Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511836(TA38-2511836)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement du certificat de résidence de dix ans de Mme A..., ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été reconnue présumée pour un refus de renouvellement, et non renversée par la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7bis de l'accord franco-algérien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2405131(TA38-2405131)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction, après qu'elle a obtenu le renouvellement de son titre de séjour. La requérante maintenait uniquement sa demande de frais irrépétibles. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2511663(TA38-2511663)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a prononcé la clôture de l'instance sur ce point. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser à M. A... une somme de 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2511576(TA38-2511576)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a ordonné le renvoi de l’affaire au tribunal administratif de Nîmes, compétent en raison du lieu de résidence de la requérante. Aucune solution au fond n’a été retenue.
N° TA38-2511707(TA38-2511707)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante congolaise. Le juge a retenu que l'urgence était caractérisée en raison de l'impossibilité de travailler et de la situation précaire de la requérante, mère de deux enfants mineurs dont un de nationalité française. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2304416(TA38-2304416)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Trivalo 38 de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre le refus du ministre du travail d'autoriser le licenciement de M. A..., un salarié protégé. En cours d'instance, la société requérante s'est désistée de ses deux actions, désistement accepté par le défendeur. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d'action, ainsi que du désistement corrélatif des conclusions de M. A... présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'affaire a ainsi été close sans examen au fond.
N° TA38-2107156(TA38-2107156)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l’association Actions Citoyennes Drômoises (ACD) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Mirmande du 7 juin 2021 s’opposant à une déclaration préalable pour des aménagements paysagers. L’association s’est désistée purement et simplement de sa requête en novembre 2025. Par ordonnance du 26 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de l’association aux frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA38-2511773(TA38-2511773)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée le 18 avril 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui n'avait pas exécuté l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement des demandes d'asile de M. B... et Mme C... dans un délai de trois jours ouvrés. Constatant un retard de 39 jours, le juge des référés a appliqué l'article L. 911-7 du code de justice administrative pour liquider définitivement l'astreinte à 3 900 euros (100 euros par jour). La solution retenue est la liquidation de l'astreinte au profit des requérants, sans modération, faute de justification d'un cas fortuit ou de force majeure par l'administration.
N° TA38-2511776(TA38-2511776)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée le 22 mai 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction de fixer un rendez-vous à une famille demandant l'asile. L'administration n'ayant pas respecté le délai de trois jours imparti, le juge a constaté un retard de 29 jours. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, l'astreinte a été liquidée définitivement à la somme de 2 900 euros au profit des requérants.
N° TA38-2207400(TA38-2207400)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision implicite refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie. Le tribunal a jugé que la demande de l'agent, présentée le 12 juillet 2022, était tardive car elle visait en réalité à contester les conséquences d'un accident de service survenu le 6 août 2015, alors que la décision initiale de refus d'imputabilité pour cet accident était devenue définitive. En conséquence, le président du conseil départemental de l'Isère était en situation de compétence liée pour rejeter cette nouvelle demande, sans avoir à saisir le conseil médical. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret du 30 juillet 1987 relatives à la forclusion des demandes.
N° TA38-2511711(TA38-2511711)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 ordonnant l'expulsion de M. A... du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 631-1 à L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue confirme ainsi la légalité de l'expulsion au regard de la menace grave à l'ordre public, sans faire droit aux demandes de suspension et d'injonction.
N° TA38-2511448(TA38-2511448)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Annemesse réglementant les horaires d'ouverture des commerces de nuit. La société requérante n'a pas justifié de l'urgence, condition nécessaire à la suspension, faute d'apporter des éléments probants sur la part de son chiffre d'affaires réalisée durant les horaires désormais interdits. La demande a été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA38-2500080(TA38-2500080)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... qui sollicitait le réexamen de sa copie d’examen de rédacteur principal. La requête est jugée irrecevable car elle ne contient aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision administrative précise, ni aucun moyen de droit, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal rappelle qu’il ne peut contrôler l’appréciation souveraine d’un jury de concours sur les mérites d’un candidat. La requête est donc rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2208412(TA38-2208412)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A... contestant l'arrêté du 23 juin 2022 du président du conseil départemental de l'Isère, qui l'admettait à la retraite pour invalidité sans reconnaître l'imputabilité au service de ses infirmités. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision administrative. Les textes appliqués incluent le code des pensions civiles et militaires de retraite et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2512121(TA38-2512121)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un premier titre de séjour à M. B..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus d'un premier titre de séjour ne bénéficie pas de la présomption d'urgence et que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières imposant une mesure provisoire immédiate. La requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2508247(TA38-2508247)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Gaia d'une demande en décharge de la taxe sur les logements vacants pour un appartement à Grenoble au titre de 2024. La société s'est désistée de sa requête par un acte enregistré le 18 novembre 2025. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par une ordonnance du 26 novembre 2025.
N° TA38-2511843(TA38-2511843)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la SAS Alpes chaleur. La société requérante contestait le rejet de son offre pour un contrat de délégation de service public relatif à un réseau de chaleur, en invoquant un manquement aux obligations d'information et de motivation prévues par les articles R. 2181-1 et R. 2181-2 du code de la commande publique. La requête est devenue sans objet en raison de ce désistement. Les conclusions de la commune de Montmélian tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2508169(TA38-2508169)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 26 novembre 2025, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 31 janvier 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas exécuté l'injonction d'héberger M. B... avant le 31 mars 2024. La préfète sollicitait cette liquidation en raison de l'inexécution persistante, mais il a été établi que M. B... avait été contacté le 14 janvier 2025 pour une proposition d'hébergement pérenne, à laquelle il n'avait pas donné suite. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a fixé le montant de l'astreinte à 4 500 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2508166(TA38-2508166)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 29 novembre 2024, a jugé qu’il n’y avait pas lieu de liquider cette astreinte. L’injonction faite à la préfète d’assurer l’hébergement de Mme A... avant le 1er février 2025 avait été exécutée, l’intéressée ayant accepté un logement à Échirolles le 16 janvier 2025. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2308006(TA38-2308006)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. B... dirigée contre l'arrêté préfectoral du 19 septembre 2023 modifiant les modalités de rejets de l'incinérateur de l'établissement Framatome à Jarrie. La solution retenue est fondée sur le fait que cet arrêté a été abrogé par un arrêté du 29 mars 2024, régulièrement publié et affiché. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de la jurisprudence relative au plein contentieux des installations classées, le juge a estimé que l'abrogation de l'acte attaqué rendait la requête sans objet. Les demandes de M. B... ont donc été rejetées, y compris celle relative aux frais de justice.