Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508707(TA38-2508707)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Market Place d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Gaillard du 13 août 2025 ordonnant la fermeture nocturne de certaines épiceries. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par un nouvel arrêté du 22 août 2025, de portée différente et non contesté, ce qui a fait disparaître rétroactivement l’acte attaqué de l’ordonnancement juridique. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513358(TA38-2513358)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant bosnien, contestant l'arrêté préfectoral du 11 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour pour deux ans et assignation à résidence. La juridiction a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que le requérant n'établissait pas avoir transféré le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France, malgré une présence alléguée de plus de dix ans.
N° TA38-2301072(TA38-2301072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance du syndicat des copropriétaires de l’immeuble 6 Faubourg des Balmettes à Annecy, qui contestait le refus du maire d’Annecy de retirer un arrêté de péril imminent. Le syndicat, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s’être désisté, et l’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA38-2403281(TA38-2403281)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... épouse C... de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision du préfet de l'Isère clôturant sa demande de titre de séjour. La requérante, admise à l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses conclusions au titre des frais irrépétibles. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2512734(TA38-2512734)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... comme manifestement irrecevable. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre à la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de faire diligence ou de désigner un nouvel expert. Le tribunal a rappelé, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, que le juge ne peut prescrire des injonctions qu'en exécution d'une décision juridictionnelle préalable, et non à titre principal. La demande, ne tendant ni à l'annulation d'une décision ni au versement d'une indemnité, ne pouvait donc prospérer.
N° TA38-2409232(TA38-2409232)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... épouse B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence algérien de dix ans. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Elle a en revanche maintenu sa demande de condamnation de l’État au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à ces conclusions.
N° TA38-2402672(TA38-2402672)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 1 500 euros à Mme E... pour le préjudice subi du fait de l’absence d’offre d’hébergement dans le délai légal suivant la décision de la commission de médiation du 6 septembre 2023. La carence fautive de l’administration a été retenue pour la période du 18 octobre 2023 au 11 juin 2024, date de la proposition d’hébergement. Cette solution s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. La somme allouée tient compte de la provision de 1 300 euros déjà versée.
N° TA38-2405948(TA38-2405948)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. C... pour la carence fautive à lui proposer un hébergement adapté dans les délais légaux, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 12 juillet 2023. La responsabilité de l'État a été engagée pour la période du 23 août 2023 au 7 janvier 2025, date à laquelle une offre a été refusée par le requérant. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les principes de responsabilité pour faute en matière de droit au logement opposable.
N° TA38-2406183(TA38-2406183)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme D... qui contestait la décision de la commission de médiation de l’Isère refusant de reconnaître son caractère prioritaire et urgent pour un hébergement. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la requérante n’apportait pas de précisions suffisantes pour établir une irrégularité dans la composition de la commission. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3.1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA38-2406224(TA38-2406224)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision de la commission de médiation de l'Isère du 16 mai 2024, qui refusait de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La requérante invoquait notamment un vice d'incompétence, une composition irrégulière de la commission, et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et les allégations d'irrégularité imprécises. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit à l'hébergement et aux conditions de régularité de séjour.
N° TA38-2406401(TA38-2406401)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de la commission de médiation de l'Isère de le reconnaître comme prioritaire pour un hébergement. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission était insuffisamment précis et que la décision attaquée était suffisamment motivée. Il a également considéré que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2513429(TA38-2513429)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant les décisions de la préfète de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence de moins de cinq ans en France et du maintien de ses attaches en Égypte. Les autres moyens soulevés, notamment l'illégalité du refus de délai de départ volontaire et de l'assignation à résidence, ont été écartés comme infondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2407052(TA38-2407052)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a condamné l'État à verser 10 000 euros à M. D... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 19 octobre 2023, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. L'administration n'ayant proposé aucune offre d'hébergement adaptée dans le délai imparti, sa responsabilité a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. La somme accordée répare les troubles dans les conditions d'existence subis du 30 novembre 2023 à la date du jugement.
N° TA38-2409269(TA38-2409269)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le requérant, qui avait demandé l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour, a obtenu l'aide juridictionnelle totale. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2505092(TA38-2505092)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société G.R. en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Megève. La société requérante n’a pas justifié de son intérêt à agir, comme l’exige l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, malgré une demande de régularisation du tribunal. En l’absence de précisions sur l’atteinte directe à ses conditions de jouissance d’un bien, la requête a été jugée manifestement irrecevable. Les conclusions au titre des frais de procès ont également été rejetées.
N° TA38-2501581(TA38-2501581)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de la société Drapo et de Mme A... visant à contester le rejet implicite d’un recours administratif préalable obligatoire relatif au retrait d’une prime de transition énergétique. Le juge a estimé que la décision attaquée était confirmative d’un précédent rejet implicite devenu définitif, faute d’avoir été contestée en excès de pouvoir dans les délais. La requête, introduite tardivement, a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501575(TA38-2501575)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme tardive la requête de la société Drapo et de M. A... contestant le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de leur verser une prime de transition énergétique. Les requérants avaient formé un second recours administratif préalable obligatoire, mais le juge a estimé que la décision implicite de rejet du premier recours, devenue définitive faute d'avoir été contestée dans les délais, rendait la seconde décision purement confirmative et insusceptible de rouvrir le délai de recours contentieux. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité manifeste de la requête.
N° TA38-2513446(TA38-2513446)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la SCI Les deux terres visant à suspendre l’astreinte de 100 euros par jour assortissant un arrêté municipal de mise en demeure de déposer des panneaux solaires. La requérante ne pouvait se prévaloir de la présomption d’urgence applicable aux mises en demeure impliquant une démolition, car elle ne contestait que l’astreinte et non l’obligation de démontage. En l’absence de justificatifs financiers suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2513557(TA38-2513557)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Groupe RS sécurité comme manifestement irrecevable. La société contestait l'attribution d'un marché de sécurité et gardiennage par la Ville de Chambéry, en critiquant la notation de son offre sur les critères technique et environnemental. Le juge a rappelé que le référé précontractuel ne permet pas d'examiner de simples critiques sur l'évaluation des offres, mais uniquement les manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence. En l'espèce, les moyens soulevés, portant sur la sous-évaluation de la valeur technique et environnementale, ne relevaient pas de cette compétence, entraînant le rejet de la requête.
N° TA38-2512417(TA38-2512417)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère de loger Mme B... épouse C... avant le 2 mars 2026. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 13 février 2025 pour un logement de type T1, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.