Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2400466(TA38-2400466)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la contestation de M. et Mme C... relative à la catégorie de classement de leur maison d'habitation à Jarrie, qui entraînait une hausse de leur taxe foncière pour 2022 et 2023. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait déjà accordé des dégrèvements partiels, rendant sans objet les conclusions sur ces montants. Sur le fond, les requérants contestaient le classement en catégorie 5 et la méthode de calcul de la surface pondérée, mais le tribunal a rejeté leur requête en s'appuyant sur les articles 1496 du code général des impôts et 324 G et H de son annexe III, confirmant la légalité de l'évaluation administrative.
N° TA38-2401573(TA38-2401573)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 2 978,30 euros. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de quinze jours prévu à l'article R. 5426-22 du code du travail n'ayant pas été respecté. Le tribunal a également écarté la fin de non-recevoir tirée de l'insuffisance de motivation, la requérante ayant régularisé sa requête.
N° TA38-2512650(TA38-2512650)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A... visant à obtenir l'exécution forcée d'une précédente ordonnance du 30 juillet 2025. Cette dernière enjoignait à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour provisoire et une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte. Constatant l'inexécution persistante de ces mesures, le juge des référés a fait droit à la demande en modifiant l'ordonnance initiale et en augmentant le montant des astreintes. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409117(TA38-2409117)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires de 462 euros pour 2023. L’association invoquait le dégrèvement prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de logements-foyers. Le tribunal a estimé que l’ANEF ne justifiait pas du conventionnement requis ni de la déclaration préalable (formulaire 1200 GD) nécessaire pour bénéficier de ce dégrèvement. En l’absence de preuve de gestion de centres d’accueil pour demandeurs d’asile, la demande a été rejetée.
N° TA38-2306617(TA38-2306617)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la requête de la SASU Société d’Enrichissement du Tricastin (SET) contestant ses cotisations de taxe foncière pour les années 2017 à 2022. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur les années 2019 à 2022, l’administration ayant accordé un dégrèvement partiel sur la valeur locative du terrain de l’Usine Nord. Pour le surplus, la demande de la société visant à exclure les clôtures industrielles de l’assiette de la taxe foncière a été rejetée, le juge considérant qu’elles ne constituent pas des éléments indissociables de l’activité au sens du 11° de l’article 1382 du code général des impôts.
N° TA38-2409118(TA38-2409118)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (592 euros) pour un logement situé à Valence au titre de 2023. L’association invoquait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts, en raison de sa mission de service public d’accueil des personnes en grande précarité. Le tribunal a jugé que l’ANEF ne démontrait pas être gestionnaire de foyers ou de résidences sociales conventionnés, ni avoir souscrit la déclaration obligatoire (imprimé 1200 GD) avant le 1er mars de l’année d’imposition, conditions requises par les articles 322 et 322 bis de l’annexe III du même code. La demande a donc été rejetée.
N° TA38-2306516(TA38-2306516)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de la contribution à l'audiovisuel public pour l'année 2021. La requérante invoquait son déménagement et son incapacité financière, mais le tribunal a constaté qu'elle détenait un téléviseur au 1er janvier 2021, condition suffisante pour être redevable en application de l'article 1605 du code général des impôts. Sa demande subsidiaire de remise gracieuse a été jugée irrecevable faute de réclamation préalable auprès de l'administration. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA38-2507358(TA38-2507358)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 lui retirant son certificat de résidence de dix ans pour fraude, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et fondée sur une fraude établie, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des décisions contestées, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409121(TA38-2409121)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’association ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement à Valence au titre de 2023. L’association invoquait le dégrèvement prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts, applicable aux gestionnaires de certains foyers ou résidences sociales. Le tribunal a estimé que l’association ne justifiait pas d’un conventionnement requis par les textes et n’avait pas souscrit la déclaration obligatoire (formulaire 1200 GD) pour bénéficier de ce dégrèvement. En conséquence, la demande a été rejetée.
N° TA38-2401189(TA38-2401189)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'indivision B... demandant la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour un appartement à Montélimar (601 euros pour 2023). Le juge a considéré que, bien que le bien soit loué 77% du temps via une plateforme en ligne, l'indivision en conservait la disposition personnelle le reste de l'année au 1er janvier, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA38-2407437(TA38-2407437)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... pour contester des indus de revenu de solidarité active (596,75 euros) et de prime d'activité (152,45 euros) notifiés par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie. Par un mémoire du 31 octobre 2025, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 décembre 2025.
