Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2308229(TA38-2308229)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Voglans de lui communiquer des factures justifiant l'emploi de 178 000 euros pour des travaux de réhabilitation. Le tribunal a jugé que la commune avait démontré que les factures spécifiques demandées n'existaient pas, les travaux supplémentaires n'ayant pas été réalisés et facturés. En application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, le droit à communication ne porte que sur des documents existants et ne peut contraindre l'administration à en créer. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de l'injonction.
N° TA38-2303251(TA38-2303251)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. K... contestant la sanction disciplinaire de 30 jours de cellule infligée pour détention d'une arme artisanale et agression sur une surveillante. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que les délégations de signature pour engager les poursuites étaient régulières et que le rapport d'incident avait été établi par un agent compétent. Il a également estimé que les droits de la défense n'avaient pas été violés et que la matérialité des faits était établie. La décision s'appuie notamment sur les articles R. 234-1, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
N° TA38-2400112(TA38-2400112)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le département de l'Isère. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la décision émanant d'une directrice adjointe dûment habilitée par délégation. Sur le fond, il a jugé que le département avait pu légalement retirer l'agrément sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, en raison de manquements avérés de Mme B... à ses obligations professionnelles, notamment le non-respect du cadre réglementaire d'une maison d'assistants maternels. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions indemnitaires pour faute ont été rejetées.
N° TA38-2303250(TA38-2303250)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B... tendant à l'annulation des refus implicites du préfet de l'Isère de lui communiquer des documents relatifs à la mise en œuvre d'une Zone à Faibles Émissions (ZFE-m). Le tribunal a jugé que les décisions attaquées ne méconnaissaient pas les articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, ni les articles L. 124-1 et suivants du code de l'environnement, ni les droits constitutionnels invoqués. Il a considéré que la demande portait sur des documents inexistants ou déjà communiqués, et que le refus n'était pas entaché d'illégalité. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2403392(TA38-2403392)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, constate que le préfet de l’Isère a finalement délivré un titre valable jusqu’en février 2026. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les autres conclusions de la requête sont rejetées.
N° TA38-2303072(TA38-2303072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a partiellement fait droit à la demande de M. B..., détenu, qui réclamait 905 euros pour la perte d'effets personnels lors de son transfert pénitentiaire. La responsabilité de l'État a été engagée pour faute, l'administration n'ayant pas assuré la protection des biens du requérant, en méconnaissance de l'article R. 332-39 du code pénitentiaire. Le tribunal a condamné l'État à verser 350 euros en réparation du préjudice matériel, estimant que la perte de certains objets (sèche-cheveux, tondeuse, manette Xbox, balles de tennis) était établie, mais que d'autres biens (télévision, câbles, veste) avaient été conservés.
N° TA38-2302358(TA38-2302358)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société financière Pichet. Celle-ci demandait l'annulation des décisions implicites de rejet de la commune d'Annecy concernant sa demande de communication de documents administratifs relatifs à un appel à projets pour la cession d'un terrain. Le tribunal a estimé que la société ne démontrait pas l'existence de sous-critères ou d'une pondération non communiqués, la commune ayant justifié avoir évalué les offres sur la base des quatre critères préalablement divulgués. La solution retenue est fondée sur le code des relations entre le public et l'administration, la demande de communication étant rejetée faute pour la société d'établir le caractère communicable des documents sollicités.
N° TA38-2513507(TA38-2513507)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B... contre un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi, constate que l’intéressée résidait à Perpignan à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montpellier. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2513504(TA38-2513504)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par un jeune majeur, M. A..., afin d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, avant l’expiration du délai d’un an suivant son dix-huitième anniversaire. La préfète de l’Isère ayant accordé un rendez-vous au 1er avril 2026, soit après ce délai, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en assortissant cette décision d’une injonction explicite : il est enjoint à la préfète de ne pas opposer de forclusion ou de tardiveté à M. A... lors du dépôt de sa demande à cette date, au motif qu’elle n’aurait pas été déposée dans sa dix-huitième année. Les conclusions accessoires relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
N° TA38-2513491(TA38-2513491)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la situation de Mme C..., ressortissante brésilienne, dont la demande de renouvellement de titre de séjour a été clôturée par la préfète de l'Isère en raison d'un dysfonctionnement technique du site de l'ANEF. Le juge constate que cette clôture, intervenue pour un motif imputable à l'administration, porte une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales d'aller et venir et de travailler. En conséquence, il enjoint à la préfète de reprendre sans délai l'instruction de la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C..., en débloquant son compte ANEF ou en procédant à une instruction papier.
N° TA38-2513465(TA38-2513465)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir et à sa situation professionnelle. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à M. A... une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 mars 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2512814(TA38-2512814)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A... de sa demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-2 et L. 423-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple, et a donc ordonné qu’il en soit donné acte, sans faire droit aux conclusions de Mme A... au titre des frais de justice.
N° TA38-2511090(TA38-2511090)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a annulé l'arrêté du 3 octobre 2025 par lequel la préfète de la Savoie obligeait M. B..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français. La décision initiale, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entachée d'erreur de droit car M. B. justifiait d'une entrée régulière sous couvert d'un visa long séjour. Le tribunal a procédé à une substitution de base légale, retenant le 2° du même article, et a rejeté le moyen d'incompétence. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction de réexamen de la situation de l'intéressé.
N° TA38-2304249(TA38-2304249)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation du refus implicite du rectorat de Grenoble de leur communiquer la décision d'octroi ou de refus de la protection fonctionnelle accordée à la directrice du collège de leur fille. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, les requérants n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le document sollicité, relatif à la protection fonctionnelle d'un agent public, n'était pas communicable aux tiers en application des articles L. 311-1 et suivants du même code, car il relevait de la vie privée de l'agent et ne pouvait être divulgué sans son accord.
N° TA38-2512810(TA38-2512810)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Serpe. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot 4 d'un marché d'entretien des espaces extérieurs, motif pris de l'irrégularité de son offre pour absence de remplissage du détail estimatif. Le juge a estimé que ce manquement constituait une irrégularité justifiant l'éviction de l'offre, et que les moyens tirés du défaut de signature de la décision de rejet et de l'insuffisance de ses mentions étaient inopérants dans le cadre d'un référé précontractuel. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique.
N° TA38-2512824(TA38-2512824)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Colas France. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot 5 d'un accord-cadre du département de la Savoie, en invoquant notamment une motivation insuffisante de la décision d'attribution et une irrégularité dans la mise en œuvre d'un sous-critère environnemental. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que le pouvoir adjudicateur avait respecté les obligations de motivation prévues aux articles R. 2181-3 et R. 2181-4 du code de la commande publique et n'avait pas modifié les critères de sélection annoncés. La demande de la société Colas France a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2500026(TA38-2500026)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... pour contester le refus du département de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. En cours d’instance, le département a finalement accordé la carte, ce qui a conduit M. B... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné le département à verser 1 100 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2512147(TA38-2512147)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander l'exécution d'une précédente ordonnance du 15 septembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour, ce qu'elle n'a pas fait. Constatant ce défaut d'exécution non justifié, le juge a modifié l'ordonnance initiale en fixant un nouveau délai de quinze jours pour le réexamen, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 600 euros à M. B. au titre des frais de justice.
N° TA38-2512769(TA38-2512769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C..., ressortissante algérienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer à l'intéressée une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours.
N° TA38-2512135(TA38-2512135)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait la suspension de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire d'Eloise à la société TDF pour la construction d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'intérêt public s'attachant au déploiement du réseau mobile pour couvrir une zone actuellement non desservie, et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.