Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506352(TA38-2506352)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une requête de M. B, a rejeté sa demande d’injonction visant à obtenir la délivrance de son permis de conduire. Le juge a constaté que l’épreuve théorique générale du requérant avait été obtenue dans un centre ayant fait l’objet d’une enquête pour fraude, et qu’une procédure de retrait de cet examen était en cours. En application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et de l’article R. 221-1-1 du code de la route, la requête a été jugée dépourvue d’utilité, M. B ne remplissant pas les conditions légales pour se voir délivrer le titre.
N° TA38-2508672(TA38-2508672)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise de M. et Mme A. Les requérants sollicitaient la désignation d'un expert pour constater les nuisances sonores lors d'un concert du festival d'Annemasse, prévu le 22 août 2025. Le juge a estimé la mesure inutile, d'une part en raison du caractère tardif de la requête (saisine le 19 août pour un concert le 22), et d'autre part car une expertise acoustique privée avait déjà été réalisée et discutée en justice. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes de dépens et de frais.
N° TA38-2503754(TA38-2503754)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté, par ordonnance, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Ce dernier demandait l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car la préfète de l'Isère a renouvelé le titre de séjour après l'introduction du recours, rendant la requête sans objet. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2503747(TA38-2503747)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté comme tardive la requête de M. B contre le refus implicite de regroupement familial pour son épouse. Bien que l'attestation de dépôt de dossier ne mentionnait pas correctement les voies de recours, empêchant le délai contentieux de courir, le tribunal a appliqué le principe de sécurité juridique. Il a estimé que M. B avait eu connaissance de la décision implicite de rejet née le 9 juin 2023 et qu'en introduisant son recours le 7 avril 2025, il avait dépassé un délai raisonnable. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502056(TA38-2502056)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL JC Optique d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par la commune de Montélimar. La société s’est désistée de ses conclusions principales après que la commune a annulé le titre contesté. Par une ordonnance du 22 août 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la SARL JC Optique tendant à la condamnation de la commune aux frais d’instance sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2304725(TA38-2304725)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant sur la demande de transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) présentée par la SHEMA, a refusé de transmettre la question au Conseil d’État. La société contestait la conformité de l’article L. 521-6 du code de l’énergie aux droits et libertés constitutionnels, notamment la liberté contractuelle et le droit à un recours effectif. Le tribunal a jugé que la question était dépourvue de caractère sérieux, dès lors que le Conseil constitutionnel avait déjà validé des dispositions similaires (article L. 214-4 du code de l’environnement) dans sa décision n° 2011-141 QPC du 24 juin 2011, sans changement de circonstances. En conséquence, la condition de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 n’étant pas remplie, la transmission n’a pas été ordonnée.
N° TA38-2508411(TA38-2508411)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme l'obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le requérant soutenait devoir rester en France dans l'attente de son jugement pénal, mais le tribunal a jugé ce moyen insuffisant pour justifier l'annulation de l'arrêté. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que soit retenue d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2504466(TA38-2504466)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 2 500 euros à Mme A, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 3 juin 2024. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé d'hébergement dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que les troubles dans les conditions d'existence subis par Mme A, en raison de l'absence d'hébergement stable, justifient cette provision, tout en réduisant le montant demandé (6 100 euros) compte tenu de l'absence de preuve de régularité de son séjour.
N° TA38-2508285(TA38-2508285)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 mai 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère a refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d'hébergement de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car la requérante, en situation irrégulière et faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2402184(TA38-2402184)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du maire de Ville-la-Grand accordant un permis de démolir à la SCI La Colline. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la SCI La Colline tendant à la condamnation de M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2505775(TA38-2505775)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait la désignation d’un expert médical sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer ses préjudices suite à un accident de service. Le juge a estimé que la mesure d’expertise était prématurée et dépourvue d’utilité, car une procédure d’expertise était déjà en cours à l’initiative de l’employeur, Grenoble Alpes Métropole, pour déterminer la consolidation de l’état de santé du requérant. En conséquence, la demande a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux frais d’expertise et aux dépens.
N° TA38-2501225(TA38-2501225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire du Grand-Bornand pour une résidence de tourisme de 138 logements. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 21 août 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les demandes de la commune et de la société bénéficiaire du permis tendant à la condamnation des requérants aux frais de procès.
N° TA38-2409354(TA38-2409354)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le retrait total de la subvention "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La requérante a néanmoins maintenu sa demande de frais de procès. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'ANAH à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais exposés.
N° TA38-2205285(TA38-2205285)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 21 août 2025, du désistement pur et simple de la société Cogedim Savoies Leman de son recours en excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du maire de Saint-Julien-en-Genevois du 14 avril 2022 lui refusant un permis de construire 59 logements. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte. Par ailleurs, les conclusions de la commune tendant à la condamnation de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2505505(TA38-2505505)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 21 août 2025, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction concernant le refus de la préfète de l’Isère d’enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. En application de l’article 37 de cette même loi et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser une somme de 1 000 euros à son avocat, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle et de la renonciation à la part contributive de l’État.
N° TA38-2304947(TA38-2304947)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat de copropriété de l'ensemble immobilier le Clos de Rochebrune d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Megève ne s’opposant pas à une déclaration préalable de travaux. Le syndicat requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Megève tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2408515(TA38-2408515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Campden Hill Road d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Chamonix-Mont-Blanc lui refusant un permis de construire. Par un mémoire, la société s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune somme n’a été mise à la charge de la commune.
N° TA38-2507974(TA38-2507974)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 500 euros à son avocat en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2508343(TA38-2508343)
Suspension de titre de séjour. Tribunal Administratif de Grenoble. Désistement de la requérante après une décision favorable de la préfète de l'Isère. Application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour condamner l'État à verser 900 euros à Mme B.
N° TA38-2506273(TA38-2506273)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident. Après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer, M. A s’est désisté de ses conclusions principales, tout en maintenant sa demande de frais de procès. Le tribunal a donné acte du désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de condamnation de l’État au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.