Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2305734(TA38-2305734)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 30 août 2023 par laquelle la préfète de l'Isère avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C..., ressortissant mauritanien. Le tribunal a jugé que le refus fondé sur le caractère incomplet du dossier était entaché d'une erreur de droit, l'attestation de domicile délivrée par un CCAS constituant un justificatif valide au sens du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du même code.
N° TA38-2409453(TA38-2409453)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant le refus implicite de la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande de certificat de résidence "vie privée et familiale" en tant que parent d'enfant français, ainsi que le refus d'abroger une précédente obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète ne pouvait refuser d'enregistrer la demande de titre de séjour au motif qu'elle serait dilatoire, sans établir son caractère abusif, et a annulé la décision implicite de refus d'enregistrement. En revanche, il a rejeté la demande d'abrogation de l'obligation de quitter le territoire, faute pour la requérante de justifier d'un changement de circonstances de droit ou de fait depuis le jugement ayant confirmé cette mesure. La solution s'appuie sur les articles R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations du 6-4 de l'accord franco-algérien.
N° TA38-2507526(TA38-2507526)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 17 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère lui a refusé un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu. Il a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues d'illégalité, ont été validées.
N° TA38-2507539(TA38-2507539)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante iranienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué était signé par une autorité compétente et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifié par l'absence de caractère réel et sérieux des études de l'intéressée. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté comme inopérant concernant le refus de séjour et non fondé pour l'obligation de quitter le territoire.
N° TA38-2507660(TA38-2507660)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 retirant son titre de séjour pour fraude, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a jugé que la fraude était établie, M. B... ayant reconnu ne jamais avoir rempli les conditions de délivrance de son titre, et que les autres décisions étaient légales. La solution s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2508208(TA38-2508208)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté du 31 juillet 2025 de la préfète de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les vices de procédure et de motivation. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA38-2508302(TA38-2508302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B... A..., ressortissante tchadienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Isère. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que sa réorientation réussie en sciences infirmières justifiait le renouvellement de son titre. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur les échecs initiaux de l'étudiante sans prendre en compte le sérieux de son nouveau parcours universitaire. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à Mme B... A... dans un délai de deux mois.
N° TA38-2510974(TA38-2510974)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'une carte de résident à Mme C.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la précarité invoquée par la requérante, mère de quatre enfants, existant antérieurement au dépôt de sa demande de titre de séjour en mai 2025. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA38-2511612(TA38-2511612)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. C..., ressortissant argentin marié à une Française. Le juge a constaté que la préfète de l’Isère avait délivré une attestation de prolongation d’instruction en cours d’instance, ce qui a fait perdre son objet à la requête. La condition d’urgence n’étant plus caractérisée, la demande de suspension a été rejetée. L’ordonnance applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2511621(TA38-2511621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le refus plaçant l'intéressé dans une situation de précarité administrative et financière immédiate, compromettant son activité professionnelle indépendante créée en avril 2025. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours.
N° TA38-2511656(TA38-2511656)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) d’une demande visant à suspendre l’arrêté préfectoral du 21 février 2025 accordant à la société Vinci Autoroutes une dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées (article L. 411-1 du code de l’environnement) pour un projet d’aménagement autoroutier. Les requérants, incluant des associations et des communes, invoquaient l’urgence et des doutes sérieux sur la légalité de l’arrêté, notamment l’absence de raison impérative d’intérêt public majeur et de solutions alternatives satisfaisantes. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les travaux les plus impactants étant déjà achevés et les atteintes résiduelles aux espèces protégées n’étant pas démontrées comme imminentes et irréversibles.
N° TA38-2511832(TA38-2511832)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du certificat de résidence de dix ans de M. B..., ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de huit jours. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de justice administrative.
N° TA38-2511923(TA38-2511923)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante camerounaise et mère d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-7 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire et un document de séjour sous astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2511930(TA38-2511930)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’une demande de suspension de la décision du 24 octobre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait l’urgence et l’illégalité de ce refus, notamment en raison de l’impossibilité de déposer sa demande en ligne. La préfète ayant délivré un rendez-vous au requérant le 12 décembre 2025, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L’ordonnance admet provisoirement M. B... à l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2511948(TA38-2511948)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante angolaise. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie malgré la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction, et qu’un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-7, L. 423-10 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre provisoire sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais d’instance.
N° TA38-2307346(TA38-2307346)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la rectrice de l’académie de Grenoble de lui verser une indemnité compensatrice de congés payés non pris lors de son départ à la retraite. Après avoir été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, Mme B... a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 27 novembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410364(TA38-2410364)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de Paris pour un indu d’allocation de logement sociale de 626,21 euros. La caisse a soutenu que l’indu avait été entièrement soldé en cours d’instance. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511974(TA38-2511974)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle a été déposée via le compte Télérecours Citoyens de son époux, sans permettre de vérifier l'identité de l'auteur, en méconnaissance des articles R. 414-2 et suivants du code de justice administrative et de l'arrêté du 2 mai 2018. En conséquence, le juge a fait application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2502898(TA38-2502898)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant une sanction d'exclusion temporaire d'un an prononcée par le Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de Maurienne (SIRTOMM). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions claires tendant à l'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. À supposer que le requérant ait entendu contester la sanction, sa requête ne comportait aucun moyen de droit et les faits allégués étaient insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. L'ordonnance a été rendue sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502924(TA38-2502924)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant la suppression de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas l’exposé de moyens de droit requis par l’article R. 411-1 du code de justice administrative, se bornant à solliciter la « bienveillance » du tribunal. Le juge a également relevé que les faits invoqués étaient sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La décision a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du même code.