Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509891(TA38-2509891)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 17 juillet 2025 qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que la préfecture a finalement délivré un titre de séjour d'un an à M. B..., ce qui constitue une exécution complète de l'injonction, bien que tardive. En conséquence, le juge met fin aux mesures d'injonction et supprime l'astreinte initialement prévue, en raison du faible retard et de l'exécution intégrale de la décision. La requête est fondée sur les articles L. 521-4 et L. 911-6 et suivants du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506451(TA38-2506451)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a statué sur les recours en excès de pouvoir de M. B... et Mme C..., ressortissants géorgiens, contre les arrêtés préfectoraux du 12 mai 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient ces décisions en invoquant une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que les demandes d'asile des intéressés avaient été définitivement rejetées, a appliqué l'article L. 611-1 du même code pour confirmer la légalité des mesures d'éloignement. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation, le tribunal estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506466(TA38-2506466)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par une ressortissante kosovare d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. En cours d’instance, la préfète de la Haute-Savoie a retiré cet arrêté par une décision du 15 septembre 2025. Constatant que ce retrait privait d’objet les conclusions en annulation, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Les conclusions accessoires ont été rejetées, et la requérante, déjà admise à l’aide juridictionnelle, n’a pas obtenu de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2108698(TA38-2108698)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Viamedis, qui contestait des titres de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie et visés par une saisie administrative à tiers détenteur. La société soutenait notamment que certains titres étaient infondés, car les frais de transport d’urgence ne pouvaient être mis à la charge des mutuelles, et que d’autres avaient déjà été payés. Le tribunal a jugé que les interventions du SMUR en cause, antérieures au 1er mars 2021, étaient légalement financées par la dotation nationale de missions d’intérêt général, excluant toute prise en charge par les organismes complémentaires. En conséquence, la demande d’annulation et de décharge a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les articles L. 162-23-15, D. 162-6, D. 162-8 du code de la sécurité sociale et L. 160-13 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200524(TA38-2200524)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., assistante familiale, qui demandait le versement d’une indemnité de départ à la retraite sur le fondement de l’article R. 422-21 du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que ces dispositions, relatives à l’indemnité de licenciement, ne s’appliquent pas en cas de départ volontaire à la retraite, mais uniquement en cas de licenciement. Par conséquent, le refus du département de l’Isère n’est entaché ni d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2200871(TA38-2200871)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 15 mai 2020 par laquelle le Centre Hospitalier Annecy Genevois avait admis Mme A... à la retraite pour invalidité. Le tribunal a relevé que la procédure devant la commission de réforme était irrégulière, car Mme A... n'avait pas été informée de la réunion et n'avait pu consulter son dossier, ce qui l'a privée d'une garantie. De plus, l'absence d'un médecin spécialiste, alors que la pathologie de l'intéressée le nécessitait, a également entaché la procédure. La décision a été annulée sur le fondement de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512527(TA38-2512527)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de certificat de résidence algérien de M. B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la résidence irrégulière prolongée de l'intéressé en France depuis huit ans et de sa capacité à travailler malgré l'absence de titre de séjour. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512508(TA38-2512508)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Deplace T.P. Cette société contestait l'attribution des lots 5 et 6 du marché de déneigement de la commune de Samoëns, invoquant une méconnaissance du délai de "standstill" et des vices dans la notation des offres. Le juge a estimé que la société requérante n'avait aucune chance sérieuse d'obtenir le marché et que l'intérêt général lié à l'urgence du service de déneigement en période hivernale s'opposait à toute mesure de suspension ou d'annulation. La requête a été rejetée, et la société Deplace T.P. a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Samoëns au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512516(TA38-2512516)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant américain. La condition d’urgence a été reconnue compte tenu de l’irrégularité prolongée de sa situation. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était, en l’état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de l’Isère de réexaminer la demande et de délivrer une attestation de prolongation d’instruction dans l’attente.