N° TA38-2507534(TA38-2507534)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme B... contre les arrêtés du préfet de la Drôme du 30 avril 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portaient sur la légalité des décisions préfectorales au regard de la vie privée et familiale et de l'état de santé des intéressés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
N° TA38-2409125(TA38-2409125)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence au titre de 2023. L’association invoquait le dégrèvement prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de logements-foyers. Le juge a constaté que l’organisme ne justifiait pas d’un conventionnement requis par les articles L. 353-2 du code de la construction ou L. 851-1 du code de la sécurité sociale, et n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD nécessaire. En l’absence de preuve de gestion de centres d’accueil pour demandeurs d’asile, la demande a été jugée infondée.
N° TA38-2305119(TA38-2305119)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Eurocommercial Properties France contestant un avis supplémentaire de taxe foncière de 112 299 euros pour 2020, relatif à un centre commercial. La société invoquait notamment une erreur dans le calcul des valeurs locatives et une méconnaissance des droits de la défense. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de l’administration, celle-ci n’étant pas un acte détachable. Sur le fond, il a jugé que la procédure de redressement était régulière, l’administration n’étant pas tenue de mettre le contribuable à même de présenter des observations lorsqu’elle choisit un nouveau local de référence sans remettre en cause les déclarations initiales. La requête a été rejetée, s’appuyant sur les articles L. 56 du livre des procédures fiscales et 1508 du code général des impôts.
N° TA38-2304193(TA38-2304193)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS DJP Industry, qui contestait les cotisations de taxe foncière pour les années 2012 à 2016 en invoquant la prescription de la dette fiscale. Le juge a estimé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite, car des saisies administratives à tiers détenteur émises en 2016 et 2017 avaient interrompu le délai de prescription de quatre ans prévu à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales. La déclaration de créance effectuée par l'administration fiscale le 23 juillet 2021, dans le cadre de la liquidation judiciaire de la société, était intervenue avant l'expiration de ce délai. Les conclusions relatives à la taxe foncière de 2010 ont été rejetées comme étant devenues sans objet.
N° TA38-2512537(TA38-2512537)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Livron-sur-Drôme à l'encontre de la société Brezeme entreprise et promotion. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la visite de chantier et l'achèvement des travaux, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté fondé sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. La condition d'urgence n'ayant pas été examinée, la requête a été rejetée.
N° TA38-2409145(TA38-2409145)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence. L’association sollicitait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts, mais n’a pas démontré qu’elle était gestionnaire de foyers ou résidences sociales conventionnés, ni qu’elle avait souscrit la déclaration obligatoire (imprimé 1200 GD) avant le 1er mars de l’année d’imposition. Le tribunal a également relevé que l’association n’établissait pas gérer des centres d’accueil pour demandeurs d’asile, ce qui aurait pu justifier une exonération. En conséquence, la demande a été rejetée.
N° TA38-2101180(TA38-2101180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande des consorts E... visant à engager la responsabilité de la commune de Megève pour le refus de permis de construire opposé aux acquéreurs de leur terrain, ainsi que pour le classement de leur parcelle en zone agricole par le PLU. Les requérants invoquaient une faute de la commune liée à l’illégalité du refus de permis et une responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions indemnitaires, considérant que le refus de permis de construire était légal et que les requérants ne démontraient pas subir une charge spéciale et exorbitante, le déclassement de leur terrain s’inscrivant dans un changement général de zonage affectant de nombreuses parcelles. Les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2512666(TA38-2512666)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 13 mai 2025 par laquelle la maire de Moirans a refusé de publier un article de M. Julien, conseiller municipal d'opposition, dans le journal communal « Moirans Mag ». Le juge estime la requête irrecevable car la décision litigieuse, qui ne concernait que l'édition de mai 2025, est entièrement exécutée et n'est donc plus susceptible d'être suspendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice sont également rejetées.
N° TA38-2401644(TA38-2401644)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, annule la contrainte émise par Pôle emploi le 26 février 2024 pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 5 505,04 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l’indu, arguant que l’allocation aux adultes handicapés (AAH) lui avait été ouverte mais jamais versée. Le tribunal applique l’article L. 5423-7 du code du travail, qui interdit le cumul ASS-AAH uniquement si un versement de l’AAH a été effectué. En l’absence de tout versement de l’AAH, la créance de Pôle emploi est infondée, entraînant l’annulation de la contrainte.