reprendre (462 heures théoriques et 330 heures de stages), motif suffisant pour refuser le financement. Il a écarté les moyens d'erreur de fait, de discrimination et d'absence de droit acquis au renouvellement. La demande indemnitaire et celle au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2501617(TA38-2501617)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme et M. C..., contestant le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de conventionner leur logement au dispositif « Loc’Avantages ». Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’Anah, considérant que le silence gardé pendant deux mois sur une demande de conventionnement vaut décision de rejet, conformément à l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, la requête a été rejetée : le tribunal a jugé que le refus de conventionnement, relevant de la liberté contractuelle de l’administration, n’est pas soumis à une obligation de motivation et que les requérants ne justifiaient pas d’un droit au conventionnement. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
N° TA38-2512562(TA38-2512562)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" de M. B..., ressortissant tunisien et père d'un enfant français. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant de travailler et de subvenir aux besoins de sa famille, et qu'un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.
N° TA38-2508702(TA38-2508702)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le défaut d'examen de sa demande de titre de séjour n'était pas établi, faute de dépôt valide, et que M. B... ne justifiait pas d'une présence continue de dix ans en France pour bénéficier de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En l'absence d'attaches familiales ou professionnelles, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été rejeté.