Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505287(TA38-2505287)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'examen insuffisant de sa demande. Il a jugé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettait pas d'invoquer les articles L. 423-1 et L. 423-23 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506476(TA38-2506476)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que l'activité professionnelle invoquée par le requérant ne constituait pas un motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'absence d'insertion personnelle et familiale en France ne justifiait pas une admission au séjour. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, dépourvues d'illégalité, ont été confirmées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2306043(TA38-2306043)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SCI FINCH IMMOBILIER dans le cadre de son recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire de 2 700 euros émis par le CCAS de Crest. Ce désistement fait suite à l’annulation du titre par la commune le 27 septembre 2023 et à la conclusion d’un protocole transactionnel le 13 janvier 2024. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte du désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510633(TA38-2510633)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées de lui attribuer une carte mobilité inclusion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B..., malgré une demande de régularisation, n'a pas produit la preuve du recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, requis par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles avant tout recours contentieux. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512172(TA38-2512172)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante tunisienne. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 423-2 et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur l’urgence. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108329(TA38-2108329)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a examiné la requête de la SARL Les Jumelles contestant le refus du maire de Megève de lui délivrer un permis de construire pour rénover et agrandir un bâtiment d'habitation. La société invoquait l'illégalité de plusieurs motifs de refus fondés sur les articles 2, 3, 4, 7, 9 et 13 UH du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rappelé le principe selon lequel, après l'expiration du délai de contestation de la conformité des travaux (prévu aux articles L. 462-2 et R. 462-6 du code de l'urbanisme), l'administration ne peut plus exiger un nouveau permis pour des éléments existants, sauf fraude. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511648(TA38-2511648)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 mettant en demeure M. A... et Mme B... de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'urgence invoquée par les requérants étant imputable à leur propre situation et l'intérêt public s'opposant à la suspension d'une mesure visant à lutter contre l'occupation illicite de logements. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit au logement opposable (loi du 5 mars 2007) et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511577(TA38-2511577)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 octobre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A... B..., ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, la requérante ayant demandé le renouvellement de son titre, et que plusieurs moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201845(TA38-2201845)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2015, pour un montant total de 1 825 898 euros. Le litige portait sur la qualification de distribution occulte de bénéfices au sens de l'article 111 c) du code général des impôts, en raison d'une cession de titres à un prix délibérément minoré. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve d'un écart significatif entre le prix convenu et la valeur vénale des parts, ainsi que d'une intention libérale entre parties en relation d'intérêts, et que la majoration de 40 % pour manquement délibéré était fondée. La décision s'appuie sur les articles 109, 111 c) et 158 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 1729 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206706(TA38-2206706)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la LPO AuRA d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du président de la fédération départementale des chasseurs de la Drôme autorisant le prélèvement de deux tétras-lyres. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour l’association d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 425-9 du code de l’environnement avant de saisir le juge. Il a jugé que cette procédure s’impose à toute personne ayant un intérêt à contester un plan de chasse individuel, et que son omission rendait la requête irrecevable.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207100(TA38-2207100)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a statué sur la requête de la SA Carbec, qui contestait des suppléments de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2018 à 2021. La société soutenait que les rehaussements étaient fondés sur des travaux de mise aux normes de 1996, ne constituant pas des installations nouvelles imposables. Le tribunal a circonscrit le litige à un montant total de 29 181 euros, correspondant à la contestation partielle de la société. Après avoir examiné les moyens, la décision a rejeté la requête, confirmant le bien-fondé des impositions supplémentaires. Cette solution s'appuie sur les articles 1467, 1380, 1381, 1382 et 1495 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 324 B de son annexe III.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511387(TA38-2511387)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère du 28 mai 2025 rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, l’exécution de la décision est suspendue jusqu’à ce qu’il soit statué au fond.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2301419(TA38-2301419)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SASU Alpes Etanche Pro, qui demandait la décharge de suppléments d’imposition (TVA et impôt sur les sociétés) suite à des vérifications de comptabilité. La société soutenait que la procédure était irrégulière car menée en présence du liquidateur judiciaire, mais le tribunal a jugé, sur le fondement de l’article L. 614-9 du code de commerce, que les opérations devaient être conduites avec le liquidateur, le débiteur étant dessaisi. De plus, les vérifications ont eu lieu en présence des dirigeants avant la liquidation ou avec le mandataire, garantissant un débat contradictoire. La demande de frais de justice a également été rejetée.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2401136(TA38-2401136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l’opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 1 332,70 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu en invoquant sa bonne foi, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. En application de l’article L. 845-2 du code de la sécurité sociale, Mme B... n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable pour contester la décision d’indu initiale. Par conséquent, elle ne pouvait pas remettre en cause le bien-fondé de l’indu dans le cadre de l’opposition à contrainte, et sa requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2510083(TA38-2510083)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d’un étranger malade sollicitant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal constate que la délivrance du certificat médical vierge par la préfecture en cours d’instance rend les conclusions sur ce point sans objet. S’agissant de l’attestation de prolongation d’instruction, le juge des référés rejette la demande, estimant que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant, qui a déposé sa demande de renouvellement avant l’expiration de son titre, bénéficie de la prorogation de ses droits prévue à l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête est partiellement rejetée, et il n’y a pas lieu de statuer sur la délivrance du certificat médical.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511823(TA38-2511823)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, en l’absence d’éléments nouveaux depuis le rejet d’une précédente demande de suspension. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, sans examen des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de l’accord franco-tunisien et de l’article 8 de la CEDH).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507103(TA38-2507103)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'un défaut de motivation. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a écarté le moyen tiré de l'article L. 423-23 comme inopérant, la décision ne portant pas sur un titre de séjour. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de sa très brève présence en France et de l'absence de liens familiaux stables établis.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507057(TA38-2507057)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant kosovar, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'intéressé avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée récente en France et de la présence de sa famille au Kosovo. Enfin, le tribunal a validé le refus de délai de départ volontaire en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser le motif retenu.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507042(TA38-2507042)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante mongole, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, garanti par le principe de bonne administration issu du droit de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que ce droit n'avait pas été violé, car Mme A... avait été auditionnée et mise en mesure de présenter ses observations avant l'édiction de la mesure. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506653(TA38-2506653)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant iranien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour en France (moins de trois ans) et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Iran. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, dont l'illégalité était invoquée par voie de conséquence, ont été validées.

Résumé IA