Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506640(TA38-2506640)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A... qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 28 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la requérante pouvant prétendre au regroupement familial. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante cherchant à contourner les règles du regroupement familial.
N° TA38-2405860(TA38-2405860)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux de 2021. Le requérant soutenait que la dette avait déjà été acquittée via une précédente saisie. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car prématurée, en application des articles L. 281 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales, M. A... ayant saisi le juge avant l'expiration du délai de deux mois laissé à l'administration pour statuer sur sa réclamation préalable.
N° TA38-2301427(TA38-2301427)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2017. Le litige portait sur la qualification de M. B... comme seul maître de l'affaire de la SASU Alpes Etanche Pro et, par conséquent, comme bénéficiaire des revenus distribués par cette société. Le tribunal a admis la substitution de base légale demandée par l'administration, appliquant l'article 109 du code général des impôts (bénéfices non mis en réserve) en lieu et place de l'article 111 (rémunérations occultes). Il a jugé que M. B... était bien le seul maître de l'affaire, présumé bénéficiaire des revenus distribués, en raison de son rôle prépondérant dans la gestion de la société.
N° TA38-2300783(TA38-2300783)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour accéder à une formation d'agent de sécurité. Le requérant soutenait que l'agent instructeur n'était pas habilité à consulter les fichiers de police et que la décision était entachée d'erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'absence d'habilitation individuelle de l'agent, bien que pouvant faire l'objet de contrôles, n'entache pas d'irrégularité la décision elle-même. La solution s'appuie sur les articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.
N° TA38-2208269(TA38-2208269)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) concerne un litige fiscal portant sur des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 2006, contestées par M. B... suite à une opération de restructuration de la SARL Korfy. Le tribunal a rejeté la requête de M. B..., jugeant que sa réclamation était irrecevable car présentée après l'expiration du délai de deux ans prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, et que l'avis de saisie administrative à tiers détenteur ne constituait pas un événement ouvrant un nouveau délai de réclamation. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités, sans examen du fond du litige.
N° TA38-2511652(TA38-2511652)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 mettant en demeure M. B... et Mme A... de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'urgence invoquée par les requérants étant imputable à leur propre comportement, et qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2401509(TA38-2401509)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement auquel le tribunal a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a rejeté la demande de M. A... tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de procès, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2401964(TA38-2401964)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « étudiant » par le préfet de l’Isère. Par un mémoire, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Il constate que les conclusions tendant à l’aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet, Mme B... ayant obtenu l’aide juridictionnelle totale. Enfin, il rejette la demande au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y a pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2403303(TA38-2403303)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision de la CNRACL refusant une rente d’invalidité imputable au service. La requérante a maintenu sa demande de frais de procès. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné la CNRACL à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais non compris dans les dépens.
N° TA38-2511587(TA38-2511587)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B..., ressortissant se prévalant de la qualité de réfugié par le principe d'unité de famille. Le juge a rejeté la requête, estimant qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, dès lors que M. B..., devenu majeur, ne relevait pas de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) mais du 3° de l'article L. 424-3 du même code, pour lequel il avait déposé une demande. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension.
N° TA38-2511572(TA38-2511572)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant congolais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2207811(TA38-2207811)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., avocat, qui contestait des rappels de TVA et pénalités pour la période 2018-2020. Le tribunal a jugé régulière la procédure de taxation d'office, estimant que les revenus de M. A... dépassaient le seuil de la franchise de TVA. Il a également écarté les moyens relatifs à la violation du secret professionnel, à l'absence de motivation de la pénalité de 10% et à la double imposition, confirmant ainsi les rectifications fondées sur les articles 256, 266, 267, 283 et 287 du code général des impôts.
N° TA38-2404458(TA38-2404458)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme C... Épouse A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. La requérante contestait un refus implicite de délivrance de titre de séjour. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi de 1991, l'État est condamné à verser 700 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2303668(TA38-2303668)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... B... qui contestait le refus de l'administration fiscale de déduire des charges de travaux de sa SCI. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, ayant transformé un immeuble vétuste en un restaurant et des appartements après démolition des cloisons, constituaient des travaux de reconstruction ou d'agrandissement, non déductibles des revenus fonciers en application des articles 28 et 31 du code général des impôts. En conséquence, la demande de réintégration des sommes dans les charges déductibles et de rétablissement des déficits fonciers a été rejetée.
N° TA38-2303670(TA38-2303670)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... C... demandant la réintégration de charges déductibles de ses revenus fonciers pour les années 2016 à 2018. Le litige portait sur la déductibilité de travaux réalisés par la SCI Hôtel du pont, que l'administration fiscale avait requalifiés en travaux de construction, reconstruction ou agrandissement. Le tribunal a jugé que ces travaux, ayant transformé la configuration des lieux (création d'un restaurant et d'appartements), ne pouvaient être considérés comme des dépenses d'entretien, de réparation ou d'amélioration déductibles au sens des articles 28 et 31 du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l'administration.
N° TA38-2511467(TA38-2511467)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B... d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 16 avril 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance lui enjoignant de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfète a finalement délivré un titre de séjour le 29 août 2025, soit avec 105 jours de retard. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte tout en la modérant, condamnant l'État à verser 300 euros à Mme B....
N° TA38-2408055(TA38-2408055)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour « Membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne ». Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, Mme B... s’est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2408753(TA38-2408753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant un avis défavorable du conseil médical du centre hospitalier de Grenoble Alpes. La requête ne contenait ni conclusions précises (annulation d’une décision ou demande indemnitaire) ni moyens de droit, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. De plus, l’avis contesté constituait un acte préparatoire insusceptible de recours direct. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2207762(TA38-2207762)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2017, issues d’un contrôle sur pièce fondé sur l’article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts. Le requérant, impliqué dans un trafic de stupéfiants, n’a pas rapporté la preuve contraire à la présomption de libre disposition des produits saisis, permettant ainsi l’imposition de leur valeur vénale. Sa demande de remise gracieuse est jugée irrecevable, car relevant de la compétence exclusive de l’administration fiscale. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et pénalités maintenues.
N° TA38-2409006(TA38-2409006)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 novembre 2025, a donné acte du désistement de M. B... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre un refus de titre de séjour et un refus implicite de renouvellement de récépissé. Le requérant n'ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision reposant uniquement sur les dispositions procédurales du code de justice administrative.