Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2107261(TA38-2107261)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé, à la demande du préfet de la Haute-Savoie, un permis de construire délivré par le maire de Thônes pour l'aménagement de deux logements dans un bâtiment existant. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait le règlement du plan de prévention des risques naturels (PPRN) de la commune, car le bâtiment existant n'était pas conforme à la règle imposant une cote minimale pour les pièces d'habitation. Les travaux autorisés, en ajoutant des logements à l'étage, ne rendaient pas le bâtiment plus conforme à ces dispositions et n'étaient pas étrangers à la règle méconnue, ce qui constituait une erreur de droit. La décision s'appuie sur le règlement du PPRN et les principes jurisprudentiels relatifs à la modification des immeubles existants non conformes.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405653(TA38-2405653)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle pour soins. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré le titre sollicité, valable de 2025 à 2028. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction, et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par l’avocat de la requérante au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507348(TA38-2507348)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A qui demandait l'exécution de l'ordonnance du 2 mai 2025 enjoint au préfet de la Haute-Savoie de la reloger sous astreinte. Le tribunal a jugé que la demande était manifestement irrecevable, car il n'appartient pas à la juridiction de prononcer à nouveau la même injonction ou de procéder à une liquidation intermédiaire de l'astreinte. La liquidation définitive de l'astreinte ne peut intervenir qu'après constat de l'exécution de l'injonction par le préfet. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508352(TA38-2508352)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, un ressortissant indien, qui contestait les décisions des préfètes du Rhône et de l'Isère lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de douze mois et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée tardive en France (à 30 ans), de l'absence de liens familiaux stables sur le territoire et d'une insertion professionnelle très récente et précaire. Le requérant n'a pas non plus démontré avoir sollicité une régularisation par le travail. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500936(TA38-2500936)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant kosovar, qui contestait l’arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 23 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire et a jugé que le droit au maintien sur le territoire avait pris fin dès le rejet de sa demande d’asile par l’OFPRA en procédure accélérée, conformément à l’article L. 542-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant la demande d’annulation, d’injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508262(TA38-2508262)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution des décisions de la préfète de l’Isère refusant de délivrer une attestation de prolongation d’instruction et un titre de séjour « vie privée et familiale » à un ressortissant guinéen pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas que le refus l’empêchait de réaliser des stages dans le cadre de sa formation, et un rendez-vous pour la prise d’empreintes ayant été fixé. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500983(TA38-2500983)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 13 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision est suffisamment motivée en droit et en fait. Il rejette également le moyen d'erreur de droit, considérant que le préfet a bien examiné la situation de M. A au regard de son droit au séjour, nonobstant l'absence de visa de la convention franco-ivoirienne. Enfin, le tribunal juge que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté et de l'absence de caractère pérenne de ses attaches familiales en France.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501778(TA38-2501778)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. C D, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 13 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que le secrétaire général de la préfecture disposait d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, faute pour M. D d'avoir sollicité un titre sur ce fondement et en raison de son entrée irrégulière en France. La solution s'appuie sur les articles L. 412-1, L. 412-3 et L. 422-1 du code précité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2504611(TA38-2504611)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer les causes et conséquences d'un glissement de terrain survenu en décembre 2023 sur les parcelles de Mme D. La demande d'expertise a été jugée utile en raison du caractère contradictoire des rapports techniques (RTM et Pyrite) produits par les parties. En revanche, la demande de provision de 10 000 euros présentée par Mme D sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative a été rejetée, l'obligation des communes de Theys et Hurtières n'étant pas, en l'état, sérieusement contestable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502593(TA38-2502593)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. G, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 9 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision d'éloignement suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de M. G et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France et de l'absence d'éléments suffisants établissant une vie privée et familiale stable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2505782(TA38-2505782)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, agent territorial, qui demandait une nouvelle expertise et une provision de 2 500 euros suite à un accident de service survenu le 9 novembre 2020. Le juge des référés a estimé qu'une expertise avait déjà été ordonnée et réalisée, et que la requérante ne démontrait pas son insuffisance. La demande de provision a également été rejetée, faute de créance non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du même code pour apprécier l'utilité de la mesure d'expertise sollicitée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409812(TA38-2409812)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C F, ressortissant brésilien, contre la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint d’une citoyenne de l’Union européenne. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé un titre de séjour pluriannuel valable jusqu’en 2030, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en rejetant la demande de frais de justice au motif qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2508754(TA38-2508754)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait à bénéficier d'une aide sociale d'urgence et d'un accompagnement social, invoquant une atteinte grave à sa dignité et à son droit à la protection sociale en raison de la suspension estivale de sa bourse universitaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, M. B bénéficiant d'un hébergement gratuit chez sa mère et d'une aide financière de celle-ci pour ses besoins fondamentaux. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508383(TA38-2508383)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Bruno TP. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de travaux lancé par la SEM Sacoval, en soutenant que le pouvoir adjudicateur avait manqué à ses obligations de publicité et de mise en concurrence en ne mentionnant pas les sous-critères de notation de la valeur technique dans le règlement de la consultation. Le juge a estimé que les éléments d'appréciation litigieux ne constituaient pas de véritables sous-critères susceptibles d'exercer une influence sur la présentation des offres ou la sélection des candidats, mais relevaient de l'appréciation du critère technique tel que défini dans les documents de la consultation. En conséquence, la requête a été rejetée, et la demande de la SEM Sacoval tendant à ce que les requérantes soient condamnées solidairement à lui verser une somme au titre des frais de justice a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406533(TA38-2406533)

Requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Grenoble constate qu'une décision explicite de refus, prise le 5 juillet 2023, s'était substituée à la décision implicite avant l'introduction de la requête. En conséquence, la requête est jugée irrecevable pour défaut d'objet et rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2503138(TA38-2503138)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 25 août 2025, du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de permis de construire un hangar agricole opposé par le maire d'Estrablin. Cette décision met fin à l'instance sans examiner le bien-fondé du litige. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508390(TA38-2508390)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 17 mai 2025 par laquelle la préfète de la Savoie a prolongé d’un an l’interdiction de retour sur le territoire français de M. B, ressortissant argentin. Le tribunal juge que M. B, en tant que conjoint d’une ressortissante tchèque remplissant les conditions de séjour, relève du livre II du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et non des dispositions de l’article L. 612-11 de ce code relatives aux prolongations d’interdiction de retour. En appliquant ces dernières, la préfète a commis une erreur de droit.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508328(TA38-2508328)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, contestant la décision de l'OFII du 28 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles L. 551-9 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le retour en France après un transfert vers l'Espagne constituait un non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant la cessation des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508317(TA38-2508317)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'OFII de cesser ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, en revenant en France après son transfert vers l'Espagne (État responsable de sa demande d'asile), n'avait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503231(TA38-2503231)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour d'un an ont été maintenues.

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