Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 361/1714

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506753(TA38-2506753)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne la demande de Mme B, conseillère municipale et contribuable de Courchevel, d'être autorisée à agir en justice au nom de la commune. Elle sollicite l'annulation d'un acte de servitude signé par le maire le 28 février 2024, qu'elle estime entaché d'incompétence. La demande est fondée sur les articles L. 212-2 du code de justice administrative et L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal examine la recevabilité de la requête au regard de la procédure prévue par ces textes, notamment la nécessité d'une délibération préalable du conseil municipal.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503142(TA38-2503142)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de la décision, en se fondant sur les articles L. 613-1 et L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France de l’intéressée. En conséquence, l’ensemble des conclusions de Mme E, y compris celles relatives à l’interdiction de retour et au pays de destination, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2103672(TA38-2103672)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A et de la SAS A Invest qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 11 décembre 2020 par le maire de Talloires-Montmin à la société PJP investissement immobilier pour la réalisation d'une villa. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8, R. 431-24 et R. 431-32 du code de l'urbanisme, ainsi que des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux accès, à l'emprise au sol, à la hauteur et aux toitures. Le tribunal a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure concernant la division foncière et d'une illégalité du classement en zone UH. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2506711(TA38-2506711)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions en liquidation d'astreinte, après que la préfète de l'Isère a exécuté l'injonction de lui délivrer un rendez-vous. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison de sa qualité de partie perdante. La décision applique les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2103669(TA38-2103669)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et de la SAS A Invest, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Talloires-Montmin pour deux villas jumelées. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8, R. 431-24 et R. 431-32 du code de l’urbanisme, ainsi que des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives aux accès, à l’emprise au sol et aux toitures. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, après avoir examiné la conformité du dossier de demande et l’absence de fraude ou de vice de procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, et la condamnation des requérants aux dépens et à verser des sommes à la commune et au pétitionnaire au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503140(TA38-2503140)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, qui ne sont pas entachées d'illégalité, ont également été jugées légales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503136(TA38-2503136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour était fondé sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la présence de l'intéressé constituant une menace pour l'ordre public, sans que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'erreur manifeste d'appréciation ne soient retenus.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506135(TA38-2506135)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 juin 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la situation administrative précaire et durable de l'intéressé, qui fait l'objet de mesures d'éloignement depuis plusieurs années et ne justifie pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503929(TA38-2503929)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet de Police de Paris du 13 mars 2025 constatant la caducité de son droit au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 232-1. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508571(TA38-2508571)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 9 août 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait une ressortissante italienne à quitter le territoire français, au motif que les faits de vol de carburant qui lui étaient reprochés, isolés et sans poursuite pénale, ne constituaient pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence a également été annulé. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102269(TA38-2102269)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. J et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 11 février 2021 par lequel le maire de Lullin ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société SFR pour un relais de télécommunication. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 422-7 du code de l'urbanisme et L. 34-9-1 du code des postes, ainsi que les règles du PLU, et les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision du maire.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementPARTIEL

TA38-2508536(TA38-2508536)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 5 mars 2025. Cette dernière enjoignait à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme B sous astreinte, ce qu'elle n'a pas fait. Constatant ce défaut d'exécution comme un élément nouveau, le juge des référés modifie sa mesure initiale. Il enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours et porte le montant de l'astreinte à 400 euros par jour de retard à compter du 13 septembre 2025.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410056(TA38-2410056)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme E, ressortissante laotienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français. En cours d’instance, le préfet lui a délivré une carte de séjour temporaire valable un an. Le tribunal a constaté que la demande d’annulation avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Le surplus des conclusions, notamment indemnitaires, a été rejeté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105935(TA38-2105935)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre trois arrêtés du maire de Cordon (10 décembre 2020, 22 octobre 2021 et 7 août 2023) accordant des permis de construire modificatifs pour une construction voisine. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et des règles du plan local d’urbanisme (articles U 1.2, 2.3, 11.1, 13.2). La juridiction a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le règlement du PLU de Cordon.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503936(TA38-2503936)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D E, ressortissante serbe, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 12 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de l'absence d'attaches solides en France et de la présence de ses liens familiaux en Serbie. Enfin, le refus d'un délai de départ volontaire a été validé sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503255(TA38-2503255)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France, malgré la présence de son frère curateur. Les autres moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2508333(TA38-2508333)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne une demande de modification d'une précédente ordonnance du 23 avril 2025 relative au regroupement familial de Mme B A. Constatant l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction d'accorder le regroupement familial, le juge a considéré ce défaut d'exécution comme un élément nouveau justifiant la modification de la mesure. Il a ainsi enjoint à la préfète d'accorder le regroupement familial sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 6 septembre 2025, et a condamné l'État à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2508676(TA38-2508676)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par l'université Grenoble Alpes d'une demande d'expulsion forcée de personnes occupant sans titre un terrain, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. L'université s'est ensuite désistée de sa requête. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y opposait. Par ordonnance du 26 août 2025, il a donné acte du désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508565(TA38-2508565)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 9 août 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. B, ressortissant belge, à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation d'un an, ainsi que l'arrêté l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le vol de carburant reproché à M. B, bien que constitutif d'une menace à l'ordre public, était un fait isolé et non poursuivi pénalement, ne présentant pas une gravité suffisante pour justifier une mesure d'éloignement au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'assignation à résidence, privée de base légale, a également été annulée. La solution retenue repose sur l'application de l'article L. 251-1 du CESEDA.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementREJETE

TA38-2506888(TA38-2506888)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 25 août 2025, concerne la demande de Mme D, ressortissante colombienne, visant à obtenir la liquidation de l'astreinte prononcée par une précédente ordonnance du 25 juin 2025. Cette précédente ordonnance avait enjoint à la préfète de l'Isère de reprendre l'examen de la demande de titre de séjour de Mme D et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Constatant que la préfète n'avait pas exécuté cette décision à la date de l'audience, le tribunal fait droit à la demande de liquidation de l'astreinte pour la période postérieure au 28 juin 2025, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Résumé IA