Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513478(TA38-2513478)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement UE n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Croatie justifiant l'application de la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement, ni d'un risque réel de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision de transfert a été validée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205632(TA38-2205632)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Actimodul, qui demandait la condamnation de la commune d’Oyeu à l’indemniser pour un manque à gagner et des frais de présentation d’offre. La société contestait la régularité de la procédure de passation d’un marché public d’extension d’une cantine scolaire, invoquant notamment un défaut d’information sur les critères de sélection et une dénaturation de son offre. Le tribunal a jugé que l’offre de la société était irrégulière en raison de plusieurs non-conformités au cahier des clauses techniques particulières (CCTP), notamment concernant l’isolation et la résistance au feu, et que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La demande indemnitaire a donc été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206206(TA38-2206206)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société SASSI BTP, mandataire d’un groupement chargé de travaux de réseaux d’eau, afin d’obtenir la condamnation de la société SATER à l’indemniser des travaux de reprise consécutifs à des fuites sur une canalisation. La société SASSI BTP soutenait que ces fuites avaient été causées par des essais pénétrométriques fautifs réalisés par la société SATER à une profondeur excessive. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société SASSI BTP n’établissait pas de manière certaine le lien de causalité entre l’intervention de la société SATER et les dommages, et que d’autres causes, comme des défauts de compactage ou des interventions ultérieures, étaient plausibles. La solution retenue est donc le rejet de la demande indemnitaire, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la prescription.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207601(TA38-2207601)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme et M. C... qui demandaient le déplacement de lignes électriques haute tension surplombant leur propriété, sous astreinte, ainsi que des dommages et intérêts pour retard de chantier. Le tribunal a considéré que la présence de ces lignes, établies en vertu des dispositions du code de l'énergie et du décret n° 67-886 du 6 octobre 1967, ne constituait pas une emprise irrégulière. Il a estimé que les requérants ne démontraient pas que les inconvénients subis justifiaient une atteinte excessive à l'intérêt général que représenterait le déplacement de l'ouvrage.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300760(TA38-2300760)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A..., assistante d'éducation, contestant le non-renouvellement de son contrat par le lycée La Cardinière pour l'année 2022-2023. La requérante soutenait que les motifs invoqués étaient infondés et que sa manière de service était satisfaisante. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, considérant que le non-renouvellement était justifié par l'intérêt du service, sans qu'il soit nécessaire de démontrer une insuffisance professionnelle. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du décret n°2003-484, qui régissent le recrutement et l'emploi des assistants d'éducation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2301743(TA38-2301743)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Axa France et de M. A..., qui demandaient la condamnation in solidum de la commune du Grand Lemps, du département de l’Isère et des sociétés Imoptel et Sobeca pour un accident de moto survenu en raison d’une tranchée non signalée sur la chaussée. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, considérant que les requérants n’apportaient pas la preuve suffisante du lien de causalité direct entre l’état de la route et l’accident, et que les photographies produites étaient de mauvaise qualité. En conséquence, la responsabilité pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2302852(TA38-2302852)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SARL Foncière 3 contre un arrêté du maire de Reventin-Vaugris s’opposant à une déclaration préalable de réaménagement d’un bâtiment. En cours d’instance, les parties ont conclu un protocole transactionnel issu d’une médiation et ont demandé son homologation. Le tribunal a refusé d’homologuer l’accord, constatant que le protocole ne contenait aucune concession réciproque et équilibrée entre les parties, condition essentielle à la validité d’une transaction. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande d’homologation et a statué sur le fond du litige en se fondant sur les articles L. 213-1 et L. 213-4 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles 2044 et suivants du code civil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512991(TA38-2512991)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B..., ressortissant britannique. La condition d'urgence n'était pas remplie, car la préfecture avait délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 mars 2026, permettant au requérant de justifier de la régularité de son séjour et de travailler. Le juge a considéré que cette attestation, délivrée en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faisait obstacle à l'urgence alléguée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509971(TA38-2509971)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 27 août 2025. Ce dernier retirait son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le retrait du titre de séjour était légal, car il avait été obtenu par fraude, en application des articles L. 423-23 et L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405924(TA38-2405924)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation de la décision du 18 avril 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requérante invoquait sa situation médicale et celle de ses enfants, mais le tribunal a estimé, sur la base des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. En effet, il a été jugé que Mme B... résidait dans un logement adapté à ses besoins et capacités, ne remplissant ainsi pas les conditions pour être désignée comme prioritaire. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407926(TA38-2407926)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme B... dirigée contre la décision de la commission de médiation de l'Isère du 26 septembre 2024 rejetant son recours amiable pour un logement prioritaire. La requérante soutenait que la commission ne s'était pas prononcée dans le délai légal de trois mois. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision expresse de rejet était intervenue et que Mme B... ne justifiait pas du caractère insalubre ou indécent de son logement, condition nécessaire pour être reconnue prioritaire au titre des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2501722(TA38-2501722)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. C... visant à obtenir l'exécution d'un précédent jugement du 28 mars 2024 qui avait annulé sa notation au titre de l'année 2019. Le ministre de l'intérieur a justifié avoir pris une nouvelle notation le 9 août 2024, portant la note chiffrée à 9. Le tribunal a jugé que cette nouvelle notation exécutait pleinement le jugement, lequel n'imposait pas la modification d'appréciations littérales spécifiques ni n'avait de conséquence directe sur la carrière de l'intéressé. Par conséquent, les conclusions de M. C... sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2505175(TA38-2505175)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 19 août 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le regroupement familial sollicité par Mme A... pour ses enfants mineurs. Le juge retient que la préfète a commis une erreur de fait en estimant que les revenus du couple étaient insuffisants, alors qu'ils dépassaient le seuil légal requis de 2 023,23 euros pour une famille de sept personnes. La décision se fonde sur les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510037(TA38-2510037)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l’arrêté préfectoral du 10 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et de méconnaissance du droit d’être entendu, estimant que la requérante ne pouvait ignorer, du fait de sa demande d’asile, le risque d’éloignement en cas de rejet. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509983(TA38-2509983)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de la Haute-Savoie. La requérante, ressortissante mauritanienne, invoquait notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que sa présence irrégulière prolongée, ses attaches familiales conservées en Mauritanie et l'insuffisance de son insertion sociale ne constituaient ni des considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509978(TA38-2509978)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation, et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1).

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2403691(TA38-2403691)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction, après qu'elle a obtenu satisfaction sur sa demande de titre de séjour. La requérante, qui avait contesté le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction, a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à son conseil, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512704(TA38-2512704)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à une ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été présumée remplie car le refus portait sur le renouvellement d'un titre de séjour. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et d'un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513075(TA38-2513075)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 novembre 2025 par laquelle le président de Grenoble Alpes Métropole a mis fin au contrat de Mme B..., agent contractuel. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment critique pour caractériser une urgence justifiant une suspension, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation des garanties procédurales du décret n°88-145 du 15 février 1988 et de la discrimination, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La demande de Mme B... a donc été rejetée, et celle de la métropole tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513650(TA38-2513650)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions à fin d'injonction visant à obtenir un hébergement d'urgence. Le requérant, qui invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un hébergement d'urgence et à la dignité humaine, a abandonné sa demande en cours d'instance. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle mais a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.

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