Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2507879(TA38-2507879)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait un ressortissant italien, arrivé en France à l'âge de neuf ans, à quitter le territoire sans délai avec une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence continue de plus de neuf ans, de sa scolarité complète en France et de la présence de toute sa famille proche. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513259(TA38-2513259)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait à être orientée avec ses enfants vers une structure d'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que, malgré la situation de détresse de la famille et la période hivernale, la carence de l'État n'était pas caractérisée, compte tenu du nombre très élevé de demandes d'hébergement dans le département (1 292 demandes, dont 358 mineurs, pour une semaine donnée) et des moyens limités de l'administration. Il a également relevé que la requérante avait quitté volontairement sa précédente structure d'hébergement en mai 2024 et que les certificats médicaux produits ne démontraient pas une vulnérabilité exceptionnelle justifiant une priorité absolue. La solution retenue applique les articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent le droit à l'hébergement d'urgence, mais dont la mise en œuvre est appréciée au regard des capacités du dispositif départemental.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204727(TA38-2204727)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le maire de Vaujany s'est opposé à la déclaration préalable de division d'un terrain. La juridiction estime que le projet, situé en continuité d'un groupe de cinq habitations le long d'une voie, respecte le principe d'urbanisation en continuité prévu à l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. Le tribunal écarte la substitution de motif demandée par le préfet, fondée sur l'article L. 122-10 du même code. Il enjoint au maire de statuer à nouveau sur la déclaration préalable dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203342(TA38-2203342)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SNC Grand Angle contestant le refus de permis de construire une résidence de tourisme avec prestations para-hôtelières sur la commune des Deux-Alpes. Le tribunal a jugé que le projet, consistant en la démolition d’un hôtel et la construction d’une résidence touristique, ne constituait pas un changement de destination prohibé par l’article Ua1 du plan local d'urbanisme, dès lors que la nouvelle construction conserve une destination d’hébergement touristique. Il a également écarté les motifs de refus tirés de l’incomplétude du dossier et de l’atteinte à la sécurité publique. En conséquence, le tribunal a annulé l’arrêté de refus du maire et la décision implicite de rejet du recours gracieux, en application des articles L. 421-1 et suivants du code de l’urbanisme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511017(TA38-2511017)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l’abrogation d’un arrêté préfectoral ou l’extension d’une exemption de surloyer (SLS) aux locataires du parc social en vallée de la Maurienne, sans distinction professionnelle. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour constater l’irrecevabilité manifeste non régularisée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2401730(TA38-2401730)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a examiné deux requêtes de M. B..., ressortissant marocain. La première requête, dirigée contre un refus implicite de titre de séjour, a fait l'objet d'un non-lieu à statuer après que la préfète a pris une décision expresse. La seconde requête contestait l'arrêté du 3 février 2025 refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. B....

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507968(TA38-2507968)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que le retrait était légal, car le titre avait été obtenu par fraude, en application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, Mme B... ne remplissant pas les conditions de l'accord franco-algérien. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512684(TA38-2512684)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction et a transféré son dossier à la préfecture compétente. La requérante contestait la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » et le refus implicite de renouvellement, invoquant une urgence liée à la perte de son droit au travail et à la menace sur son stage de Master. Le tribunal a prononcé l’admission provisoire de Mme A... à l’aide juridictionnelle et a mis à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre des frais d’instance, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512738(TA38-2512738)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 novembre 2025 par lequel la préfète de l'Isère assignait M. A... à résidence. Cette annulation est fondée sur un moyen relevé d'office : l'arrêté d'assignation à résidence se trouve privé de base légale en raison de l'annulation, par un jugement du 9 décembre 2025, de l'arrêté du 10 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, ont été écartés. La solution retenue repose sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201656(TA38-2201656)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... et Mme D... demandant l'annulation de l'arrêté du 15 février 2022 par lequel le maire du Sappey-en-Chartreuse leur a refusé un permis de construire pour l'extension d'une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le projet, créant 40 m² de surface de plancher pour un bâtiment existant de 33 m², ne constituait pas une extension mais une construction nouvelle au sens du lexique du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble Alpes Métropole. Par conséquent, les requérants ne pouvaient utilement contester les motifs de refus fondés sur les articles 4.2, 4.4, 6.2 du règlement de la zone UD 4 et l'article 9.4 des règles communes du PLUi, applicables aux constructions nouvelles. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du PLUi.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512356(TA38-2512356)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 12 mai 2025 par lequel le maire de Mont-Saxonnex s’est opposé à la déclaration préalable de travaux de la société Free Mobile pour l’implantation d’une antenne de radiotéléphonie. La condition d’urgence a été reconnue en raison de l’intérêt public lié à la couverture du territoire par les réseaux mobiles et des engagements de l’opérateur. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R.111-27 du code de l’urbanisme était, en l’état, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont les articles L.521-1 du code de justice administrative et R.111-27 du code de l’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2511997(TA38-2511997)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante nigériane, pour contester la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de sa carte de résident de 10 ans. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la situation irrégulière de la requérante et de la cessation de son indemnisation par France Travail. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et a enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours, sous astreinte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509895(TA38-2509895)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant un titre de recette de 300 euros émis par le maire de Corbelin pour une amende administrative suite à un dépôt irrégulier de déchets. La requérante ne contestait pas avoir déposé un carton devant un point d'apport volontaire, mais remettait en cause la qualification de dépôt irrégulier. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était manifestement pas assorti des précisions suffisantes en droit et en fait pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511325(TA38-2511325)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 février 2026, lui permettant d'exercer une activité professionnelle. En conséquence, la demande d'injonction sous astreinte et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513377(TA38-2513377)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le regroupement familial pour les deux filles de M. A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie en raison de l’audience proche (6 janvier 2026) devant le juge du fond, rendant inutile une intervention en référé. La requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2511186(TA38-2511186)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti du droit au travail. En cours d'instance, la préfète de la Haute-Savoie a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 janvier 2026. Cette délivrance ayant rendu les conclusions de la requête sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2512467(TA38-2512467)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a partiellement fait droit à la demande de M. A..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence. Il a jugé que la carence de l'État à lui proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines constituait une faute engageant sa responsabilité. La provision a été accordée pour la période du 7 novembre 2024 au 5 novembre 2025, date à laquelle la famille a été hébergée de manière pérenne. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512029(TA38-2512029)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un référé suspension par Mme B..., ressortissante marocaine, contestant la décision du 23 juillet 2025 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions en référé, désistement dont le juge a donné acte. L’urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision n’ont donc pas été examinés au fond. L’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate de Mme B... au titre de l’aide juridictionnelle, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103530(TA38-2103530)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a été saisi par les parents de B... A..., né prématurément, d’une demande de provision pour les préjudices résultant d’une brûlure chimique due à une extravasation de soluté de perfusion, imputée à un défaut de surveillance du centre hospitalier Métropole Savoie. Le tribunal a sursis à statuer sur la demande d’indemnisation définitive dans l’attente de la consolidation de l’état de santé de l’enfant. Il a accordé une provision de 2 500 euros à chacun des parents au titre de leur préjudice moral et d’affection, mais a rejeté les autres demandes de provision, estimant que les préjudices allégués n’étaient pas suffisamment établis en l’absence de consolidation. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute et sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2509189(TA38-2509189)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l’État à verser une provision de 10 000 euros à Mme B..., ressortissante tunisienne reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence par la commission de médiation de l’Isère le 18 avril 2024. La carence de l’État à lui proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines a été jugée fautive, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis. La solution s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.

Résumé IA