Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2409463(TA38-2409463)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du préfet de l’Isère de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour. En application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 24 novembre 2025, le président de la 3ème chambre a donc constaté le désistement d’office de M. A... et lui en a donné acte.
N° TA38-2510780(TA38-2510780)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... A... d'une demande d'injonction visant à étendre une décision de regroupement familial à son enfant. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé le regroupement familial incluant l'enfant, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a en revanche condamné l'État à verser 600 euros à M. B... A... au titre des frais de justice, l'administration étant considérée comme partie perdante.
N° TA38-2401180(TA38-2401180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du 22 décembre 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que les faits fautifs, consistant en un refus continu de se conformer aux horaires de travail modifiés entre le 16 juin et le 28 août 2023, n'étaient pas prescrits au sens de l'article L. 1332-4 du code du travail lors de l'engagement des poursuites disciplinaires le 22 septembre 2023. La solution retenue écarte le moyen tiré de la prescription, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés par la requérante.
N° TA38-2510331(TA38-2510331)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à recouvrer l'usage de son compte, dans le cadre d'une procédure de délivrance de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 10 octobre 2025 pour solliciter ce titre, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet. En application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2206306(TA38-2206306)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant les suppléments d'impôt sur le revenu et de contributions sociales mis à sa charge au titre de l'année 2016. Le requérant, condamné pour trafic de stupéfiants, contestait l'application de la présomption de revenus prévue à l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts, en soutenant ne pas avoir eu la libre disposition des biens saisis. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué ce texte, la présomption n'étant pas renversée par les arguments du requérant. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge fiscale.
N° TA38-2502312(TA38-2502312)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un jugement du 13 mars 2024 relatif à un regroupement familial. Le requérant s'est désisté de sa requête en cours d'instance. Par une ordonnance du 24 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L.761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2408734(TA38-2408734)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du certificat de résidence algérien de M. B..., ressortissant algérien marié à une Française. La juridiction estime que la délivrance de récépissés n'a pas reporté la naissance de la décision implicite et que le refus méconnaît l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit un renouvellement automatique du titre de séjour de 10 ans, sauf menace à l'ordre public, non invoquée ici. Le tribunal enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer le certificat de résidence dans un délai de 30 jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2206205(TA38-2206205)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016, assorties de pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur des dégrèvements partiels déjà accordés en cours d'instance, pour un montant total de 6 651 euros. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que l'administration avait apporté la preuve que les sommes inscrites au compte courant d'associé de M. A... dans la société Eco Rent constituaient des revenus distribués au sens du 2° de l'article 109 du code général des impôts. La décision s'appuie sur les articles 109 et 158 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 1729 pour les pénalités.
N° TA38-2206119(TA38-2206119)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCI Hôtel du pont, qui contestait la réintégration de dépenses de travaux dans ses revenus fonciers. La société avait réalisé des travaux de transformation complète d’un immeuble vétuste en un restaurant et des appartements, incluant la modification du gros œuvre. Le tribunal a jugé que ces travaux, par leur importance, équivalaient à une reconstruction ou à une construction, et ne constituaient donc pas des charges déductibles au sens des articles 28 et 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2205909(TA38-2205909)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Polytec industrie contestant des rappels de TVA et une amende. La société, qui exerçait une activité de conception et maintenance d'équipements, soutenait que son activité relevait de la livraison de biens et non de prestations de services, ce qui aurait modifié l'exigibilité de la TVA. Le tribunal a jugé que l'activité de la société constituait des travaux immobiliers, soumis à la TVA sur les acomptes, et a rejeté l'argument tiré d'une prise de position formelle de l'administration. La décision s'appuie sur les articles 256 et 269 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 77 de l'annexe III du même code.
N° TA38-2205351(TA38-2205351)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SARL Lamberton contestant les cotisations foncières des entreprises (CFE) pour 2020 et 2021. La société contestait les surfaces retenues, la classification de son activité (souhaitant la catégorie "DEP 1" au lieu de "MAG 4") et la surface pondérée totale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant que les surfaces et la classification retenues par l'administration étaient conformes aux articles 1467, 1494, 1498 du code général des impôts et aux articles 310 Q et 324 Z de ses annexes. En conséquence, la demande de décharge partielle des impositions a été rejetée.
