Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 161/1714

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512658(TA38-2512658)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A.... Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513461(TA38-2513461)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet du Jura du 17 décembre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également jugé que la prolongation, fondée sur le 1° de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation irrégulière et persistante de l'intéressé.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512919(TA38-2512919)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 octobre 2025 par laquelle la préfète de l’Isère a refusé le regroupement familial sollicité par M. C... pour son épouse et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation familiale. Il a notamment relevé que M. C... n’établissait pas avoir vécu avec sa famille avant son entrée en France en 2015. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513479(TA38-2513479)

Litige entre un particulier et des conseillers clientèle d'une banque privée. Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Le juge estime que le litige, opposant deux personnes privées, ne relève pas de sa compétence. Il applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans procédure contradictoire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2513622(TA38-2513622)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant arménien, afin d'obtenir le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'absence de renouvellement de cette attestation, pourtant obligatoire en vertu de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, plaçait le requérant en situation irrégulière et entraînait la suspension de son contrat de travail. Cette carence de l'administration a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales d'aller et venir et de travailler. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de renouveler l'attestation de M. C... dans un délai de 48 heures.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2409122(TA38-2409122)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de l’association ANEF Vallée du Rhône, qui sollicitait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence au titre de l’année 2023. L’association invoquait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts, en raison de sa mission de service public d’accueil des personnes en grande précarité. Le tribunal a estimé que l’association ne justifiait pas d’un conventionnement requis par les articles L. 353-2 du code de la construction et de l’habitation ou L. 851-1 du code de la sécurité sociale, et qu’elle n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD prévue aux articles 322 et 322 bis de l’annexe III du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2401137(TA38-2401137)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires due au titre de 2023 pour deux appartements à Brides-les-Bains. Le juge a considéré que, bien que le requérant soutienne que les logements ne sont ni meublés ni occupés, il a lui-même déclaré les avoir mis en location saisonnière et conserve ainsi la disposition ou la jouissance des biens. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire est redevable de la taxe lorsqu'il entend conserver la disposition des lieux une partie de l'année. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400875(TA38-2400875)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'indivision B... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires due pour un appartement à Samoëns. La solution retenue est que le propriétaire d'un logement meublé destiné à la location saisonnière reste redevable de cette taxe s'il conserve la disposition ou la jouissance du bien une partie de l'année. En l'espèce, la latitude des requérants d'accepter ou refuser les locations et l'absence de gestion par un tiers établissent cette intention. Les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts ont été appliqués.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2511817(TA38-2511817)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un titre exécutoire émis par le département de l'Isère pour un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que la requête au fond, enregistrée le 23 décembre 2024, avait déjà un effet suspensif automatique sur le recouvrement de la créance en application des articles 112 et 117 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Par conséquent, la demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative était dépourvue d'objet et a été rejetée comme irrecevable.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2402035(TA38-2402035)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la remise gracieuse de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2015, ainsi que des pénalités associées. La requérante invoquait l'article L. 247 du livre des procédures fiscales, mais le tribunal a estimé qu'elle ne démontrait pas son insolvabilité, malgré ses faibles revenus, en raison de l'existence d'autres ressources non justifiées. L'administration fiscale n'a donc pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant sa demande. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2400667(TA38-2400667)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a accordé à la SA Pluralis Société d'Habitation des Alpes une décharge partielle de 5 985,93 euros sur sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. L'organisme HLM invoquait l'article 1391 C du code général des impôts pour des travaux d'accessibilité et d'adaptation aux personnes handicapées. Le tribunal a jugé que, bien que certains équipements (faïence, dalle vinyle, réglette) ne soient pas spécialisés, ils étaient nécessaires à la réfection globale de la salle de bain, rendant l'intégralité des dépenses déductibles. La solution retenue est donc favorable au contribuable.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400566(TA38-2400566)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme C... tendant à la décharge de la taxe foncière 2023 sur un appartement à Montélimar. La requérante invoquait l’article 1389 du code général des impôts pour vacance involontaire, mais n’a pas prouvé que le bien était normalement destiné à la location, l’acte d’acquisition mentionnant une affectation à sa résidence principale. Le tribunal a jugé que la condition de destination locative n’était pas remplie, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2512230(TA38-2512230)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours contestant le rejet de sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Drôme. Par une ordonnance du 24 décembre 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. En application de l’article 32 du décret du 27 février 2015, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Valence.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2401972(TA38-2401972)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour un appartement à l'Alpe d'Huez (2021-2022). Les requérants soutenaient ne pas occuper le logement, géré par une agence de location. Le tribunal a jugé que la simple attestation de non-occupation, sans renonciation expresse à la disposition du bien, ne suffisait pas à les exonérer, en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2401909(TA38-2401909)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SAS Autolyv. Celle-ci contestait des cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2017 à 2020, d’un montant total de 33 482 euros. Le tribunal a jugé que les ventes aux entités de crédit-bail et aux professionnels devaient être incluses dans le chiffre d’affaires de référence, et que les espaces de service après-vente, de livraison et la surface de 48 m² derrière la borne d’accueil faisaient partie de la surface de vente imposable. La décision s’appuie sur l’article 3 de la loi n°72-657 du 13 juillet 1972 modifiée et le décret du 26 janvier 1995.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2409115(TA38-2409115)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’association ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires de 568 euros pour l’année 2023. L’association invoquait le dégrèvement prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de foyers, mais n’a pas démontré être conventionnée au titre des aides personnelles au logement ni avoir souscrit la déclaration obligatoire (formulaire 1200 GD) avant le 1er mars. Le tribunal a également relevé que l’association ne justifiait pas gérer des centres d’accueil pour demandeurs d’asile, ce qui aurait pu justifier une exonération. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles 1414 du code général des impôts et 322 et 322 bis de son annexe III.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400564(TA38-2400564)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... et Mme D... qui contestaient leur assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour deux appartements à Annecy. Les requérants soutenaient que ces biens, exclusivement dédiés à la location saisonnière, ne pouvaient être considérés comme des résidences secondaires. Le tribunal a jugé que, bien que les logements soient loués via des plateformes, la liberté des propriétaires d'accepter ou refuser les réservations établissait leur intention de conserver la disposition des biens, les rendant redevables de la taxe. La décision s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2508590(TA38-2508590)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu d’aide sociale de 413,31 euros notifié par la caisse d’allocations familiales de la Drôme. La requête a été jugée irrecevable car, malgré une demande de régularisation du 22 août 2025, la requérante n’a pas produit la décision attaquée ni fourni une motivation suffisante, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 4° et 7° du même code, a été rendue le 24 décembre 2025.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2409116(TA38-2409116)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires de 475 euros pour un logement à Valence. L’association invoquait le dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de foyers ou résidences sociales. Le tribunal a estimé que l’ANEF ne démontrait pas bénéficier d’un conventionnement requis (articles L. 353-2 du CCH ou L. 851-1 du CSS) et n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD nécessaire, conformément aux articles 322 et 322 bis de l’annexe III du CGI. En conséquence, la demande a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400485(TA38-2400485)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2023. La requérante soutenait que son appartement était inhabitable en raison de travaux, mais le tribunal a jugé qu'elle n'apportait pas la preuve de ce caractère inhabitable au 1er janvier 2023, date de référence pour l'imposition. La décision s'appuie sur les articles 1407 et 1415 du code général des impôts, qui prévoient que la taxe est due pour tout local meublé affecté à l'habitation.

Résumé IA