Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507318(TA38-2507318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par la commune de Montvalezan pour le remboursement de frais de secours sur piste de ski. Le juge a estimé que l’exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, et que les litiges relatifs aux sommes réclamées aux usagers à ce titre relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA38-2510186(TA38-2510186)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SASU Chez ton ostéo, qui contestait des saisies bancaires fiscales. La société n’avait formulé aucune conclusion précise et sollicitait un simple conseil juridique, ce qui ne relève pas de la compétence du juge. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2202149(TA38-2202149)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI domaine des Beugons et de Mme B... visant à annuler la délibération du 7 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Buis-les-Baronnies a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment un vice de procédure lié à l'absence de collaboration avec l'EPCI, l'incomplétude du dossier d'enquête publique, et des erreurs d'appréciation dans le classement de parcelles. Le tribunal a examiné les moyens soulevés au regard des articles L. 153-8 et L. 101-2 du code de l'urbanisme, ainsi que des dispositions relatives à l'enquête publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande de frais de justice, au motif que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.
N° TA38-2101345(TA38-2101345)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D... et M. C... d’une demande d’indemnisation des préjudices subis en raison de l’annulation définitive de deux permis de construire délivrés par la commune de la Tronche en 2016 et 2018. Le tribunal a reconnu que l’illégalité de ces permis constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Toutefois, il a estimé que les requérants avaient commis des imprudences fautives, notamment en n’ayant pas sollicité de certificat d’urbanisme préalable, ce qui exonère partiellement la commune de sa responsabilité. La solution retenue est un partage de responsabilité, réduisant l’indemnisation due par la commune. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif et les dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA38-2511801(TA38-2511801)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. La solution retenue est une suspension de l'exécution de l'arrêté contesté, en raison de l'existence d'un doute sérieux quant à sa légalité, notamment au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509572(TA38-2509572)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C... de ses conclusions à fin d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant s’étant désisté après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 600 euros à M. C... au titre des frais d’instance.
N° TA38-2510453(TA38-2510453)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Maje, qui demandait le remboursement des cotisations foncières des entreprises (CFE) acquittées de 2015 à 2023. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de la société, formée le 13 août 2025, était tardive au regard du délai fixé par l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui expirait au plus tard le 31 décembre 2024 pour l’année 2023. L’erreur invoquée de l’administration n’a pas été jugée de nature à suspendre ce délai. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511483(TA38-2511483)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les consorts D... d’une requête contestant le rejet partiel de leur réclamation tendant à la restitution d’un trop-versé de droits de succession. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé qu’en application de l’article L. 199 du livre des procédures fiscales, les litiges relatifs aux droits d’enregistrement, dont relèvent les droits de succession, ressortissent de la compétence du tribunal judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence matérielle.
N° TA38-2400888(TA38-2400888)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de l’Isère de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. En cours d’instance, le requérant étant décédé, ses héritiers ont repris l’instance et se sont désistés des conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 200 euros aux héritiers au titre des frais exposés.
N° TA38-2204422(TA38-2204422)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C... contestant l'arrêté du maire de Chapareillan du 2 février 2022 lui opposant un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire un immeuble collectif. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur de droit concernant l'appréciation de l'état d'avancement du plan local d'urbanisme (PLU) au regard de son certificat d'urbanisme. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais l'analyse des moyens suggère un rejet de la requête, en application des articles L. 153-11 et L. 410-1 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2509796(TA38-2509796)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant un certificat d'urbanisme opérationnel délivré par le maire de Saint Baudille de la Tour, qui déclarait non réalisable son projet de transformation d'une bergerie en habitation. Le requérant soutenait que le bâtiment était déjà autonome en assainissement et raccordé aux réseaux d'eau et d'électricité. Le juge a estimé que ce moyen unique n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, conformément au 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA38-2506589(TA38-2506589)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 9 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la préfète du Rhône avait procédé à un examen complet de la situation du requérant et avait vérifié son droit au séjour conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de résidence de sa famille en France et de son maintien irrégulier malgré une précédente mesure d'éloignement. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'interdiction de retour et au pays de renvoi, ont été écartés.
N° TA38-2506586(TA38-2506586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère récent de sa relation avec un ressortissant français et de l'absence d'enfant. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination n'étaient pas illégales par voie de conséquence. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2511833(TA38-2511833)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant l'arrêté du 5 novembre 2025 par lequel la préfète du Rhône a ordonné son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen relatif à la méconnaissance du droit à l'information prévu par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2305321(TA38-2305321)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la SARL JL Valorisation. Celle-ci demandait l'annulation d'un arrêté du maire de Saint-Marcellin refusant un permis d'aménager. En cours d'instance, la commune a retiré sa décision et accordé l'autorisation sollicitée, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA38-2511861(TA38-2511861)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du 6 novembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence d'accord des autorités belges, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était légale et a refusé d'enjoindre à la préfète du Rhône d'enregistrer la demande d'asile en procédure normale.
N° TA38-2509935(TA38-2509935)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur de 375 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir formé la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation du tribunal, M. A... n'a pas produit la copie de cette réclamation dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506569(TA38-2506569)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme B... et M. D... contestant les arrêtés du 28 mai 2025 de la préfète de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2510196(TA38-2510196)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions à fin d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser une somme de 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2506536(TA38-2506536)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour a été rejetée.