Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511631(TA38-2511631)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a liquidé à titre définitif l’astreinte de 3 300 euros prononcée à l’encontre de la préfète de l’Isère pour inexécution d’une ordonnance de référé du 6 février 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de fixer un rendez-vous à une demandeuse d’asile dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Constatant un délai d’inexécution de trente-trois jours, le juge a appliqué les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée en raison de la caducité de la demande initiale.
N° TA38-2105937(TA38-2105937)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI La Colline d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Ville-la-Grand approuvant la modification n°7 du plan local d'urbanisme (PLU), qui instaure un périmètre d’attente de projet d’aménagement global (PAPAG) incluant ses parcelles dans la zone d’activité économique du Mont-Blanc. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de la procédure d’enquête publique et la méconnaissance des articles L. 151-41 du code de l’urbanisme et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que les irrégularités alléguées n’avaient pas nui à l’information du public ni influencé le résultat de l’enquête, et que la délibération était conforme aux textes applicables. En conséquence, la requête a été rejetée et la SCI La Colline condamnée à verser 2 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2506899(TA38-2506899)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les décisions du 27 juin 2025 par lesquelles la préfète de la Savoie l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement, fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était suffisamment motivée et que le requérant avait été entendu lors de son audition par les services de police, respectant ainsi son droit d’être entendu garanti par l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l’ensemble des mesures d’éloignement contestées.
N° TA38-2106614(TA38-2106614)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du maire de La Clusaz de lui délivrer un permis de construire modificatif pour créer un logement dans une dépendance en zone agricole (A). Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un conflit d'intérêts comme inopérant, et a jugé que le refus était fondé sur les articles L. 151-11 et R. 151-23 du code de l'urbanisme, le projet ne relevant pas des changements de destination autorisés en zone A. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté municipal.
N° TA38-2511962(TA38-2511962)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté de transfert vers l'Allemagne pris par la préfète du Rhône. Le requérant soutenait notamment que l'arrêté était insuffisamment motivé et méconnaissait les articles 18 et 19 du règlement Dublin III (UE n°604/2013), arguant avoir quitté le territoire allemand depuis plus de trois mois. Le tribunal a jugé la motivation suffisante et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles 18 et 19 n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA38-2105941(TA38-2105941)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société ND Promotion, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 5 mars 2021 par lequel le maire de Vulbens avait refusé un permis d'aménager pour un lotissement de sept lots. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur de fait, jugeant que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis en application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, dès lors que la commune n'était pas en mesure d'indiquer le délai de réalisation des travaux nécessaires d'extension du réseau électrique. La solution retenue confirme le refus de permis fondé sur l'impossibilité de garantir la desserte du projet par les réseaux publics.
N° TA38-2506601(TA38-2506601)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2510502(TA38-2510502)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B... C.... Ce dernier demandait initialement au juge des référés d’enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Aucun obstacle ne s’opposant à ce désistement, la requête a été classée sans suite.
N° TA38-2510630(TA38-2510630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant turc, d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé ou une attestation provisoire de séjour avec droit au travail, dans le cadre du renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 20 janvier 2026. Cette délivrance ayant rendu la demande sans objet, le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA38-2107522(TA38-2107522)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 12 août 2021 par lequel la maire de La Côte d’Arbroz s’est opposée à sa déclaration préalable de division, au motif que le préfet de la Haute-Savoie avait émis un avis défavorable conforme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’avis préfectoral n’était pas entaché d’illégalité. Il a jugé que le projet portait sur une parcelle de 2272 m², située dans un ensemble agricole et classée en prairie permanente, et que son autorisation aurait méconnu l’obligation de préservation des terres agricoles prévue à l’article L. 122-10 du code de l’urbanisme. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation et des demandes accessoires.
N° TA38-2510672(TA38-2510672)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme D... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a convoqué l’intéressée à un rendez-vous, rendant ainsi la demande d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux dépens.
N° TA38-2511918(TA38-2511918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F..., ressortissants angolais, qui contestaient la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'un défaut d'entretien de vulnérabilité était inopérant. Il a également estimé que l'OFII ne s'était pas cru en situation de compétence liée et que les requérants ne pouvaient invoquer l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision étant fondée sur l'article L. 551-16. Enfin, le moyen tiré de l'article L. 744-6 a été écarté comme inopérant, ce texte étant abrogé.
N° TA38-2300208(TA38-2300208)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la commune de Valence d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’expulsion d’un logement de fonction et le versement d’indemnités pour occupation illégale. La commune s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 7 novembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 25 novembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA38-2511132(TA38-2511132)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a admis M. A... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle. Saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a constaté que la commission de médiation de l’Isère avait reconnu le requérant comme prioritaire pour un hébergement d’urgence le 24 juillet 2025, sans qu’aucune offre adaptée ne lui ait été proposée. En l’absence de preuve d’une disparition de l’urgence ou d’un refus injustifié de sa part, le tribunal a ordonné à la préfète de l’Isère d’accueillir M. A... dans une structure adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2511685(TA38-2511685)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision d’ajournement définitif de M. D... prononcée par l’institut polytechnique de Grenoble. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’irrégularité de la composition du jury, au défaut d’impartialité, à l’irrégularité des sessions de rattrapage et à l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2511709(TA38-2511709)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire sans délai, d'interdiction de retour de deux ans et d'assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa longue résidence en France et de sa situation familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée compte tenu de ses antécédents judiciaires. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des arrêtés contestés.
N° TA38-2508126(TA38-2508126)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. D.... Cette mesure vise à déterminer les causes et conséquences des désordres affectant sa propriété, imputés à des travaux publics de branchement au réseau d'eau potable réalisés par la société Suez Eau France pour le compte de la commune de Saint-Rambert-D'Albon. Le tribunal a jugé la demande utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité. Un expert a été désigné avec pour mission d'évaluer les dégradations, leurs causes, les travaux nécessaires et les responsabilités encourues.
N° TA38-2511085(TA38-2511085)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 11 mars 2024, a condamné l’État à verser 4 000 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Cette astreinte avait été fixée pour contraindre la préfète à assurer le logement de M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, avant le 31 mai 2024. Constatant que le logement n’a été attribué que le 29 janvier 2025, le tribunal a liquidé l’astreinte sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2501058(TA38-2501058)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir une indemnité compensatrice pour non-respect du délai de prévenance lors du non-renouvellement de son contrat à durée déterminée avec la communauté de communes des Balcons du Dauphiné. Par un mémoire enregistré le 16 octobre 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de son action après la régularisation d’un protocole transactionnel. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 25 novembre 2024. Aucune condamnation n’a été prononcée.
N° TA38-2511138(TA38-2511138)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d’urgence par la commission de médiation de l’Isère le 17 avril 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée à l’intéressé, le tribunal a fait droit à sa demande sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint à la préfète de l’Isère d’assurer le logement de M. A... avant le 26 janvier 2026, sans toutefois assortir cette injonction d’une astreinte dans l’extrait fourni.