N° TA38-2306123(TA38-2306123)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant valide à la date de l'arrêté. Sur le fond, il a jugé que M. B... ne justifiait pas avoir suivi une scolarité d'au moins cinq ans après l'âge de dix ans, ni avoir résidé habituellement en France depuis l'âge de treize ans, conditions requises par les articles L. 423-13 et L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'article L. 423-23 a été écarté comme inopérant, faute de demande sur ce fondement. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B... a été rejeté.
N° TA38-2204131(TA38-2204131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2016, suite à un contrôle fiscal. La requête a été jugée irrecevable pour l'année 2013, faute de réclamation préalable. Pour les années 2014 à 2016, le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement important concernant les revenus de capitaux mobiliers. Le surplus des conclusions, notamment sur la remise en cause de déductions de pensions alimentaires et d'un crédit d'impôt, a été rejeté pour défaut de précision suffisante. La décision applique les articles R. 190-1 du livre des procédures fiscales et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505727(TA38-2505727)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus du département de la Haute-Savoie d’accorder une aide financière « maintien dans le logement » au titre du Fonds de solidarité pour le logement. Le juge a constaté que M. B... n’avait pas produit un pouvoir spécial régulier de la part de Mme C..., qu’il prétendait représenter, en méconnaissance de l’article L. 134-4 du code de l’action sociale et des familles. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans être examinée au fond.
N° TA38-2505944(TA38-2505944)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... B... contestant des indus de revenu de solidarité active et d'aide personnalisée au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit les décisions attaquées malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2306382(TA38-2306382)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le tribunal estime que la requérante, entrée en métropole sans l’autorisation spéciale requise par l’article L. 441-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne pouvait prétendre à la délivrance de plein droit d’une carte de séjour sur le fondement de l’article L. 423-7 du même code. Il écarte également le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant, la décision n’ayant pas pour effet de séparer la mère de ses enfants, dont le père réside à Mayotte. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2505969(TA38-2505969)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant une décision de la caisse d’allocations familiales de la Savoie lui accordant une remise partielle de sa dette de prime d'activité. La requérante invoquait une erreur de la caisse, mais ce moyen a été jugé inopérant. Malgré une invitation à régulariser sa requête, sa réponse est restée insuffisante pour justifier une remise gracieuse supplémentaire. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2108158(TA38-2108158)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Rollin Stones contestant le refus de permis de construire un chalet à Chamonix-Mont-Blanc. Le tribunal a jugé que le projet, qui prévoyait un portail anti-inondation et non un cuvelage étanche, ne respectait pas les dispositions du règlement O du plan de prévention des risques inondation (PPRI). Ce motif de refus étant suffisant pour justifier légalement la décision du maire, les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés.
N° TA38-2108144(TA38-2108144)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du maire de Chamonix-Mont-Blanc de lui délivrer un permis de construire pour la rénovation et l'isolation thermique d'une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur la méconnaissance de l'article N2 du plan local d'urbanisme (PLU) était légal, car le projet entraînait un changement de destination du bâtiment (de commerce à habitation), ce que cet article n'autorise pas. Ce seul motif suffisant à justifier le refus, les autres moyens soulevés par la requérante ont été écartés comme inopérants. La décision s'appuie sur les articles N1 et N2 du règlement du PLU et sur l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2107844(TA38-2107844)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société CJO Immobilier. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Megève du 21 mai 2021 refusant un permis de construire valant permis de démolir pour un chalet. Le tribunal a jugé que le projet, qui prévoyait une extension et des garages souterrains, ne constituait pas une simple reconstruction à l'identique au sens de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme. Il a également constaté que le projet méconnaissait l'article 7 du règlement de la zone UH du plan local d'urbanisme en raison de débords de toit trop larges.