Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513469(TA38-2513469)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait une orientation vers une structure d’hébergement d’urgence. Le juge constate qu’une précédente ordonnance du 16 septembre 2025 avait déjà enjoint à la préfète de l’Isère d’assurer cet hébergement sous astreinte, épuisant ainsi sa compétence. En conséquence, la nouvelle demande est manifestement mal fondée et rejetée sans procédure contradictoire, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512104(TA38-2512104)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision tacite d'opposition à la déclaration préalable de M. B... concernant l'installation d'un portail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas de risques graves et immédiats pour la sécurité des personnes et des biens, l'exploitation agricole et la partie privée étant distinctes. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles R. 423-38 et R. 424-1 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la commune ayant valablement demandé un complément de dossier.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511099(TA38-2511099)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté d’alignement individuel du 20 août 2025 pris par le président du conseil départemental de la Haute-Savoie. Le juge a rappelé que l’alignement est un acte purement déclaratif qui constate les limites de la voie publique, sans effet sur les questions de propriété, lesquelles relèvent du juge judiciaire. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l’emprise irrégulière et l’absence de consentement, ont été jugés inopérants. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513440(TA38-2513440)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS La Fumerie visant à suspendre un arrêté municipal réduisant ses horaires d'ouverture de 2h à 23h pour une durée de deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'impact financier allégué, bien que réel, devait être mis en balance avec l'intérêt public de préservation de l'ordre public, compte tenu des troubles avérés causés par l'établissement. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510731(TA38-2510731)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant une contrainte émise par la CAF du Rhône pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 866,02 euros. La requérante ne contestait pas avoir été en couple durant la période concernée, et l’absence de participation de son conjoint aux charges du ménage a été jugée sans incidence sur le bien-fondé de la créance. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête, ne comportant que des moyens inopérants, a été rejetée par ordonnance. Les textes appliqués sont les articles L. 842-3, L. 842-4, L. 845-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2509696(TA38-2509696)

Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a obtenu satisfaction sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. L'affaire portait sur le refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a condamné l'État à verser 500 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2508748(TA38-2508748)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... concernant sa prise en charge au centre hospitalier universitaire régional de Grenoble-Alpes à partir du 24 août 2022. La requérante s'interrogeait sur la conformité des soins postopératoires suite à une cholécystectomie compliquée d'une péritonite. Le tribunal a fait droit à la demande, jugeant la mesure utile, et a désigné un expert spécialisé en chirurgie digestive avec une mission détaillée. L’expert devra notamment décrire l’état de santé de la patiente et les soins prodigués, sans préjuger de la responsabilité de l’établissement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513084(TA38-2513084)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident pris par la préfète de la Savoie. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, méconnaissance de l'article L. 432-3 du CESEDA, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu des huit condamnations pénales du requérant. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La demande de suspension et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307656(TA38-2307656)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... B... contestant le refus du recteur de l'académie de Grenoble d'accorder une bourse nationale d'études du second degré de lycée pour son enfant au titre de l'année 2023-2024. Le refus était motivé par le dépôt tardif de la demande, intervenu après la date limite fixée au troisième jeudi d'octobre par l'article D. 530-1 du code de l'éducation. La requérante n'a pas contesté la légalité de ce motif et s'est bornée à invoquer des circonstances personnelles (perte de fiche, alertes à la bombe), considérées comme des moyens inopérants ou insuffisamment précis. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2512428(TA38-2512428)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté l'injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A..., prononcée par une ordonnance du 22 septembre 2025. Ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau justifiant la modification de cette ordonnance. Le juge des référés a donc enjoint à la préfète de procéder à ce réexamen dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 600 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512310(TA38-2512310)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. B... de ses conclusions tendant à la suspension du refus implicite de délivrance d’un document provisoire, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 500 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508539(TA38-2508539)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas le droit d'être entendu, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions contre l'assignation à résidence du 12 août 2025 ont été déclarées irrecevables en raison de l'inexistence de cet acte. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508530(TA38-2508530)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508510(TA38-2508510)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait son état de santé grave et son handicap pour obtenir un titre sur le fondement du 7° de l’article 6 de l’accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que les certificats médicaux produits ne remettaient pas en cause l’avis du collège de l’OFII, selon lequel le défaut de prise en charge médicale n’entraînerait pas de conséquences d’une exceptionnelle gravité. La circonstance postérieure de sa grossesse a été écartée comme sans influence sur la légalité de la décision attaquée.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2512405(TA38-2512405)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient la décharge de leur taxe foncière 2025. Les requérants n'ont pas démontré que le bien était destiné à la location ou à un usage commercial ou industriel, condition nécessaire pour bénéficier d'un dégrèvement pour vacance. La solution retenue est fondée sur les articles 1380 et 1389 du code général des impôts, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2107048(TA38-2107048)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D... d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Crest pour des fautes liées à un retard de diagnostic d’une fracture vertébrale et à une prise en charge inadaptée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le centre hospitalier n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les conclusions dirigées contre le docteur A... ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, la responsabilité personnelle d’un médecin relevant du juge judiciaire. La décision s’appuie sur les principes du code de la santé publique et du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300932(TA38-2300932)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante demandait la cessation et la réparation d'une emprise irrégulière sur sa propriété par la commune des Contamines-Montjoie, mais n'a pas justifié avoir formé une demande préalable auprès de la commune, ni pour la cessation des travaux ni pour l'indemnisation, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. En l'absence de décision administrative préalable, les conclusions indemnitaires et à fin d'injonction étaient irrecevables.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513324(TA38-2513324)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 22 décembre 2025, a été saisi par M. B... d'une demande relative à la rétroactivité de ses droits à l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté son incompétence matérielle pour connaître de ce litige, estimant qu'il relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés aux articles L. 142-1 et L. 211-16 du code de la sécurité sociale et de l'organisation judiciaire, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2508417(TA38-2508417)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) annule l'arrêté du 15 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Isère avait obligé M. F..., ressortissant nigérian débouté de l'asile, à quitter le territoire français. La décision est annulée car elle a été signée par une autorité incompétente : l'arrêté mentionnait une délégation de M. D..., qui n'était plus préfet de l'Isère à cette date, et non de sa remplaçante, Mme C..., nommée en novembre 2024. Le tribunal n'examine pas les autres moyens, l'incompétence suffisant à prononcer l'annulation. Il enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. F... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513298(TA38-2513298)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 novembre 2025 par laquelle la préfète de la Drôme avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour une durée de dix mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du comportement dangereux du requérant, contrôlé positif aux stupéfiants, ce qui prime sur ses besoins professionnels et personnels. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de fond.

Résumé IA