Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2512210(TA38-2512210)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... C... et M. D... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux dans un délai de 24 heures. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulièrement publiée. Il a également jugé que l'arrêté du maire d'Annecy du 5 août 2022 interdisant le stationnement des gens du voyage, sur lequel se fonde la mise en demeure, n'était pas entaché d'illégalité, la commune et l'établissement public de coopération intercommunale ayant satisfait à leurs obligations d'accueil. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511772(TA38-2511772)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 17 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Isère a fixé la Guinée comme pays de destination pour sa reconduite à la frontière, en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que M. A... n'établissait pas de risques personnels et actuels de persécutions en cas de retour en Guinée. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA38-2512174(TA38-2512174)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de M. C..., un ressortissant algérien en situation irrégulière. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (notamment l’illégalité de la composition de la commission, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Sans examiner la condition d’urgence, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2107627(TA38-2107627)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la Ligue de protection des oiseaux et autres associations, qui demandaient l’annulation d’un arrêté préfectoral du 22 juin 2021. Cet arrêté accordait à la communauté de communes de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc une dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées pour la réalisation d’une route forestière. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le projet n’était pas soumis à une autorisation environnementale unique. Il a également estimé que la dérogation était conforme aux articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l’environnement, le préfet ayant justifié d’une raison impérative d’intérêt public majeur et de l’absence de solution alternative satisfaisante.
N° TA38-2512143(TA38-2512143)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... épouse B..., ressortissante étrangère mariée à un Français, afin d'obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par la perte imminente de son emploi et de ses revenus, et a estimé que l'absence de délivrance de ce document constituait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir, à son droit au travail et à sa vie privée et familiale. En application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer l'attestation sous 48 heures, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2511006(TA38-2511006)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 octobre 2025 par laquelle la préfète de la Drôme a clôturé la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant étranger membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la perte d'emploi et de ressources de l'intéressé, seul soutien de sa famille composée de son épouse espagnole et de deux enfants mineurs, dont un de nationalité espagnole. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 7 de la directive 2004/38/CE et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La préfète a été enjointe de réexaminer le dossier et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours, sous astreinte.
N° TA38-2501512(TA38-2501512)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de la société Drapo et de M. A... contestant le rejet implicite de leur recours administratif préalable obligatoire contre le retrait d’une prime de transition énergétique. Le juge a estimé que le premier recours des requérants avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet devenue définitive, faute d’avoir été contestée dans le délai de deux mois. Le second recours, formé sur invitation gracieuse de l’administration, n’a pas rouvert ce délai, rendant la requête tardive. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2301165(TA38-2301165)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête indemnitaire de Mme Françoise Girard, conseillère principale d’éducation, qui demandait réparation pour des fautes qu'elle imputait au recteur de l'académie de Grenoble. La requérante invoquait notamment un refus d'instruire sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie, un manquement à l'obligation de sécurité, des prélèvements excessifs sur sa paie et une saisine irrégulière du conseil médical. Le tribunal a considéré que la décision de refus d'instruction du 17 mai 2021 était devenue définitive faute de contestation, et que les autres griefs n'étaient pas établis, l'administration ayant notamment pris des mesures pour adapter ses conditions de travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires, sur le fondement des articles du code général de la fonction publique et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
N° TA38-2501508(TA38-2501508)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de la société Drapo et de M. A... contestant le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de leur verser une prime de transition énergétique. Le juge a constaté que les requérants n'avaient pas contesté dans le délai de deux mois la première décision implicite de rejet de leur recours administratif préalable obligatoire, devenue définitive. La seconde décision implicite attaquée, datée du 24 décembre 2024, a été qualifiée de décision purement confirmative, insusceptible de rouvrir le délai de recours contentieux. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511666(TA38-2511666)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de clôture de la demande de titre de séjour de Mme E... épouse A... C..., prise par la préfète de l'Isère. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'a pas démontré avoir déposé sa demande de renouvellement dans le délai requis par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA38-2511874(TA38-2511874)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 10 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du droit d’être entendu étaient infondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures contestées, en application des articles L. 613-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2302997(TA38-2302997)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d’instance de Mme A..., qui contestait la suspension de son agrément d’assistante maternelle par le conseil départemental de la Haute-Savoie. Ce désistement est intervenu faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d’office, sans examen au fond de la légalité de la décision attaquée. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de procès ont été rejetées.
N° TA38-2512188(TA38-2512188)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. D. pour son épouse. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le mariage étant récent et la décision n’entraînant aucune modification immédiate de la situation administrative ou familiale du requérant. Les éléments médicaux produits sont jugés insuffisants, et le dépassement du délai d’instruction ne constitue pas une circonstance particulière justifiant une mesure provisoire. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de légalité.
N° TA38-2511860(TA38-2511860)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 novembre 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. A..., ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai. La décision a été annulée en raison d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation, la préfète n'ayant pas tenu compte des démarches de régularisation entreprises par l'intéressé en 2024 et 2025. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de renvoi, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence ont également été annulées. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 435-4 et L. 612-2.
N° TA38-2501520(TA38-2501520)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de la société Drapo et de Mme A... comme irrecevable pour tardiveté. Les requérants contestaient le rejet implicite d’un second recours administratif préalable obligatoire relatif au retrait d’une prime de transition énergétique. Le juge estime que la première décision implicite de rejet, devenue définitive faute d’avoir été contestée en excès de pouvoir dans les délais, rend le second recours purement confirmatif et ne rouvre pas le délai de recours contentieux. L’ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512163(TA38-2512163)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a mis à disposition de la requérante l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 20 février 2026. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2510646(TA38-2510646)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B..., a pris acte de son désistement des conclusions tendant à obtenir la communication de la décision relative à sa candidature au marché de Noël 2025. La requête a été rejetée, faute d’urgence démontrée, M. B... ayant déjà eu connaissance du rejet de sa candidature. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, M. B... a été condamné à verser 500 euros à la commune de Grenoble.
N° TA38-2501503(TA38-2501503)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de Mme A... comme irrecevable pour cause de tardiveté. La demande visait à contester une décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat rejetant un recours administratif préalable obligatoire relatif au retrait d'une prime de transition énergétique. Le juge a constaté que la décision attaquée était confirmative d'une précédente décision implicite de rejet devenue définitive, car non contestée en excès de pouvoir dans les délais. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2305080(TA38-2305080)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui demandait le réexamen d’une sanction de révocation prononcée par le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le juge a estimé que les conclusions du requérant, qui ne tendaient ni à l’annulation d’une décision ni à une condamnation pécuniaire, étaient irrecevables. À titre subsidiaire, le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction n’était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512232(TA38-2512232)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie l'a déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions de conseiller municipal de la commune des Gets. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, relevant de la légalité externe, était manifestement infondé. L'autre moyen, relatif à une "situation confusionnelle", n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.