Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2101014(TA38-2101014)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. et Mme C... contre le refus de permis de construire un chalet à Megève. Les requérants soutenaient que le refus était insuffisamment motivé et qu'il méconnaissait l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, car la demande devait être instruite selon le plan d'occupation des sols en vigueur lors de la division du lotissement en 2015, et non le nouveau plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté municipal de refus de permis de construire.
N° TA38-2409146(TA38-2409146)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’association ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence au titre de l’année 2023. L’association invoquait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de foyers ou résidences sociales. Le tribunal a estimé que l’association ne justifiait pas d’un conventionnement requis par les articles L. 353-2 ou L. 851-1 du code de la construction et de l’habitation ou de la sécurité sociale, et qu’elle n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD nécessaire à l’octroi du dégrèvement. En l’absence de preuve de gestion de centres d’accueil pour demandeurs d’asile, la demande a été rejetée.
N° TA38-2404931(TA38-2404931)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la contrainte émise par France Travail le 14 juin 2024, qui réclamait à M. A... le remboursement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 17 205,68 euros. Le juge unique a estimé que l’administration ne pouvait pas exiger le remboursement des prestations versées après novembre 2021, date à laquelle l’activité non salariée de M. A... avait cessé. La décision s’appuie sur les articles L. 5425-1, R. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail, relatifs au cumul de l’allocation avec une activité professionnelle.
N° TA38-2307903(TA38-2307903)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SAS Carmila France. Celle-ci contestait la valeur locative de ses locaux commerciaux à Bassens pour les taxes foncières 2021 et 2022, demandant un changement de local-type de comparaison (n°8 vers n°5 ou n°1). Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III, et que la méthode de comparaison retenue était fondée. La demande de décharge partielle a donc été rejetée.
N° TA38-2509491(TA38-2509491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de la SAS IDA Coque. Celle-ci demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2023 et 2024, ainsi que la mise à jour de ses bases pour 2025, concernant un hypermarché. Le tribunal juge irrecevables les conclusions relatives à la taxe foncière 2023, un dégrèvement ayant déjà été accordé, et constate que la société, en acceptant l'offre de l'administration, ne présente plus de conclusions utiles. Enfin, la demande relative à la pondération des voies de circulation des parkings, fondée sur l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts, est également rejetée.
N° TA38-2513563(TA38-2513563)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de délivrer à Mme B..., ressortissante laotienne, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté une carence de l'administration, l'intéressée se trouvant en situation irrégulière depuis le 2 décembre 2025, sans que le préfet ait statué sur sa demande, ce qui portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir et à sa situation professionnelle. L'urgence a été reconnue en raison du risque de perte d'emploi. La décision s'appuie sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose le renouvellement de l'attestation tant que l'instruction n'est pas achevée.
N° TA38-2401069(TA38-2401069)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de la société Alphaform, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020, en raison de l'exonération de certaines immobilisations. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en ordonnant l'exclusion des factures n°2007002106, 1998000890 et 2001001340 des bases de liquidation, conformément à la position de l'administration. En revanche, il a rejeté la demande d'exonération des installations de "sprinklage" (lutte contre l'incendie), estimant qu'elles n'étaient pas spécifiquement adaptées à l'activité industrielle de la société, comme l'exige le 11° de l'article 1382 du code général des impôts, dès lors qu'elles étaient situées dans des locaux administratifs. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 1495 du même code.
N° TA38-2509595(TA38-2509595)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... et M. D... d'un recours contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Savoie de leur accorder le complément 3 de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH). Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 541-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative et a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2513144(TA38-2513144)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un mémoire transmis par Mme A... B... concernant un refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion mention stationnement. Constatant que ce mémoire constituait un doublon d’une requête déjà enregistrée sous le n° 2512203, le tribunal a ordonné la radiation de la nouvelle requête n° 2513144 et son rattachement à l’instance initiale. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA38-2402631(TA38-2402631)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme B... qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d'habitation pour les années 2019 à 2023. La requérante soutenait que la procédure de rectification avait méconnu les droits de la défense et demandait une révision de la valeur locative cadastrale de son appartement. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique dans l'extrait fourni.
