Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2300756(TA38-2300756)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A..., assistante d'éducation, contestant le non-renouvellement de son contrat par le lycée La Cardinière pour l'année 2022-2023. La requérante soutenait que la décision était fondée sur des motifs inexacts et subjectifs, et qu'elle avait donné satisfaction dans ses fonctions. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, considérant que le non-renouvellement était justifié par l'intérêt du service, sans qu'il soit établi d'insuffisance professionnelle ou d'erreur de droit. Les conclusions indemnitaires de Mme A... et les conclusions reconventionnelles du lycée ont également été rejetées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'éducation et du décret n°2003-484 du 6 juin 2003.
N° TA38-2507986(TA38-2507986)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B..., ressortissante nigériane, demandant l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante, ayant bénéficié d'un parcours de sortie de la prostitution, invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, dont l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et l'article L. 425-4 du CESEDA.
N° TA38-2507989(TA38-2507989)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C., ressortissante ivoirienne, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" ou "salarié". La requérante, ayant bénéficié d'un parcours de sortie de la prostitution, invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant que la délivrance d'un récépissé n'empêchait pas la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été jugée sur le fond après audience publique.
N° TA38-2300752(TA38-2300752)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le non-renouvellement de son contrat d'assistante d'éducation par le lycée professionnel La Cardinière. La juridiction a jugé que la décision de ne pas renouveler le contrat, prise par le chef d'établissement, était justifiée par l'intérêt du service et non par une insuffisance professionnelle. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés par Mme A..., notamment l'absence de motifs valables et l'inexactitude matérielle des faits, n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions en annulation et en indemnisation ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les textes spécifiques invoqués.
N° TA38-2509015(TA38-2509015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de vice de procédure lié à l'avis de l'OFII, et de compétence liée du préfet. Il a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2509438(TA38-2509438)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, l’État a été condamné à verser une somme de 1 000 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
N° TA38-2509846(TA38-2509846)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de sa courte présence en France (depuis janvier 2023) et de ses attaches familiales au Sénégal. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation de l'interdiction de retour, sur le fondement des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509863(TA38-2509863)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Drôme du 12 août 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait des craintes en cas de retour en Turquie (service militaire) et une promesse d'embauche. Le tribunal a jugé que ces éléments, non étayés par des pièces, ne constituaient ni des considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA38-2509963(TA38-2509963)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 août 2025 lui retirant son titre de séjour pour fraude, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment la procédure de retrait régulière et la décision suffisamment motivée. Il a estimé que la préfète de l'Isère avait légalement pu retirer le titre de séjour sur le fondement des articles L. 432-5-1 et L. 432-5-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de la rupture de la vie commune imputable au conjoint français. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont été jugées légales, et les conclusions accessoires de la requête ont été rejetées.
N° TA38-2300167(TA38-2300167)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour les dommages causés à sa propriété par un glissement de terrain survenu dans la nuit du 16 au 17 août 2018, qu'elle impute aux travaux réalisés par la commune de Chamrousse sur la voie publique. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, rejetée par le tribunal au motif que le recours indemnitaire n'est pas soumis au délai raisonnable d'un an applicable aux recours en annulation, mais à la prescription quadriennale. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d'ouvrage d'un ouvrage public, conformément à la jurisprudence constante, et a condamné la commune à indemniser Mme A... pour les préjudices subis.
N° TA38-2509966(TA38-2509966)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509967(TA38-2509967)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 22 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient fondés sur les dispositions des articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2509975(TA38-2509975)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté. Sur le fond, il a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant ne justifiait pas d'un suivi réel et sérieux de sa formation professionnelle, condition requise par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C..., incluant l'annulation de l'arrêté, l'injonction et les frais de justice.
N° TA38-2509985(TA38-2509985)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 31 mars 2025. Cette décision refusait la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que les emplois exercés par la requérante ne figuraient pas dans la liste des métiers en tension prévue par l'arrêté du 1er avril 2021. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA38-2509986(TA38-2509986)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., ressortissant kosovar, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 août 2025 lui retirant son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a examiné la légalité du retrait de titre de séjour sur le fondement des articles L. 432-5 et R. 432-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a jugé que la préfète n’a pas commis d’erreur de droit en retirant le titre de séjour de M. B... pour obstacle aux contrôles, et a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B....
N° TA38-2509987(TA38-2509987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte de séjour "travailleur saisonnier", faute de justifier d'une autorisation de travail et d'éléments récents sur sa situation professionnelle. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA38-2509988(TA38-2509988)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du 28 août 2025 de la préfète de l'Isère lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le retrait du titre de séjour était légal, la fraude étant caractérisée par l'absence de dossier de demande et de pièces justificatives, dans un contexte de fraude interne à la préfecture, permettant son retrait à tout moment sur le fondement de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment tirés de l'incompétence du signataire et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour ont été maintenues.
N° TA38-2509989(TA38-2509989)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation de compétence. Il a estimé que M. A... ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition nécessaire à la délivrance d'un certificat de résidence en tant que conjoint de Français en application de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien de 1968. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de cet accord et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.
N° TA38-2510035(TA38-2510035)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 août 2025 par lequel la préfète de la Savoie refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue en raison de l'ancienneté et de la continuité du séjour en France depuis 2009, de l'insertion professionnelle du requérant par des contrats de travail successifs, et de son engagement bénévole associatif. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont également été annulées par voie de conséquence.
N° TA38-2510073(TA38-2510073)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, contestant un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. Il a également écarté l'exception d'illégalité de l'interdiction de retour, faute d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français. La requête a été rejetée dans son intégralité.