Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511877(TA38-2511877)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant à M. B..., ressortissant algérien, la délivrance d’un premier titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la décision ne modifiant pas sa situation antérieure. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens tirés de la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2507125(TA38-2507125)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du 4 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen réel de sa situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les textes précités et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507067(TA38-2507067)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a retiré cet arrêté par une décision du 30 juillet 2025, ce qui a conduit M. A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 24 novembre 2025. Il a également rejeté la demande de frais d’instance présentée par le requérant, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2507054(TA38-2507054)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que conjoint de Français, assorti d’une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que M. B... ne pouvait invoquer les articles L. 421-1 et L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, sa situation étant régie exclusivement par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision de la préfète de l’Isère a été confirmée, et les demandes d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2507122(TA38-2507122)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que la décision de refus était légalement fondée sur l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, substitué à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que cette substitution ne prive le requérant de garanties.
N° TA38-2506655(TA38-2506655)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante iranienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de sa durée de séjour et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Iran. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dont l'illégalité n'était pas établie par voie de conséquence, ont été maintenues.
N° TA38-2506512(TA38-2506512)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que l’autorité signataire était compétente et que le refus de titre de séjour, fondé sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a notamment relevé que la présence des requérants en France résultait de l’instruction de leurs demandes d’asile, qu’ils n’avaient pas respecté de précédentes obligations de quitter le territoire et qu’ils ne justifiaient pas d’une intégration suffisante.
N° TA38-2506511(TA38-2506511)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du 21 mai 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l’autorité signataire était compétente et que le refus de titre de séjour, fondé sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation. Il a notamment relevé que la présence en France des requérants résultait de l’instruction de leurs demandes d’asile, qu’ils n’avaient pas respecté de précédentes obligations de quitter le territoire et qu’ils ne justifiaient pas d’une intégration suffisante.
N° TA38-2506504(TA38-2506504)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur en examinant la demande sur le fondement du travail temporaire, et non de l'admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA), faute pour le requérant de démontrer avoir sollicité ce dernier fondement. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2506503(TA38-2506503)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était insuffisamment motivé, car il ne se prononçait pas sur la demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 423-23 du CESEDA.
N° TA38-2506501(TA38-2506501)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, qui contestait l’arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et l’absence de rejet définitif de sa demande d’asile. Elle a jugé que la décision d’éloignement était légale, la demande d’asile ayant été définitivement rejetée par la CNDA le 18 avril 2024, conformément à l’article L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d’annulation et les conclusions accessoires.
N° TA38-2506500(TA38-2506500)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C..., ressortissante russe, contestant l'arrêté préfectoral du 13 mai 2025 rejetant sa demande de titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la préfète avait légalement motivé son refus en se fondant sur l'absence de visa de long séjour requis pour une première délivrance de titre "salarié" et sur l'absence de communauté de vie avec son époux français. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.
N° TA38-2506482(TA38-2506482)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'avis médical était régulier et que la préfète ne s'était pas estimée en situation de compétence liée. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2301829(TA38-2301829)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge d'une amende fiscale de 20 000 euros infligée sur le fondement de l'article 1740 B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que le requérant, interpellé en possession de stupéfiants, d'argent liquide et de véhicules, avait la libre disposition de ces biens, objets d'un trafic de stupéfiants. Cette situation, constatée par un procès-verbal de flagrance fiscale, faisait présumer un revenu imposable conformément à l'article 1649 quater-0 B bis du même code, présomption que M. B... n'a pas renversée. La solution retenue confirme ainsi l'application de l'amende prévue par le code général des impôts en matière de flagrance fiscale liée au trafic de stupéfiants.
N° TA38-2407728(TA38-2407728)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident de 10 ans. Le tribunal a considéré que le requérant ne pouvait pas utilement invoquer les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration (applicable aux décisions explicites) et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (relatif à une carte de séjour temporaire). S'agissant de l'article L. 426-17 du même code, le tribunal a estimé que la condition de ressources stables, régulières et suffisantes n'était pas remplie, faute de preuve apportée par le requérant. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2510981(TA38-2510981)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme B... C... contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que la requérante réside au Mexique à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il estime ne pas être compétent et renvoie l’affaire au Tribunal Administratif de Paris, compétent pour les litiges des personnes résidant à l’étranger.
N° TA38-2502850(TA38-2502850)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d'une question préjudicielle par le juge de l'exécution du tribunal judiciaire d'Albertville, s'est prononcé sur la prescription des poursuites de créances fiscales (CFE 2016 et 2017) émises par le pôle de recouvrement spécialisé de la Savoie à l'encontre de la SARL Elite, en sa qualité de tiers détenteur. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale prévue à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales avait été interrompue par une mise en demeure de payer notifiée le 25 janvier 2021, compte tenu de la suspension des délais durant la période d'urgence sanitaire (ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020). En conséquence, les créances fiscales pour les années 2016 et 2017 demeurent exigibles, la solution retenue écartant la prescription invoquée.
N° TA38-2511727(TA38-2511727)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... épouse B... d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré une carte de séjour valable dix ans, rendant l’objet du litige caduc. La requérante s’est désistée de ses conclusions en suspension, désistement dont le tribunal lui a donné acte. L’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2511713(TA38-2511713)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... B... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de sa carte de résident de dix ans. Ce désistement fait suite à la décision de la préfète, intervenue le 20 novembre 2025, de renouveler le titre de séjour de la requérante jusqu'en 2035. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à Mme A... B... au titre des frais de justice.
N° TA38-2512265(TA38-2512265)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... et Mme C..., ressortissants serbes avec un enfant en bas âge, qui demandaient à être orientés vers un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que, bien que les requérants aient déjà bénéficié d'un hébergement d'urgence suite à une précédente ordonnance, ils ne justifiaient pas avoir effectué de nouvelles démarches auprès du 115 après avoir perdu ce logement. En l'absence de preuve d'une carence caractérisée de l'administration, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas remplie. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.