Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 226/1714

DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2405033(TA38-2405033)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle sur le fondement de l’article L. 433-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte. Par ailleurs, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de Mme B... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510855(TA38-2510855)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui sollicitait l'aide du tribunal pour obtenir une carte de résident. Le juge a constaté que la requête ne contenait ni conclusions précises ni moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Même en supposant qu'elle visait l'annulation d'une décision implicite de rejet de titre de séjour, l'absence de tout moyen la rendait irrecevable. Cette ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510238(TA38-2510238)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère d'examiner le renouvellement du titre de séjour de son épouse. La requête a été jugée irrecevable car M. D..., bien qu'époux de l'intéressée, n'avait pas qualité pour agir en son nom, n'étant pas avocat ni mandataire habilité au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du même code. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505833(TA38-2505833)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par la préfète de l'Isère, faute de production d'un justificatif de niveau de langue. Les moyens soulevés par la requérante, tirés du caractère prématuré ou disproportionné de la décision, des conditions de notification ou de principes généraux de procédure, ont été jugés inopérants. La production tardive du document manquant, postérieure à la décision attaquée, est sans incidence sur sa légalité. L'ordonnance se fonde sur le 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303850(TA38-2303850)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui contestait un titre de recettes pour un trop-perçu de salaire. Le juge a estimé que le requérant se bornait à critiquer la gestion de son arrêt maladie par son employeur et la DRH, sans exposer aucun moyen de droit. En application des articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour absence de conclusions recevables et défaut d’exposé de moyens.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407174(TA38-2407174)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la requête de la commune de Megève. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Savoie refusant d'engager une procédure de modification des limites territoriales avec la commune de Saint-Gervais-les-Bains. En conséquence, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Saint-Gervais-les-Bains tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406803(TA38-2406803)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et le fils de celle-ci. En cours d’instance, la préfète a fait droit à sa demande par une décision du 26 février 2025. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il rejette la demande de frais d’instance présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506157(TA38-2506157)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les arrêtés du 7 mai 2025 par lesquels la préfète de la Haute-Savoie refusait d’admettre au séjour M. et Mme B..., ressortissants algériens, et les obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que ces décisions méconnaissaient l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer aux requérants un certificat de résidence mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512162(TA38-2512162)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant cubain, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère d’instruire sa demande et de lui délivrer une carte de résident de dix ans en qualité de conjoint de français. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, l’administration disposant encore d’un délai jusqu’au 25 novembre 2025 pour instruire la demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée ne présentait pas un caractère provisoire et l’urgence n’a pas été retenue comme justifiant une intervention du juge des référés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404969(TA38-2404969)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... dirigée contre la délibération du conseil municipal d'Évian du 13 novembre 2023 modifiant la tarification du stationnement en ouvrage pour 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, le délai de recours contentieux de deux mois ayant commencé à courir à compter de la publication de l'acte réglementaire le 17 novembre 2023, et non de sa notification. La requête, enregistrée le 8 juillet 2024, était donc hors délai. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512096(TA38-2512096)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision de la caisse d’allocations familiales de l’Isère de rattacher sa fille A... au compte de son père. La requérante invoquait l’urgence et un défaut de procédure contradictoire, mais n’a pas démontré que sa fille était à sa charge effective et permanente, condition prévue aux articles L. 513-1 et R. 513-1 du code de la sécurité sociale. Aucun moyen soulevé n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511523(TA38-2511523)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 6 juin 2025 de la maire de Loisin portant non-opposition à une déclaration préalable de travaux (portail et mur de soutènement). Les requérants, voisins immédiats, ont été jugés dépourvus d’intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, faute de démontrer une atteinte directe à leurs conditions d’occupation ou de jouissance de leur bien. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros au bénéficiaire de l’autorisation au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508244(TA38-2508244)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus implicite de la communauté d'agglomération du Pays Voironnais de maintenir la fourniture d'eau potable à sa propriété. Le tribunal a estimé que le service public de distribution d'eau potable est un service public industriel et commercial (SPIC) en application des articles L. 2224-7 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Les litiges entre un SPIC et ses usagers relèvent du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508187(TA38-2508187)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, qui se bornait à décrire ses démarches et difficultés administratives, étaient inopérants pour apprécier la légalité de la décision attaquée. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rappelle qu'il n'appartient pas au juge administratif d'intervenir dans l'instruction d'une demande de titre de séjour.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementNON_LIEU

TA38-2507572(TA38-2507572)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 28 janvier 2025, qui enjoignait à la préfète de l’Isère de réexaminer sa demande de regroupement familial. La préfète a justifié avoir accordé le bénéfice du regroupement familial, et M. B... n’a pas contesté cette exécution. En application des articles L. 911-2, L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, le tribunal constate que la requête est devenue sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508612(TA38-2508612)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de naturalisation de la préfète de l’Isère. Le requérant invoquait sa durée de séjour, son intégration et son besoin de nationalité pour une formation, mais ces arguments ont été jugés inopérants pour établir l’illégalité de la décision. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, écarte le recours pour excès de pouvoir faute de moyens juridiquement recevables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511418(TA38-2511418)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de la carte de résident de Mme C... épouse A.... La condition d’urgence a été présumée satisfaite s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de ce refus, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l’intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire dans l’attente.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506561(TA38-2506561)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour pour motif médical et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 6 alinéa 7 de l'accord franco-algérien, le requérant n'apportant pas la preuve qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2405574(TA38-2405574)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 20 novembre 2025, statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée pour contraindre le préfet de l'Isère à enregistrer la demande de titre de séjour de M. A... sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés constate que le préfet a convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 29 octobre 2024, exécutant ainsi l'ordonnance du 3 juin 2024. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, il estime qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte pour la période postérieure au 25 octobre 2024. La solution retenue est donc de ne pas ordonner de liquidation de l'astreinte pour cette période.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506513(TA38-2506513)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné les requêtes de M. et Mme C... contestant les arrêtés du préfet de la Drôme du 26 mai 2025 rejetant leurs demandes de titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire des actes, une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation, ainsi que la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Résumé IA