Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2306700(TA38-2306700)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait « l’application du décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022 » relatif au complément indiciaire de traitement. La requête ne contenait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision administrative, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. À supposer que Mme A... ait entendu contester un refus implicite ou explicite, elle n’a invoqué aucun moyen de droit précis dans le délai de recours, en violation de l’article R. 411-1 du même code. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 (4° et 7°), a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2510885(TA38-2510885)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 20 novembre 2025, a rejeté la requête de M. B... demandant une remise gracieuse de majorations d'amendes pour infractions au code de la route. Le juge a estimé que ce litige, relatif à des amendes à caractère pénal, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a donc rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407361(TA38-2407361)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour née du silence du préfet de l’Isère. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ne faisait pas obstacle à la naissance de la décision implicite de refus. Sur le fond, il a annulé cette décision implicite au motif qu’elle méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la vie privée et familiale établie de M. C... en France, marié à une ressortissante française et père d’un enfant français. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois, sans assortir cette injonction d’une astreinte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2504675(TA38-2504675)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 20 novembre 2025, a constaté que la préfète de l'Isère avait finalement fait droit à la demande de regroupement familial de M. A... le 3 juillet 2025, exécutant ainsi l'injonction prononcée le 14 mars 2025. En conséquence, le juge des référés a estimé qu'il n'y avait plus lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte pour la période postérieure au 10 juin 2025. Cette décision s'appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, qui régissent le régime des astreintes.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201690(TA38-2201690)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant certaines prescriptions d'un permis de construire délivré par la commune de Domarin. Le juge a considéré que les mentions relatives à la redevance d'archéologie préventive et à la taxe d'aménagement figurant sur le permis étaient purement indicatives, leur établissement et leur liquidation relevant de la compétence exclusive des services de l'État. En conséquence, les conclusions dirigées contre ces mentions ont été jugées irrecevables, car ne constituant pas des prescriptions faisant grief au sens du droit de l'urbanisme. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201870(TA38-2201870)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de permis de construire une maison avec piscine opposé par le maire de la commune de La Buisse. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'absence de desserte du terrain par le réseau d'eau potable, nécessitant des travaux d'extension, était fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. En l'absence d'information sur le délai et le maître d'ouvrage de ces travaux, le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et la demande de frais de justice de M. A... a été écartée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202148(TA38-2202148)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D... et de la société Siwe Management AG tendant à l’annulation de la délibération du 7 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Buis-les-Baronnies a approuvé son plan local d’urbanisme (PLU). Après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt pour agir, le tribunal a examiné l’ensemble des moyens soulevés, tirés notamment de vices de procédure, d’insuffisances du rapport de présentation et du projet d’aménagement et de développement durables (PADD), ainsi que d’erreurs d’appréciation dans le classement de certaines zones. Il a jugé que la délibération n’était entachée d’aucune illégalité et a rejeté les conclusions à fin d’annulation ainsi que les demandes accessoires, en application des articles L. 101-2, L. 122-7, L. 151-8, L. 151-30 et L. 153-8 du code de l’urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2101346(TA38-2101346)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A... d’une demande d’indemnisation des préjudices subis du fait de l’annulation, pour illégalité, de deux permis de construire délivrés par la commune de la Tronche en 2016 et 2018. Le tribunal a jugé que l’illégalité fautive de ces arrêtés engageait la responsabilité de la commune. Toutefois, il a estimé que les requérants avaient commis une imprudence fautive en ne vérifiant pas la continuité de l’affichage du permis, ce qui a contribué à leur préjudice, et a ainsi limité la part de responsabilité de la commune à 50 %. Sur le fondement des articles L. 421-1 et suivants du code de l’urbanisme, le tribunal a partiellement fait droit à la demande, condamnant la commune à verser une somme totale de 56 000 euros, incluant notamment l’indemnisation de la perte de valeur vénale du terrain, des frais engagés et un préjudice moral, tout en rejetant les autres demandes comme les frais d’emprunt et de loyers, jugés sans lien direct avec la faute.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511708(TA38-2511708)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre l’avis favorable à son expulsion rendu par la commission d’expulsion de la Savoie. Le juge a rappelé que, sur le fondement de l’article L. 632-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cet avis constitue une mesure préparatoire insusceptible de recours, seule la décision d’expulsion du préfet pouvant être contestée. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2511008(TA38-2511008)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. C... contestant le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé bénéficiant d'une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 1er avril 2026, ce qui ne le plaçait pas dans une situation de précarité immédiate. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, les textes applicables étant le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 424-11, et la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510877(TA38-2510877)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du recteur de l’académie de Grenoble de le recruter sur un poste d’enseignant contractuel en économie-gestion. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’absence d’entretien et de la méconnaissance du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, étaient inopérants, un candidat ne bénéficiant d’aucun droit à être recruté. Le moyen fondé sur le principe d’égal accès aux emplois publics a été jugé insuffisamment précis. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511828(TA38-2511828)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 9 septembre 2025 par laquelle la préfète de l’Isère avait suspendu le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence de l’auteur de l’acte, insuffisance de motivation, absence de preuve de l’état d’ivresse manifeste) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2510654(TA38-2510654)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C... de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 600 euros au requérant au titre de l’article L. 761-1 du même code, en raison des frais exposés. La solution retenue met fin au litige sur l’injonction, mais accorde une indemnité pour les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2510923(TA38-2510923)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion sans délai de M. C..., occupant sans droit ni titre d’un logement dans une résidence universitaire gérée par le CROUS Grenoble Alpes. La juridiction a retenu que le maintien de l’intéressé, qui n’avait pas renouvelé son droit d’occupation depuis le 1er septembre 2025, faisait obstacle à l’attribution du logement à d’autres étudiants, justifiant ainsi l’urgence et l’utilité de la mesure. La demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l’éducation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510927(TA38-2510927)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B... du logement qu'il occupe sans droit ni titre dans une résidence universitaire gérée par le CROUS Grenoble Alpes. La juridiction a retenu sa compétence, considérant que la demande d'expulsion vise à assurer la continuité du service public de l'enseignement supérieur. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par l'absence de renouvellement du droit d'occupation au 1er septembre 2025, faisant de M. B... un occupant sans titre, et par la nécessité de libérer le logement pour le service public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code général de la propriété des personnes publiques.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2510932(TA38-2510932)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion d’une occupante sans droit ni titre d’un logement universitaire géré par le CROUS Grenoble Alpes. La juridiction a retenu sa compétence, considérant que la demande visait à assurer la continuité du service public administratif. Elle a fait droit à la requête en raison de l’urgence et de l’utilité à libérer le logement pour d’autres étudiants, et en l’absence de contestation sérieuse. Les textes appliqués sont le code de l’éducation et le code général de la propriété des personnes publiques.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2510938(TA38-2510938)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B... du logement universitaire qu'elle occupait sans droit ni titre depuis le 1er septembre 2025 dans une résidence gérée par le CROUS Grenoble Alpes. La juridiction a retenu sa compétence, considérant que la demande visait à assurer la continuité du service public administratif dont le CROUS a la charge. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été justifiées par la nécessité de libérer le logement pour d'autres étudiants en attente, et la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie notamment sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'éducation.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2511016(TA38-2511016)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme et M. A... et de tout occupant sans titre du parking communal de la Place du Cirque à Annemasse. La solution retenue est fondée sur l'occupation illicite du domaine public communal, l'urgence caractérisée par des branchements électriques sauvages présentant un risque pour la sécurité publique, et l'absence de contestation sérieuse. Le juge a enjoint aux occupants d'évacuer les lieux sous deux jours, avec le concours de la force publique si nécessaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511225(TA38-2511225)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions à fin de suspension de la décision 48 SI du 16 mai 2025, par laquelle le ministre de l'intérieur avait retiré six points de son permis de conduire et constaté sa nullité. Le requérant s'est désisté après que le ministre a retiré cette décision et restitué les points. Le tribunal a également admis M. B... à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, en application de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507212(TA38-2507212)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de taxes d'habitation. Le requérant n'a pas justifié avoir formé la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. La contestation d'actes de poursuite antérieurs ne le dispensait pas de cette formalité pour le nouvel acte attaqué. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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