Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2302322(TA38-2302322)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SNCF Réseau d’une demande d’expulsion et de condamnation pécuniaire à l’encontre de M. B..., occupant sans droit ni titre d’une voûte du domaine public ferroviaire depuis l’expiration de sa convention en avril 2020. La SNCF Réseau s’est désistée de ses conclusions aux fins d’expulsion, les lieux ayant été libérés en octobre 2025, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement. Sur le fondement des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a condamné M. B... à verser les redevances impayées et une indemnité d’occupation pour la période postérieure à la convention, assorties des intérêts au taux contractuel majoré de deux points à compter du 26 octobre 2021, avec capitalisation. M. B..., n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits.
N° TA38-2509570(TA38-2509570)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la délivrance d'un titre de séjour sous astreinte. Le juge a estimé que cette demande, visant à obtenir une décision définitive sur le fond du droit au séjour, ne présentait pas un caractère conservatoire ou provisoire et se heurtait à une contestation sérieuse. Il a rappelé que le référé mesures utiles ne permet pas d'enjoindre à l'administration de délivrer un titre de séjour, mais seulement des mesures provisoires comme une attestation de prolongation d'instruction. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA38-2509627(TA38-2509627)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension du refus de versement du revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2007762(TA38-2007762)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, dans son jugement du 17 juillet 2025, a statué sur un recours pour excès de pouvoir relatif à l’application de la servitude de marchepied sur les berges du lac d’Annecy. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 2111-7, L. 2111-9 et L. 2131-2 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur la loi du 16 décembre 1964. Le tribunal a ordonné un supplément d’instruction pour vérifier l’absence d’obstacles dans une bande de 3,25 mètres le long des propriétés riveraines, précisant que la servitude de marchepied n’implique pas la destruction des obstacles érigés avant 1964. En l’espèce, il a été constaté qu’un grillage installé sur la parcelle communale AL n°394 obstruait le passage, ce qui a conduit à examiner la responsabilité des propriétaires concernés.
N° TA38-2501317(TA38-2501317)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la requête de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme France (CCDH). Cette requête visait à obtenir l’annulation du refus implicite du centre hospitalier Alpes-Isère de communiquer ses registres de contention et d’isolement ainsi que son rapport annuel pour 2023, sur le fondement de l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique. Le désistement ayant été accepté, l’affaire est close sans qu’il soit statué au fond.
N° TA38-2507326(TA38-2507326)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... A... dirigée contre le refus implicite de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) concernant la communication de son dossier médical. La juridiction a rappelé que l’avis implicite de la CADA, né du silence gardé pendant un mois, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et de l’article L. 342-1 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2501415(TA38-2501415)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de la Préfète de l’Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour de six mois avec droit au travail. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de sa requête, et le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également admis Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2511537(TA38-2511537)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de liquidation d'astreinte à l'encontre de l'État pour inexécution d'une précédente ordonnance. Cette ordonnance avait enjoint au préfet de l'Isère de réexaminer la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C... et de lui délivrer un document provisoire. La préfète ayant délivré une carte de séjour pluriannuelle le 21 mars 2025, soit avant le prononcé de l'astreinte le 31 mars 2025, le juge a constaté qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux procédures de référé et d'astreinte.
N° TA38-2511596(TA38-2511596)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant en situation irrégulière depuis son arrivée en France et ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La solution retenue s'appuie sur l'absence d'urgence caractérisée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés (insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la CESDH, erreur manifeste d'appréciation).
N° TA38-2509456(TA38-2509456)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de la Savoie d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du refus implicite d’abroger une délibération de la commune de Val d’Isère instaurant un congé menstruel. La préfète s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 17 novembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 27 novembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA38-2406906(TA38-2406906)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « commerçant ». La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction, la préfète ayant délivré le titre postérieurement à la requête. En revanche, le tribunal a reconnu une faute de l’administration pour le retard fautif dans le traitement du dossier, ayant causé un préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros de dommages et intérêts, assortis des intérêts légaux et de leur capitalisation, sur le fondement des articles 1231-6 et 1343-2 du code civil.
N° TA38-2511606(TA38-2511606)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère concernant la demande de regroupement familial de M. A... pour son épouse et sa fille. Le requérant invoquait une urgence liée à l'impossibilité de se rendre au Sénégal faute de renouvellement de son titre de voyage, ainsi qu'un moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés de déplacement invoquées n'étant pas directement imputables à la décision contestée.
N° TA38-2307689(TA38-2307689)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B..., qui contestaient le refus de l'OFII de leur rétablir les conditions matérielles d'accueil. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité de la demande, faute pour les requérants d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2510210(TA38-2510210)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et l’inscrivant au fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA). Par un mémoire du 31 octobre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 27 novembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA38-2506705(TA38-2506705)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, puis a jugé que l'intéressé, entré irrégulièrement sans visa de long séjour, ne pouvait bénéficier d'un titre de séjour "salarié" sur le fondement de l'accord franco-tunisien et de l'article L. 412-1 du CESEDA. Enfin, la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente et de sa situation familiale.
N° TA38-2203005(TA38-2203005)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 24 mars 2022 par laquelle la directrice générale du CROUS Grenoble-Alpes a refusé d'inclure le fils de Mme C... dans le calcul du supplément familial de traitement et des bons d'achat de rentrée scolaire. Le tribunal juge que l'administration a méconnu l'article R. 512-2 du code de la sécurité sociale en se fondant uniquement sur le pourcentage de rémunération prévu au contrat d'apprentissage (60% du SMIC), sans vérifier le montant effectivement perçu. Or, les fiches de paie démontraient que la rémunération réelle du fils était inférieure au plafond de 55% du SMIC multiplié par 169, ouvrant ainsi droit aux prestations. La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de droit.
N° TA38-2511403(TA38-2511403)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait la décision du département de l'Isère de clore son dossier pour absence de déclarations trimestrielles de ressources. Malgré une demande de régularisation du tribunal, il n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA38-2512408(TA38-2512408)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le juge a estimé que le litige, relatif à l'attribution de cette carte, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ce contentieux ressortit à la compétence du tribunal judiciaire. Par conséquent, la requête a été transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble.
N° TA38-2207765(TA38-2207765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... et M. A..., qui demandaient au maire de Veyrier-du-Lac d’user de ses pouvoirs de police pour rétablir la libre circulation sur une portion du « chemin des champs » et au conseil municipal de l’inscrire au tableau des voies communales. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal, rappelant qu’il n’appartient pas au juge administratif d’adresser de telles injonctions. La solution est fondée sur l’article L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2304072(TA38-2304072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a rejeté la demande de regroupement familial de Mme C... pour son époux. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée du seul fait de la présence irrégulière de l'époux en France, sans exercer son pouvoir d'appréciation au regard des conditions légales (articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) ni examiner l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est l'annulation des décisions contestées.