Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510835(TA38-2510835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré au requérant l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 17 février 2026. Par conséquent, le juge a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2510853(TA38-2510853)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à verser une provision de 5 000 euros à M. et Mme A..., reconnus prioritaires pour un hébergement d’urgence par la commission de médiation de l’Isère. La carence fautive de l’État à leur proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans leurs conditions d’existence et un préjudice moral. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511051(TA38-2511051)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de travail, la préfète ayant délivré entre-temps une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a rejeté sa demande de condamnation de l'État au titre des frais irrépétibles, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2511703(TA38-2511703)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 18 février 2026. Le juge des référés a constaté que cette délivrance rendait la demande sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2407342(TA38-2407342)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple du Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique (SPELC) de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l’annulation de la nomination de Mme Coulouvrat au poste de professeur d’anglais à Saint-Jean-de-Moirans. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512682(TA38-2512682)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 15 septembre 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère de lui délivrer un récépissé valant autorisation de séjour. L’administration a opposé un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire, intervenu le 10 octobre 2025, modifiant la situation juridique de l’intéressée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que cette décision postérieure faisait obstacle à l’exécution de l’injonction initiale sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires relatives à l’astreinte et aux frais d’instance ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2204292(TA38-2204292)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement de M. A..., qui contestait la décision de l'OFII du 10 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examen au fond.
N° TA38-2305592(TA38-2305592)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de Mme A... de sa requête en annulation de la décision implicite de l'OFII refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le désistement étant pur et simple, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige. En application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, l'OFII a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2107628(TA38-2107628)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la délibération du 27 mai 2021 par laquelle le conseil municipal d'Aime-La-Plagne a approuvé la révision allégée de son plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux. Cette annulation est motivée par le défaut d'information préalable des conseillers municipaux, en méconnaissance de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, la commune n'ayant pas prouvé la transmission effective d'une note de synthèse avec la convocation. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la création d'une trame jardins et à l'absence d'évaluation environnementale.
N° TA38-2408517(TA38-2408517)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la requête du refuge des glaciers, qui demandait l'annulation de la décision de la société SATA GROUP mettant fin à une convention de subdélégation de service public pour l'exploitation d'un restaurant d'altitude. Par une ordonnance du 17 décembre 2025, le président de la 3ème chambre a constaté ce désistement, conformément à l'article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n'a été retenue, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.
N° TA38-2509912(TA38-2509912)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser une provision de 10 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère. La carence fautive de l'État à lui proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512791(TA38-2512791)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante chinoise, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer ce titre. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la requérante pouvait contester ce refus implicite par un recours en annulation, mais qu'il n'y avait pas lieu d'ordonner les mesures sollicitées en référé.
N° TA38-2512506(TA38-2512506)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme D... A..., ressortissante brésilienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, privant l'intéressée de tout document justifiant la régularité de son séjour et de son droit au travail. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2201677(TA38-2201677)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’une demande de décharge de la taxe d’aménagement, contestant la majoration de 20 % de la part communale votée par la commune de Vaulx-Milieu. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la contestation portait sur le bien-fondé de l’imposition et relevait du contentieux de l’assiette, mais que la réclamation préalable de M. A... avait été adressée à l’administration fiscale après l’expiration du délai de deux mois prévu par les articles 118 du décret n° 2012-1246 et R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la demande de décharge a été jugée tardive et irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner l’exception d’illégalité de la délibération communale.
N° TA38-2512591(TA38-2512591)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 4 novembre 2025 par lequel la préfète de la Savoie a refusé un titre de séjour à M. C... et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, qui a sollicité un premier titre de séjour, ne bénéficie pas de la présomption d'urgence et n'établit pas de circonstances particulières justifiant une urgence, d'autant que son recours au fond est déjà programmé pour le 27 janvier 2026. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2103966(TA38-2103966)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme C... contestant le titre de perception et l'arrêté relatifs à la taxe d'aménagement majorée (22 504 euros) pour leur permis de construire à Anthy-sur-Léman. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 331-15 du code de l'urbanisme, estimant que la délibération communale fixant un taux majoré de 15% ne définissait pas de "secteurs" précis comme l'exigent les articles R. 151-52 et R. 331-10 du même code. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la délibération du 26 novembre 2018, qui appliquait le taux majoré à l'ensemble des zones urbaines et à urbaniser, était légale et suffisamment précise. En conséquence, la demande de décharge ou de réduction de la taxe a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2513289(TA38-2513289)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 octobre 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d’hébergement de M. B..., un ressortissant congolais en situation irrégulière. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation, de l’insuffisance de motivation ou de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux. L’ordonnance rejette également les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, ainsi que la demande au titre de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2201928(TA38-2201928)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme C..., présidente du conseil syndical de l'immeuble "Le Lorraine", qui contestait le classement de l'immeuble en catégorie 3M pour le calcul de la taxe foncière. La requérante invoquait le vieillissement du bâtiment et des travaux d'étanchéité pour demander un classement inférieur. Le tribunal juge que les infiltrations d'eau et les travaux de rénovation ne sont pas de nature à modifier le classement de l'immeuble, fondé sur les critères de qualité de construction et d'équipement prévus par les articles 1496 du code général des impôts et 324 H de son annexe III. La requête est rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité.
N° TA38-2512714(TA38-2512714)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le certificat de résident de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2511114(TA38-2511114)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui délivrer un rendez-vous pour un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), mais le tribunal les a rejetées, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. En conséquence, l’ordonnance constate le désistement partiel et rejette le surplus des conclusions.