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2201788(TA38-2201788)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Viamedis, qui contestait des titres de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie pour des transports d'urgence (SMUR). Le tribunal a jugé que ces transports, réalisés avant le 1er mars 2021, relevaient des missions d'intérêt général financées par des dotations, et que leur remboursement incombait aux organismes complémentaires comme Viamedis. Il a considéré que les titres de recettes étaient fondés et que la société n'apportait pas la preuve de paiements déjà effectués ou de montants non conformes. La demande de décharge de paiement a donc été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509310(TA38-2509310)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la préfète de l'Isère avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressée et du rejet définitif de sa demande d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511807(TA38-2511807)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de Mme D... E..., ressortissante brésilienne, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour en tant que conjointe de Français et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-6 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant qu'elle ne justifiait pas de la possession d'un visa de long séjour ou d'une entrée régulière en France, conditions préalables à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du CESEDA. Il a également considéré que les dispositions de l'article L. 423-5, relatives aux violences conjugales, ne pouvaient être utilement invoquées en l'absence de ces conditions. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510161(TA38-2510161)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 10 septembre 2025 de la préfète de l'Isère. Cet arrêté retirait son titre de séjour de 10 ans, obtenu frauduleusement, et l'obligeait à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de 5 ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence et a jugé que la fraude était établie, notamment par une condamnation pénale pour obtention frauduleuse de document administratif. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la fraude commise. La décision se fonde sur les articles L. 432-5-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512727(TA38-2512727)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de l'agrément de l'association Solenciel pour le parcours de sortie de la prostitution. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à celle des personnes accompagnées, compte tenu notamment de la possibilité de poursuivre l'accompagnement via d'autres structures. Aucun des moyens soulevés, tirés du défaut de procédure contradictoire, de l'insuffisance de motivation ou de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 121-9 et R. 121-2-2 du code de l'action sociale et des familles, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407880(TA38-2407880)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante bosnienne. La requérante justifiait d'une présence régulière en France de six ans, d'une intégration professionnelle et de liens familiaux stables (époux titulaire d'une carte de résident, enfants scolarisés). Le tribunal retient une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protège le droit à la vie privée et familiale. Il enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sous deux mois et une attestation de prolongation d'instruction avec droit au travail sous 48 heures.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510115(TA38-2510115)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 18 septembre 2025 de la préfète de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. Constatant l'entrée et le séjour irréguliers de l'intéressé, sans liens familiaux ou privés établis en France, la mesure d'éloignement a été validée sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, l'interdiction de retour de deux ans, prise en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du même code, a été jugée proportionnée, aucune circonstance humanitaire n'étant invoquée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2408616(TA38-2408616)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de rejet du Préfet de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de résident de M. A..., ressortissant cambodgien et parent d'enfants français. La juridiction retient que la demande de renouvellement, entravée par des dysfonctionnements de la plateforme ANEF, a été instruite par la préfecture pendant plus de quatre mois, faisant naître une décision implicite de rejet. Cette décision méconnaît l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le renouvellement de plein droit de la carte de résident en l'absence de menace pour l'ordre public. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer une carte de résident de 10 ans à M. A... dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409429(TA38-2409429)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus verbal d’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que la préfecture avait finalement enregistré la demande et délivré un titre de séjour valable jusqu’en 2027, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction sont devenues sans objet. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable, et la demande d’enquête administrative a été rejetée comme ne relevant pas des pouvoirs du juge administratif.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501466(TA38-2501466)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a été saisi par Mme et M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de conventionner leur logement au dispositif « Loc’Avantages ». Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’Anah, jugeant que le silence gardé pendant deux mois sur une demande de conventionnement vaut décision de rejet en application de l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration, et que cette décision est un acte administratif unilatéral susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que l’administration n’a pas motivé son refus malgré la demande des requérants, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du même code. Il a enjoint à l’Anah de réexaminer la demande de conventionnement dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512632(TA38-2512632)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Amedea visant à lever la suspension des arrêtés préfectoraux autorisant l'occupation temporaire de parcelles privées. La suspension avait été ordonnée en raison d'un doute sérieux sur la légalité des arrêtés au regard de l'article 2 de la loi du 29 décembre 1892, qui protège les propriétés attenantes aux habitations et closes. La société n'a pas apporté d'élément nouveau suffisant pour remettre en cause l'appréciation initiale du juge des référés. La requête est donc rejetée, et les demandes de frais de justice sont également écartées.

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