Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508288(TA38-2508288)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'examen réel de sa situation, une erreur de droit liée à sa demande d'asile en cours, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la demande d'asile de Mme A... avait été définitivement rejetée, rendant la mesure d'éloignement légale. Les moyens relatifs à la vie privée et familiale, ainsi qu'aux risques en cas de retour en Albanie, ont été écartés, le tribunal considérant que la présence de sa sœur en France ne constituait pas un obstacle à l'éloignement et que les craintes de vendetta n'étaient pas établies. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2100308(TA38-2100308)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de la société SMABTP, qui demandait la condamnation de Grenoble Alpes métropole à la garantir de condamnations prononcées par le tribunal judiciaire. La métropole, qui ne s'opposait pas au désistement, a maintenu sa demande de frais irrépétibles. En application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné la société SMABTP à verser 2 000 euros à Grenoble Alpes métropole au titre des frais de justice.
N° TA38-2503623(TA38-2503623)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision de retrait de son contrat de recrutement à durée déterminée prise par le maire du Touvet le 31 octobre 2024, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Par un mémoire du 6 octobre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action, désistement accepté par la commune. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 novembre 2025.
N° TA38-2511951(TA38-2511951)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C.... Bien que le moyen tiré de l'illégalité du refus d'enregistrement pour dossier incomplet soit propre à créer un doute sérieux, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, compte tenu de sa présence de longue date en France. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA38-2509856(TA38-2509856)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2502121(TA38-2502121)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’une contravention de grande voirie pour des constructions non autorisées (terrasse bétonnée et abri maçonné) sur le domaine public fluvial du lac Léman et la servitude de marchepied. Constatant la matérialité des infractions, le tribunal a condamné M. et Mme A... à une amende totale de 3 000 euros chacun sur le fondement des articles L. 2132-5 et L. 2132-6 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a également ordonné la libération immédiate des lieux sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai d’un mois.
N° TA38-2508095(TA38-2508095)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre son arrêté de suspension conservatoire, ainsi que de conclusions indemnitaires. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté la demande du syndicat intercommunal du Pays du Vuache au titre des frais de justice.
N° TA38-2506704(TA38-2506704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : la préfète n'a pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser la demande d'admission exceptionnelle, alors que M. A... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément aux articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2306151(TA38-2306151)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Pegasus Chasse sur Rhône d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de préemption du 11 août 2023 prise par l’Établissement Public Foncier de l’Ouest Rhône-Alpes (EPORA) sur des parcelles à Chasse-sur-Rhône. La requérante soutenait que le droit de préemption avait été exercé hors délai et sans projet suffisamment précis. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’EPORA justifiait d’un projet d’aménagement suffisamment précis, fondé sur les objectifs de requalification d’une zone d’activités définis par Vienne Condrieu agglomération, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2303993(TA38-2303993)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant la suspension immédiate de son droit d'exercer la médecine pour cinq mois, prononcée par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément à l'article R. 4113-11 du code de la santé publique. Il a estimé que les faits reprochés, notamment le défaut de diagnostic de la tuberculose chez une patiente enceinte et des manquements aux règles d'hygiène, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier une suspension sur le fondement de l'article L. 4113-14 du même code. Par conséquent, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
N° TA38-2507588(TA38-2507588)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de la commune des Deux Alpes lui refusant le bénéfice de la protection fonctionnelle. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance et de son action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.
N° TA38-2511166(TA38-2511166)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident opposée à M. A..., ressortissant tunisien. La condition d'urgence a été reconnue car le refus plaçait le requérant en situation irrégulière et le privait de la faculté de travailler, alors qu'il était gérant d'entreprise. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer, sous cinq jours, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA38-2506060(TA38-2506060)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme B..., ressortissante marocaine, contestant le refus implicite puis explicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour en tant que membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la requérante ne justifiait pas remplir les conditions pour bénéficier d'un droit au séjour permanent ou d'un droit au séjour en tant qu'ascendant d'un citoyen européen, notamment faute de démontrer que sa fille italienne était à sa charge. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2207630(TA38-2207630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation des communes de la Mure, de Susville et de la communauté de communes de la Matheysine pour des dommages causés par une inondation survenue le 4 janvier 2018. La requérante invoquait la responsabilité sans faute et pour faute des collectivités en raison d’un prétendu défaut d’entretien des ouvrages publics de collecte des eaux pluviales. Le tribunal a estimé que Mme B... n’établissait pas que l’épisode climatique avait endommagé son réseau d’évacuation, ni le lien de causalité entre les dommages allégués et les ouvrages publics. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité administrative, sans application spécifique de textes législatifs.
N° TA38-2508206(TA38-2508206)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme et M. A..., qui contestaient les décisions du préfet de la Drôme du 17 juillet 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 424-1 du CESEDA et 8 de la CEDH, ainsi qu'une demande de suspension en attendant la décision de la CNDA. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans faire droit à la demande de suspension ni à celle relative aux frais de justice.
N° TA38-2303385(TA38-2303385)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme C... contestant l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le maire de Saint-Ondras leur a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. Les requérants contestaient notamment le classement de leur parcelle en zone agricole par le PLUi, arguant d'une incohérence avec le PADD et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le classement en zone A n'était pas entaché d'illégalité et que le motif tiré de l'absence de desserte électrique suffisait à justifier le refus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 410-1, L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2200917(TA38-2200917)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de la société Idex environnement de sa requête en plein contentieux. La société demandait la condamnation solidaire du SIBRECSA et des sociétés Area Impianti et Exergy sur le fondement de la responsabilité sans faute du fait de dommages de travaux publics, pour un montant de 556 375,25 euros. Le désistement a été accepté par les défendeurs. Les conclusions de la société Exergy au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2505198(TA38-2505198)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de cette demande après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte du désistement et a condamné l'État à verser 800 euros à M. C... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511928(TA38-2511928)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C..., ressortissant syrien, de ses conclusions en suspension et injonction après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de Français, sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a admis provisoirement M. C... à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2507852(TA38-2507852)
Le tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de Mme A... au centre hospitalier de Montélimar le 21 février 2025, à la suite d’une césarienne douloureuse et du décès de son enfant. Cette mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, la demande de provision de 2 000 euros a été rejetée, l’obligation du centre hospitalier n’étant pas considérée comme non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du même code.