N° TA38-2404480(TA38-2404480)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l’opposition de Mme C... à la contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 8 254,55 euros. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 5421-4 du code du travail et L. 351-1 du code de la sécurité sociale, le versement de l’ASS cesse lorsque le demandeur d’emploi justifie d’un droit acquis à une pension de retraite à taux plein, même si celle-ci n’est pas encore liquidée. En l’espèce, Mme C... avait acquis ce droit à compter du 1er octobre 2022, ce qui rendait l’indu fondé pour la période d’octobre 2022 à décembre 2023, indépendamment de sa bonne foi ou des erreurs alléguées de l’administration.
N° TA38-2508087(TA38-2508087)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 13 février 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de renouvellement était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 542-1 à L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2509869(TA38-2509869)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de Mme B., ressortissante kosovare, contestant le refus implicite puis exprès de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale », assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a joint les deux requêtes et considéré que la décision expresse du 2 octobre 2025 s’était substituée à la décision implicite antérieure. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mme B., jugeant que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés.
N° TA38-2302989(TA38-2302989)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., agent du centre hospitalier d’Annecy Genevois (CHANGE), qui demandait la condamnation de son employeur pour préjudice moral lié à un manquement à l'obligation de sécurité et à des faits de harcèlement et discrimination, ainsi que l'annulation du refus de protection fonctionnelle. Le tribunal a estimé qu'aucune faute de service n'était caractérisée, l'employeur ayant suivi les préconisations du médecin du travail et de l'ergonome, et que la décision de refus de protection fonctionnelle était légale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 136-1 du code général de la fonction publique et L. 4121-1 du code du travail.
N° TA38-2303186(TA38-2303186)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., infirmier, contestant le refus du centre hospitalier de la vallée de la Maurienne de lui verser l’allocation de retour à l’emploi (ARE). Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a écarté comme inopérants les moyens tirés de l’incompétence et du défaut de motivation. Sur le fond, il a jugé que le refus de renouvellement du contrat à durée déterminée par M. B..., motivé par la non-reconduction d’une facilité de logement, ne constituait pas un motif légitime au sens de l’article 3 du décret n°2020-741 du 16 juin 2020, et que sa privation d’emploi devait être assimilée à une démission. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. B....
N° TA38-2304047(TA38-2304047)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., technicienne de laboratoire au CHUGA, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 7 mars 2023. Les conclusions visant à faire déclarer sa maladie comme maladie professionnelle hors tableau et à reconnaître une faute inexcusable de l'employeur ont été jugées irrecevables, car le juge administratif ne peut se prononcer sur des conclusions en déclaration de droit. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'altercation entre collègues de même niveau hiérarchique, en l'absence de comportement ou de propos excédant un simple désaccord, ne constitue pas un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2513022(TA38-2513022)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 4 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté de la préfète de la Drôme l’assignant à résidence. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE) et de l’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était légale au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), et que l’assignation à résidence était fondée sur l’article L. 731-1 du même code.
N° TA38-2511844(TA38-2511844)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier en France après le rejet de sa demande d'asile et l'inexécution d'une précédente mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., incluant l'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires.
N° TA38-2307089(TA38-2307089)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la procédure de saisine du collège de médecins de l'OFII avait bien été respectée et que le requérant, malgré la gravité de son état de santé, pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, conformément à l'article 6-7 de l'accord franco-algérien. La décision a également été considérée comme proportionnée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été déclarée irrecevable pour tardiveté, subsidiairement non fondée.
N° TA38-2400031(TA38-2400031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B... tendant à l'annulation des refus implicites du préfet de l'Isère de lui communiquer des documents relatifs à la mise en œuvre d'une Zone à Faibles Émissions (ZFE-m). Le tribunal a considéré que le préfet avait produit, en cours d'instance, des éléments de réponse suffisants, notamment par un courrier du 14 décembre 2023, et que les demandes de communication étaient devenues sans objet pour la première requête. Pour la seconde, le requérant n'a pas démontré que les documents sollicités existaient ou étaient en la possession de l'administration, malgré la mise en demeure adressée au préfet. Les décisions sont fondées sur les articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration et L. 124-1 et suivants du code de l'environnement.